‹ Sébastien Castellion et la réforme calvinisteChapitre 35 sur 110 · PRINCIPES · texte numérisé non relu

PRINCIPES

sent. Ce ne sont pas deux tendances qui s'accusent. Ce sont deux religions qui se heurtent* C'est une religion de liberté qui se dresse en face d’un ecclésiasticisme autoritaire* Comme au premier jour de

LE EÉ FORMATE UB LIBÉRAL

la Déforme, deux principes se mena cent, et l’un doit tuer l’autre : le principe d’autorité et le principe du libre examen.

Deux protestantismes sont en présence : un protestantisme définitif, au sein duquel la Déforme s’arrête et se pétrifie ; un protestantisme progressif au sein duquel la Déforme se continue et, sans arrêt, se renouvelle. Il faut choisir.

Castellion ne se fait pas d’illusion : il sait que Calvin est entouré d’un état major trop puissant et de troupes trop nombreuses pour être vaincu, par son effort de pionnier de l’Esprit : mais ce n’est pas une raison pour se taire et il dit sa conviction et il en appelle «au Juste Juge*» Le Maître, lui aussi, fut vaincu par les hommes, mais «nul n’a de puissance contre la vérité.»

« Que s'il y a quelqu'un qui ose contredire à ces choses t il faut qu'il confesse nécessairement qu'il bataille contre le sang pour répandre, et nous, le défendons pour le retenir et étancher ,

« On verra duquel des deux la cause sera plutôt facile à maintenir devant Dieu qui est le juste Juge , »

L’histoire aussi est, parfois, im juge équitable : la cause, aujourd’hui, est entendue. La conscience moderne a donné son verdict. C’est celui que les Eëformateurs de Genève considéraient comme Instrument de Satan qui était le véritable ouvrier de Dieu.

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