CHAPITRE I. — 1«50-1«P
Ifi Étal. — La signature a été complétée et on lit : Séb. le Clerc.
Saint Placide :
J^ État. — Comme au S^ Maur, on voit seulement le C de la signature de Le Clerc.
I^ État. — En avant du nom Clerc on voit un monogramme composé d*une L et d'une S^ et, à la suite : Clerc f.
Sans parler de nombreux morceaux gravés de 1650 à 1657, nous nous arrêterons à cette date pour rectifier une erreur de Jombert qui attribue à Sébastien Le Clerc le portrait d'Abraham Fabert, placé au verso du firontispice des Remarqties sur la coutume de Lorraine *. (J., nP 51-)
Nul doute que le beau frontispice de ce livre ne soit l'ouvrage de Sébastien Le Clerc, ainsi que la riche bordure entourant le portrait de Fabert, qui, dans le premier tirage, se voit au verso du frontispice. Dans le second tirage, cette bordure a été supprimée et remplacée par un portrait à mi-corps de Fabert, exécuté par Gabriel Ladame \
' n a été démontré par M, Digot, Mémoires de VAcadètnie de Stonûlaa, 1849, p. 9Sft, que Thierriat avait confié à Fabert le manoscrit àevn I k m a r ques pour en eiécuter llmpreesioiiii La fin tragique de Tautenr suspendit Texécution de ce projet. A la mort de FabeH, ses héritiers, trouvant le manuscrit danè ses papiert, crerent de bonne foi qu'il en était l'auteur. En conséquence, ils le publièrent sous son nom.
* Heinecken, t. IV, p. 4S9, dit que le portrait de Ladame est nne copie de celui de Sébastien Le Clerc. Cette assertion est doublement inexacte : d*une part, le portrait placé dans la bordure de
Quant au portrait en buste auquel a servi la bordure, en forme de passe-partout, spécialement gravée par notre artiste pour ce portrait, il n'est pas de Le Clerc, mais plutôt de Michel Lasne. Quelqu*habile que fût alors le jeune messin, il n'avait pu réussir dans le genre du portrait. C'est ce dont on peut se convaincre en jetant les yeux sur les quatre pièces gravées en 1659, deux années après le frontispice des Remarques. Ces portraits de 1659 n'ont d'autre mérite que celui d'une excessive rareté, et témoignent de l'infériorité, nous dirions presque l'incapacité de Le Clerc à représenter, à cette époque, la figure humaine * . Il suffit de comparer ces portraits à celui d'Abraham Fabert pour être convaincu que ce dernier n'est pas l'ouvrage du graveur messin ; les héritiers de Fabert durent recourir à Michel Lasne pour exécuter un ouvrage que Le Clerc lui-même ne se sentait pas en état de produire. Ce ne fut que beaucoup plus tard que Le Clerc, rompu à toutes les pratiques du graveur, put exécuter avec succès la représentation de la figure humaine. Encore n'y parvient-il que dans les dimensions restreintes d'une gravure de médailles, sans se hasarder à exécuter des ouvrages de la dimension de ceux de Nanteuil, d'Edelinck, de Van Schuppen et autres grands portraitistes de son temps.
Le Clerc, n'est pas de lui ; et, d^autre part, le Irayail de Ladame n*est pas une copie de ce portrait. Ajoutons qu'il existe, dans la collection de M. Ghartener, une très-belle épreuve du frontispice sans aucun portrait au verso.
' Exceptons cependant de la sévérité de ce jugement le portrait d'Egon de Furstemberg.