‹ Sébastien Bourdon, sa vie et son œuvreChapitre 35 sur 59 · EN FRANCE · texte numérisé non relu

EN FRANCE

PARIS ( Musée du Louvre ).

e Louvre possède un nombre considérable de toiles de Sébastien Bourdon , — certaines malheureusement d’une médiocrité propre à donner la plus fâcheuse idée du peintre de Montpellier.

Le sacrifice de Noé h la sortie de l’Arche.

Estimé sous la Restauration 8000 francs.

H. 1,71. — L. 2,27. — T. — Fig. de 0,80.

A droite, au pied d’un autel formé de deux pierres , Noé prosterné, derrière lui, trois femmes agenouillées dans l’attitude de la prière. A gauche, une femme, deux patriarches debout et un jeune homme tenant un bélier par une corne. Au premier plan, du même côté, un lion, une lionne ; plus loin d'autres animaux. Dans le fond, l’Arche d’où sortent les animaux.

Landon, t. 1, pl. 8.

Salomon sacrifiant aux idoles.

H. 1,55. — L. 1,43. — T. — Fig. de 0,80.

Salomon , la couronne sur la tête, est agenouillé au pied d’une idole placée à gauche. Devant l’idole, un trépied où brûle de l’encens. Des femmes entourent le roi ; plusieurs d’entre elles , à gauche, regardent des parfums renfermés dans des vases. A droite, une femme tient un coffret, et une autre des cymbales. Ancienne collection.

L’Adoration des Bergers.

H. 1,36. — L. 1,02. — T. — Fig. de 0,70.

A droite, la Vierge assise, tenant sur ses genoux l’Enfant-Jésus ; derrière elle saint Joseph debout. A gauche, des bergers en adoration; l’un d’eux dépose à ses pieds un chevreau. Dans le haut du tableau , un groupe de quatre anges , dont deux tiennent une banderole sur laquelle on lit : Gloria in excelsis Deo.

Musée Napoléon.

1. Les sources auxquelles nous avons puisé sont les suivantes: i° les divers Catalogues des principaux Musées de France, en ayant soin de choisir toujours leurs éditions les plus récentes; 2° l’ouvrage intitulé : les Musées de France, par A. Lavice, Paris, 1870 ; 30 les Musées de Province, par Clénent de Ris, Paris, 1872 Il va sans dire que nous n’avons pas la prétention d’établir ici un catalogue complet de l’Œuvre de Bourdon, encore moins de donner un brevet d’authenticité à toutes les toiles que nous citons et dont nombre sont au contraire très-faussement attribuées, selon nous, au maître de Montpellier.

Nous avons voulu simplement réunir en un faisceau un certain nombre d’indications utiles jusqu’ici cparses dans une infinité de brochures.

RECHERCHES ET INDICATIONS

Le repos de la Sainte-Famille .

Estimé sous le premier Empire 6000 francs, sous la Restauration 8000 francs.

H. 1,10. — L. 1,40. — Fig. de 0,50.

A gauche , au bord d’une fontaine , la Vierge est assise sur les ruines d’un ancien aqueduc, l’Enfant-Jésus auprès d’elle. Derrière la Vierge , d’un côté , le petit saint Jean qui lui met une couronne sur la tête , et de l’autre , sainte Anne agenouillée, les mains jointes, regardant le Sauveur. Presque au milieu du tableau, à l’ombre d’un arbre , saint Joseph debout, appuyé sur un bâton. A droite, deux jeunes filles lavant du linge. Tout-à-fait au premier plan, des fragments de statues antiques et quatre petits anges dont deux assis. Dans le fond, un fleuve sur lequel naviguent quelques barques , des fabriques , des arbres , des montagnes.

Filhol , t. viii, pl. 512.

Ancienne collection.

La Vierge , V Enfant-Jésus et saint Jean.

Estimé aux deux époques 3000 francs.

La Vierge , assise et le bras gauche appuyé sur un socle, tient sur ses genoux l’Enfant-Jésus, à qui le jeune saint Jean apporte une colombe. Dans les airs , un ange avec une couronne de fleurs.

Ancienne collection.

Le Christ et les Enfants.

Estimé 4000 francs.

