‹ Sébastien Castellion et la réforme calvinisteChapitre 41 sur 155 · DROITS DES AUTRES · texte numérisé non relu

DROITS DES AUTRES

LA RÉFORME CALVINISTE À L’ŒUVRE

qu’on lui résiste. D’ailleurs, il va bientôt prêter à Dieu son concours empressé pour briser cette résistance. Il a déjà dit son sentiment au duc de Somerset. Il le cdnfirme, maintes fois, dans ses lettres. Il n’est pas homme à tolérer plus longtemps la sourde révolte qu’il sent monter autour de lui et «si Dieu permet à Satan d’écraser, sous un tel despotisme, la liberté de son ministère», il ne paraît pas disposé à souscrire à cette permission.

Sa résolution est prise et il ne la voile pas au confident de ses tourments: «Aussi bien, conclue-t-il dans une lettre à Viret, voilà de longues années que l’impunité des crimes va croissant.» Si on songe que cette lettre fut écrite, le 3 septembre 1553, c’està-dire à une époque où, déjà, certains crimes d’hérésie avaient été punis par les plus affreuses tortures, on se demandera avec effarement quelles pénalités plus rigoureuses pouvait souhaiter le Réformateur.

et les princt- Quoiqu’il en soit, les principes initiaux de la Ré-

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