LA LEÇQ2Ï DE L* ÉVANGILE
«Attendons la sentence du juste Juge et mettons peine non pas de condamner les autres, mais de ne faire chose pour laquelle nous devions craindre damnation. Laissons les zizanies (ivraie) jusqu’à la moisson afin que, par aventure, nous n’arrachions le blé, quand nous voulons plus savoir que notre Maître. Et aussi, la dernière fin du monde n’est pas encore venue et ne sommes point anges auxquels cette charge soit commise, . , . . Les ennemis des chrétiens sont les vices contre lesquels il faut combattre par vertus et guérir les maux contraires par remèdes contraires, afin que doctrine chasse ignorance, patience vainque injures, modestie résiste à orgueil, diligence soit mise contre paresse, clémence bataille contre cruauté et que la pure conscience religieuse se rendant louable devant Dieu et, s’efforçant de plaire au seul Dieu, rue simulation par terre. Voilà les vraies armures et vraiment victorieuses de la religion chrétienne et non pas que la charge
de celui qui enseigne soit commise à un bourreau - s1
«Les choses contenues en la Sainte Ecriture nous sont données obscurément et sou ventes fois par énigmes et questions connaissance obscures, lesquelles sont en discussion, il y a déjà plus de mille ans, sans que la chose ait jamais su être accordée ou qu’ encore maintenant le puisse être, si ce n'est par charité , laquelle rompt et apaise toutes les controverses et déchasse ignorance , . , .2