H. 0,50. — L. 0,61. — T. — Fig. de 0,18.

Au second plan et presque au centre de la composition , le Christ, assis sur les degrés d’un édifice , montre des enfants, que cinq femmes lui amènent, à ses disciples placés à droite en face de lui. Trois d'entre eux sont assis ou couchés sur les degrés , et quatre se tiennent debout. Dans le fond , un pont , des édifices et un palmier à droite.

Landon , t. 1, pl. 2. — Filhol , t. viii, pl. 523.

Musée Napoléon.

Descente de croix.

H. 3,03. — L. 1,57. — T. — Fig. de gr. nat.

Au pied de la croix, le Christ, étendu sur son linceul, est soutenu à droite par Joseph d’Arimathie. A gauche, deux petits anges et la Madeleine agenouillée, en pleurs ; la Vierge et saint Jean debout.

Landon, t. 1 , pl. 1 2.

Musée Napoléon.

Décollation de saint Protais.

FI. 3,58. — L. 6,77. — T. — Fig. de gr. nat.

A droite , au deuxième plan , A côté d’une statue de Jupiter élevée sur un piédestal, le consul Astasius, assis sur son char ; et, au premier plan , des soldats

contre une barrière , au pied de laquelle se presse un groupe de femmes et d’enfants. Debout sur des marches, vers la gauche, un bourreau tenant la tête du Saint, dont le corps décapité est à ses pieds. Dans le fond, la foule, la ville; dans les airs , un petit ange et un ange plus grand portant une palme et une couronne.

Landon, t. i, pl. 14.

Musée Napoléon.

Le martyre de saint Pierre.

Sous l’Empire estimé 10,000 francs, sous la Restauration 15,000 francs.

H. 3,60. — L. 2,60. — T. — Fig. de gr. nat.

Suivant sa demande , le Saint , qui se jugeait indigne de mourir delà même manière que son divin Maître, est crucifié la tête en bas Adroite, des bourreaux soulèvent l’extrémité de la croix , tandis qu’à gauche un autre bourreau la tire avec des cordes. Au premier plan, à l’angle de droite, une femme vue de dos et en buste, tient un enfant dans ses bras. Dans le fond, la statue d'une divinité du paganisme. Dans les airs, un petit ange avec un flambeau, et un ange plus grand apportant au Saint la palme et la couronne du martyre.

Landon, t. 1 , pl. 1 3.

Musée Napoléon. — Ce tableau fut offert le Ier mai 1643 au Chapitre de Notre- Dame par Pasquier Charpentier et Honoré du Melin, au nom des maîtres orfèvres de la ville de Paris, confrères de Sainte-Anne et Saint-Marcel.

Jules-César devant le tombeau d’Alexandre.

Estimé aux deux époques 3500 francs.

H. 1,05 . — L. 1,30. — T. — Fig. de 0,50.

Vers le milieu de la composition, Jules-César, debout, accompagné de deux prêtres et de quelques guerriers portant l’aigle et des enseignes romaines , vient de descendre de son char et de poser une couronne sur le tombeau d’Alexandre , dont la matière transparente laisse entrevoir les dépouilles du héros. A gauche , près du sarcophage , une femme , un enfant , un soldat , un licteur ; au premier plan un homme assis par terre. Vers le milieu, un groupe d’hommes, de femmes et d’enfants du pleupe considérant cette scène. Dans le fond, le char d'Alexandre et son conducteur , un arc de triomple , un cirque , un obélisque et divers monuments.

Landon, t. 1, pl. 15.

Ancienne collection. .

Une balte de Bohémiens.

H. 0,43. — L. 0,58. — B. — Fig. de 0,18.

A droite, au pied d’un monument en ruines et près d'un ruisseau, une femme assise allaite son enfant. A ses côtés dort une jeune fille, et par derrière un petit garçon se tient debout , le chapeau à la main. Plus loin , sous une tente , un vieillard tire les cartes à un des soldats qui l’entourent ; un autre soldat porte un tambour sur le dos. Vers la gauche et en avant, un militaire monté sur un vieux cheval se retourne, et se penche vers ce groupe. Au premier plan, à droite , une armure appuyée contre un tonneau, une marmite, un poêlon ; à gauche , deux troncs d'arbres et un chien qui se désaltère dans un ruisseau.

