‹ Sébastien Bourdon, sa vie et son œuvreChapitre 29 sur 59 · MARIAGE · texte numérisé non relu

MARIAGE

Sébastien Bourdon (épouse le 13 janvier 1641) Suzanne du Guernier.

Louis, baptisé le 1 3 décembre 1641 inhumé le 12 septembre

Marie ,

Abraham .

Charlotte ,

Élisabeth ,

Anne ,

Madeleine,

Suzanne ,

baptisée le 6

baptisé le 21

baptisée le 16

née en mars

née en 1633

baptisée le 1 3

baptisée le 1 1

décembre 1643

janvier 1648

janvier 1650

à Stockholm

août 1 634

novembre

morte le 17

mort le 27

morte le....

morte le 23

morte....

morte le 23

février 1670.

novembre

octobre 1652

novembre

morte

ibbo.

Jean ,

baptisé le 21 mai 1657 mort le 15 mai 1 662

2e MARIAGE.

Sébastien^Bourdon ( épouse le 6 mars 1659 ) Marguerite Jumeau.

Jacques,

Marguerite ,

Marie-Anne ,

Pierre ,

Daniel .

Pierre-Jean ,

Marie-Madeleine ,

né le 4 décembre

née le 2 mars 1662

née le 15 avril 1 663

né le 27 juin 1 665 mort le 10 décembre

né le 30 avril 1 666

baptisé le 26 juin

baptisée en octobre

morte le 26

morte le 8 août

inhumé le 26 septembre 1679.

septembre 167 1.

inhumé le 5 novembre 1 676.

morte le 1 5 janvier

BOURDON CHEZ LUI

Pierre-Jean, inhumé aux Saints-Pères le 5 novembre 1676; Jacques, le 26 septembre 1679. L’acte mortuaire relatif à ce dernier rapporte que son enterrement a lieu par les soins de Louis du Guernier , marchand-orfèvre. C’est là probablement un cousin-germain de ses sœurs consanguines , et nous signalons ce fait comme venant à l’appui des relations amicales dont nous parlions'.

Sur les quatre survivants , après cette date , de cette nombreuse lignée, nous ne possédons aucun renseignement ; aucun , nous nous trompons. Dans un manuscrit de la Bibliothèque nationale (Supplément français 791 — 5-2), intitulé : Révocation de l’édit de Nantes, est une pièce qui a pour titre : Estât et mémoires des personnes connues et domiciliées a Paris , sorties du royaume à cause de la Religion sans la permission du roy.... Ensemble des biens qu’ils ont laissés. On y voit, au mois de février 1687, et sous la rubrique: Quartier de la Cité, la mention suivante : « Anne Bourdon, fille de défunt Sébastien Bourdon

«peintre, place Dauphine, néant *. » Ce dernier mot signifie

qu’Anne, plus heureuse que bien d’autres parmi ses coreligionnaires, avait eu la bonne fortune de pouvoir gagner l’étranger, sans éveiller l’attention , emportant avec elle son mobilier et tous ses objets précieux 1 2 3.

Quelle contrée choisit-elle ? Fut-ce les Pays-Bas , où s’était réfugié Henri Testelin , l’ami de sa famille maternelle ? Fut-ce l’Angleterre , où son aïeul Alexandre du Guernier avait souffert l’exil pour la môme foi ? On ne peut élever sur ce point que de simples conjectures. En tous cas , elle dut réfléchir souvent et tristement à la haine aveugle de ce roi , auquel son père avait consacré les derniers efforts de ses pinceaux , qu’à la veille de sa mort il déifiait encore en une

1. A cette date, Pierre du Guernier, le professeur, et sa sœur Marguerite, restés l’un et l’autre célibataires, sont morts : le premier s'est éteint le 26 octobre 1674 , la seconde le 16 octobre 1671.

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