‹ sebastien le clercChapitre 13 sur 193 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

s'est inspiré tout à la fois de Callot et de La Belle. L'imitation de la manière de ce dernier est sensible dans les pièces portant les n!^ 9, 10 et 11. Sans atteindre le moelleux que le graveur florentin savait donner à sa pointe, Le Clerc fait pressentir, dans cette suite, qu'il deviendra plus tard un merveilleuse artiste. Déjà l'on peut remarquer, outre l'habileté à manier l'outil, la science de la composition Unie à la richesse de l'architecture. Il est évident que Le Qerc avait mis à profit les leçons de perspective qui lui avaient été données par un chanoine de Metz, dont l'abbé de Vallemont ne nous a pas fait connaître le nom. Mais ce qu'on n'a pu lui apprendre, ce qu'il a évidemment tiré de son propre fonds, c'est l'exécution si soignée de cette jolie suite '.

Parmi les pièces de cette époque, il faut citer les deux vases de fleurs et le dos de livre^ le tout gravé

sur la même planche (J., 44). Ces gravures sont des

* Noos avertissons, une fois pour toutes, que la vérilé de nos appréciations ne peut être sentie que si l'on a sous les yeux d'excellentes épreuves, surtout pour la périoile messine de la vie d'artiste de Le Qerc. Celles qui proviennent de planches usées sont d'une 'sécheresse désespérante ; celles qui sont mal encrées o» honeoses ne donnent pas une meilleure idée de ces charmantes productions.

Florent le Comte avait, depuis longtemps, reconnu cette vérité : « U eel bien vrai, dit-il, que, dans le choix d'une estampe, le grand curieux qui veut avoir du plus beau, sans se soucier du prix,, ne saurait être trop difficile dans la recherche des belles épreuves, des véritables originaux et de la belle impression ; il y » de la différence, du tout au tout, dans une même pièce, suivant qu'elle est conditionnée. » {Cabinet des singularités, t. I, page l'60, Paris, 1680, in-lâ.)

dessins de fers à dorer pour la couverture d'un livre. Il n'est pas à notre ccmnsdBsancé qu'aucun fer à dorôr ait été exécuté sur ces dessins^ ^^ Le Qerc grava aussi, vers la même époque, dés planches dont les épreuves étaient destinées à être collées sur les gardes des livres des grandes bibliothèques. C'est ce qu'on appelle aujourd'hui des ex Ubris. Nous avons vu notamment celui qu'il a gravé, en 1655, pour la bibliothèque de Nicolas Martigny, archidiacre de Marsal. Cet ex libris^ d'assez forte dimension, n'a pu servir que pour les livres de format in-folio ou in-4^. Il est décrit par Jombert ainsi que plusieurs autres pour les formats in-4<», in-S^* et in-42. Voy. aussi J., n» 65, 1 à 7 et n« 77*

Citons encore deux petites vues des environs de Metz (J., 45), dont l'une représente les arches de l'aqueduc de Jôuy.

Indiquons ici qu'il existe deux états, dont le premier n'a pas été décrit, de deux jolies pièces sans date : Saint Maur (J . , n« 1 7) et Saint Placide (J. , n«47). Malgré l'opinion contraire de Jombert, nous croyons que ces deux planches sont contemporaines l'une de l'autre et que la date de leur exécution peut être celle des Mathurins et de la Première Messe. Quoi qu'il en soit, il est certain qu'il existe, de chacune de ces pièces, deux états caractérisés ainsi qu*il âuît :

Saint Mauf :

Jcr État. — Sur la terrasse à droite, on voit seulement le C de la signature de Le Clerc.

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