TRAVAUX DE LE CLERC AUX GOBELMS DEPUIS SON MARIAGE
3* Décade. — i693-1702.
TimTawx dtlt» (£m numèniê renvoienit au CaUtlogue de Jomberî.)
là premièTB Véoos (235) ; la seconde (308) ; TApothéose d^Isis (236) ; BMolkeea Telkriana (t37) ; Histoire de Ximeoès, par Fléchier (239) ; Saiot Glaode (239); Juoins, Piettura veterum (2il); DicliooDaire étymdogique éd Ménage (242) ; Palais de Stockolm (243) ; Faubourgs de Paris (244) ; Pwr parvulut (245) ; le Palais de Salomon (248) ; MoltiplicaUoD des pains (251); Panégyrique des Saints, par Fléchier, on le petit Paradis (252) ; Instruction sur le Qoiétisme (253) ; les Hommes illustres de Perrault (255) ; les Bauilles d*Aiexandre (257) ; les Bourgogne (258) ; FHistoire (260) ; OiUfalque du roi de Suède (261); le Mariage da due de Bourgogne (262); TAcadémie des Sciences (263) ; Aubooin (264); Saint Atbanase ou le Conciliabule de Tyr (265) ; la Vierge aux Anges (266) ; Introduction à la (^graphie (272); Médaille en l*honnear de Chartes XU (274); les Armes de Geoffroy (276); THistoire Bysantine (278); les Petites Conquêtes (279); Médailles da Boy (280).
La première Vénus (J., 235). — Pièce très-rare, gravée pour Potier et qui n'a pas été mise dans le commerce.
La vente du cabinet de Potier eut lieu en 1757, par les soins de Helle et Glomy. L'avant-propos du Catalogue contient une anecdote sur la première Vénus, que M. Ch. Blanc a reproduite {Trésor de la Curiosité, t. I, p. 37) dans les termes suivants : € Potier, dans les conmiencements de sa curiosité,
avait fait la connaissance de Séb. Le Clerc, et il racontait complaisamment, à ce sujet, Tanecdote suivante . En montrant aux curieux les premiers morceaux qu'il avait achetés, et qui étaient des plus ordinaires, il eut la mortification de voir ces riches possesseurs d'objets d'art, sourire de sa pauvreté, et de leur entendre répéter constamment : Noiis avons tovi cela. Piqué de cette indifférence dédaigneuse. Potier alla trouver Séb. Le Clerc, el le pria de lui graver avec soin un petit morceau à son choix, dont le prix fût proportionné à sa bourse d'écolier. Le Clerc lui grava une petite Vénus sur les eaux, portée dans une conque, tenant d'une main la pomme d'or qui fut le prix de sa beauté, et, de l'autre, un voile qui, enflé par les Zéphirs, fait voguer la déesse. Potier, après avoir payé la planche, retira les épreuves que Le Clerc avait fait imprimer pour lui ; ensuite invitant les amateurs à venir voir ses nouvelles acquisitions, il leur montra cette estampe inconnue dont ils admirèrent la composition et la gravure ; et, reconnaissant qu'elle était de Le Clerc, ils coururent chez lui et furent bien surpris d'apprendre qu'il n'en possédait pas une seule épreuve. Il leur fallut donc, à leur grand dépit, revenir chez Potier, lui faire leur cour et lui procurer le plaisir de se faire longtemps prier. Ce fut la vengeance qu'il tira de leurs anciens mépris. Ce morceau est fort rare, parce qu'il n'y eut d'épreuves que celles tirées par Le Clerc, au nombre de douze. Potier ayant perdu la planche, en fit graver une seconde, où la Vénus diffère pour l'attitude, et n'en tira également que douze épreuves. Il y fit ajouter