DE LA TRADUCTION FRANÇAISE DE LA BIBLE A
La terminologie de Castellion ayant donné lien à de nombreux débats* nous citons ici quelques-uns des termes étudiés par M. Clédat, professeur à Lyon, C’est M. Buisson qui les cite, en note de l’étude de M* O, Douen :
AooïSEE* vieux français, formé régulièrement sur ùoL Affoler est aussi correctement formé sur fol qxC affaiblir sur faib h.
ÀÎnagr n’est pas un barbarisme* On trouve la vieille forme ainsneage, parallèle à ainsneesse. L*un est devenu très régulièrement aînage pendant, que F autre devenait aînesse*
Crbindre était une bonne orthographe,
Demouber, aloTS correct comme plouvoir , comme l’est resté mouvoir .
Ebouffer, pour rejaillir ; êcourser pour raccourcir * ensuivre, entreseing : autant de vieux mots, qui étaient bons et corrects.
Es courbe, (excutere) vieux mot qui était très correct,
G a Ig na ge est aussi régulièrement formé sur gaigner que aunage sur aimer, etc. Très fréquent dans les anciens textes.
G garer est la vieille forme française: c’est guérir qui est extraordinaire,
Ggaibe, pour guèreSj était l’orthographe primitive.
Guet apensé est la forme primitive très courante au XV* siècle.
Guis d’œil se rattache à guigner, qui se dit encore dans la Suisse romande*
Horée, ou mieux orée est de la même famille qu* orage. Le mot est dans la chanson de Roland.
ÏÆAm est à là oo que céans est à ça ,
Le mot maille {latin macula) est encore français avec le sens de « tache ronde qui vient sur la prunelle, » HaÏtihe et màÎtrier sont les formes françaises les plu* employées au moyen âge,
Mauprofit est très régulier,
Nieiîee dérivé régulièrement de yiebula.
OràE pour outre (Rabelais).
Ottp.oyee était plus correct qu’octroyer ; le c a été introduit à la fin du XVIe siècle.
Pare oîïnàkce (Brantôme, Rabelais).
Peltt, régulier, a été remplacé par poilu.
Se ferfoecer on farforcer (Rabelais) s efforcer.
Ménage regrette qu’on ait abandonné la locution : à grand Tandon, à tonte force.
Saquer, tirer, a laissé un héritier : saccade.
Sc-qler était l’orthographe véritable, nous écrivons à tort cingler.
Vile^êïer, vieux mot très correct.*
(Appendice à la page 100 du présent ouvrage)
M. 0. Douen cite des mots patois, employés par Olivetan et Calvin, tous doux nés à SToyon, qui ne se trouvent pas dans la Bible de Castellion et qui se légitiment moins heureusement que ceux que les critiques reprochent au Eéformateui de B âle :
, Par exemple : anima* pour animal ; agu pour aigu ; amali (sans force) ; cmiSur«d pour cousirent; «cMffler (déchirer) ; floitte pour foule ; maü U*-
appendice
pèce bovine) i poignie pour poignée ; raine (grenouille) ; roule pour rouleau ; nufayer pour rudoyer ; ligne pour teigne ; mniailles pour vantaux . . . , se tonder pour raser ; viaire pour visage ♦ . . . etc. »
(ÀFFENDICE X LA PAGE 101)