Filhol, t. V, pl. 290. — Landon, t. 1, pl. 17.

Ancienne collection.

RECHERCHES ET INDICATIONS

Halte de Bohémiens.

H. 0,74. — L. 0,88. — T. — Fig. de 0,15.

A gauche, près de monuments ruinés , des femmes et des enfants rassemblés autour d’un feu sur lequel est suspendu un grand chaudron. A droite, sur un monticule, au pied d’un tronc d’arbre mort, quelques figures. Au premier plan, un homme à côté d’un cheval, se baissant pour rattacher sa chaussure, et auprès de lui un autre homme avec un fusil sur l’épaule.

Ancienne collection.

Les Mendiants.

H. 0,49. — L. 0,65. — B. — Fig. de 0,18.

Une femme debout , portant un enfant sur son dos , compte de l’argent dans sa main ; auprès d’elle une jeune fille en haillons tient un pot de terre. Plus à gauche, un cavalier, couvert d’un manteau noir, passe devant d’autres mendiants placés à côté d’une barrière. Au premier plan , à droite , une voiture dont on n’aperçoit qu’une roue ; plus loin, le chevet d’une église.

Ancienne collection.

Portrait de René Descartes, né en 1596, mort en 1650.

H. 0,87. — L. 0,69. — T. — Fig. en buste de gr. nat.

Il est vu presque de face , la tête nue , enveloppé d’un manteau noir, la main droite posée sur une espèce d’appui en pierre , et tenant dans la gauche son chapeau.

Portrait de Sébastien Bourdon.

Estimé sous l’Empire 2000 francs, sous la Restauration 2500 francs.

H. 1,30. — L. 0,97. — T. — Fig. à mi-corps de gr. nat.

Il est représenté assis , le haut du corps vêtu seulement d’une chemise , et les jambes croisées l'une sur l’autre, recouvertes d’un manteau. Il a la tête vue de trois quarts , tournée à droite , les cheveux longs et tombant sur les épaules ; il tient de la main gauche , sur ses genoux , une tête de Caracalla moulée sur l’antique. Derrière lui, un rideau et une échappée de ciel et de paysage.

Filhol, t. 8, pl. 559.

Musée Napoléon. — M. Denon avait acquis ce portrait pour la somme de 295 francs ; il le céda pour la même somme au Musée central en 1803. ( Archives du Musée. )

Portrait de Sébastien Bourdon.

H. 0,70. — L. 0,56. — Forme ovale. -- B. -- Fig. en buste de gr. nat.

Il est représenté la tête nue , vue de trois quarts, tournée à droite , avec de longs cheveux tombant sur les épaules. Il porte un manteau brun par-dessus un vêtement noir.

Portrait présumé de Michel Chamillart , marquis de Cany, ministre secrétaire d’Etat au département de la guerre en 1700 ; ni en 16 y 2, mort en 1721.

H. 1,40. — L. 1,15. — T. — Fig. à mi-corps de gr. nat.

Il a la tête nue, de trois quarts, tournée à droite, et porte une robe noire avec un rabat blanc : il est assis dans une espèce de péristyle , le bras gauche appuyé sur une table, et tient un livre à la main. Collection 3e Louis XVIII. — Compris dans les 20,000 francs de tableaux acquis de M. de Langeac , en 1822.

La mort de Bourdon , en 1671 , ne nous permet pas de voir dans ce personnage Michel Chamillart.

Salle Lacaze.

Une scène d’intérieur. — Portrait présumé de Molière.

Ce dernier tableau n’est plus exposé au public.

Le Louvre possède 29 dessins de Bourdon 1 .

i° EXPOSÉS.

Une Sainte-Famille , sanguine sur pierre noire.

Sainte-Famille , pierre noire; collections Richardson , J. Barnard, Berthels, Langlier.

La Vierge et l’Enfant endormi , sanguine et lavure de sanguine.

La Mise au Tombeau, première pensée du tableau du Louvre ( autrefois à l’église Saint-Benoit à Paris ), sanguine.

Portrait de Christine de Suède , sanguine ; collections de lord Spencer et M. His de la Salle (gravé dans l’Artiste du 25 décembre 1881 et dans les Dessins du Louvre J.

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