History of Travayle, to
18 SEBASTIEN GABOT | Hakluyt, sans y entendre malice. Le fait est que cette délinéation cartographique, inconnue à Cabot ou sans portée à ses yeux quand il dressa le planisphère de 15##, doit avoir été empruntée par celui-ci à quelque mappemonde hollandaise ou allemande, vue par lui en Angleterre.
Cependant, selon sir Humphrey, Cabot se vantait non seulement d'être entré dans ce détroit, mais encore de l'avoir remonté jusqu'au 6730 de latitude :
« And entered the same fret, aflirming that he sailed very for westward,
with a quarter ofthe North... until he came to the septentrional latitude of 67 1/2 degrees. »
Celle assertion n’est pas empruntée à la légende de la carte de White Hall ou à celle de Cheneys, mais à Ramusio. Ce savant compilateur ne parle pas explicitement de détroit, mais son langage, néanmoins, en implique l'existence, d’après ce que Cabot lui écrivit :
« Mi diceua, come essendo egli andato lungamente alla volta di ponente et quarta di Maestro, dietro queste Isole [la Nuoua Francia] poste lungo la terra fino a gradi 67 et mezzo, sotto il nostro polo... et trouandosi il mare
aperto, et senza impedimento alcuno, pensaua fermamente per quella via di poter passar alla volta del Cataio Orientale !. »
Mais alors ce passage à l'Ouest m'était pas parallèle à la latitude puisque commençant entre le 61" et le 64°, d’après ces cartes de Cabot, il remontait jusqu’à 67° 30", D'autre part, si celui-ci connaissait ce détroit et l'avait mème parcouru pendant plus de 200 lieues, pourquoi ne l'a-t-1l pas tracé sur la carte de 15%4? Enfin, puisque Cahot était persuadé que par cette voie on arriverait au Cathay, pourquoi est-ce dans la direction contraire, par le Nord-Est, qu'en 1593 il envoya Willoughby et Chancelor à la recherche du fameux passage à la Chine et au Japon”? Le fait est que, pour une raison ou pour une autre, tout indique la plus grande confusion dans les écrits du temps. Elle est certainement due aux vantardises de Sébastien Cabot et à ses prétendus voyages dans ces régions, voyages dont il variait les récits selon les rirconstances, au risque de les mêler ensemble,