‹ Sébastien Castellion et la réforme calvinisteChapitre 33 sur 110 · LA BEL ATI VIT É DE LA · texte numérisé non relu

LA BEL ATI VIT É DE LA

1 Traité des hérétiques, pages 90 et 17. * Ibid, Page 97*

LE RÊFQ R3ÆÀTEUR LIBÉHAL

«Eh quoi! nous laissons bien vivre pariai nous, je ne dis pas seulement les Turcs qui n’aiment guère Christ, les Juifs qui le haïssent mortellement, mais aussi nous souffrons bien les maldisants ou détracteurs, les orgueilleux, les envieux, les avarieieux, les impudiques, les ivrognes, et autres pestes des hommes et vivons avec eux, faisant grand chère et gaudissants : par plus forte raison devons- nous (au moins) laisser vivre ceux qui confessent avec nous ce meme nom de Christ et ne nuisent à personne ; et qui sont de tel courage , qu'ils aimeraient mieux mourir que de dire autre chose que ce qu'ils pensent qui doit être dit ou fait . . ♦ J

«Plusieurs se sont repentis d'avoir jugé, mais nul d'avoir différé le jugement. Etre plus enclin à douceur et clémence qu’à ire et vengeance, c’est ensuivre la nature de Dieu qui attend si longtemps que corrigions nos vies . . . . Celui qui tue, incontinent, ne laisse aucun Heu à pénitence, aucun temps pour s’amender. Que si cette voie de douceur, de patience et de bénignité est la plus sûre , comme elle estt et l’autre voie est pleine de périls et dangers, celui-là est hors du sens , lequel à son escient et de son plein vouloir se jette au danger. >>

Et dans une apostrophe émouvante :

«Nos corps sont entre vos mains, ô Rois, comme vos âmes à vous, sont entre les mains de Dieu : puissiez- vous avoir encore plus de souci de votre âme qui dépend de Dieu, que nous de notre vie qui dépend de vous ! *

Et après quelques belles proclamations de tolérance tirées de TEvangile :

«Tels sont, ô Roi, les avis que je tenais à vous soumettre ; je vous parle, non comme un prophète envoyé de Dieu, mais

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