CHAPITRE VI
Le Clerc n'ont jamais été destinées à décorer l'ouvrage imprimé en Hollande et qui n'a pas été avoué par la cour de Lorraine. Cet ouvrage, qu'il soit de Jean de la Brune ou de toutautre, est très-médiocre, et Charles V de Lorraine attend encore un historien. Ce fut un des grands hommes de son siècle, dont Louis XIV a dit avec justice pendant sa vie « que sa moindre qualité était celle de prince :bj et après sa mort (18 avril 1600) : c J'ai perdu le plus grand, le plus sage et le plus généreux de mes ennemis. » (M. d'HaussonviUe, Réunion de la Lorraine^ i^ édit., t. III, p. 387.)
Dom Calmet, dans sa Bibliothèque lorraine (art. Le Clerc) rapporte, au sujet des gravures de l'J/istoire de Charles V, l'anecdote suivante : c Une personne qui était de la suite du duc Léopold, quand il alla à Paris , en 1699 , m'a dit que Le Clerc présenta les conquêtes de Charles V à son Altesse royale , qui les trouva belles , et dit à Le Clerc que cet ouvrage était beau, mais qu'il n'était pas complet, que les sièges de Bonn et de Mayence y manquaient ; que s'il voulait les graver, il les prendrait, et lui donnerait un établissement à Nancy avec une pension. Le Clerc , en imitant la générosité de Jacques Callot, répondit à son Âllesse royale (Léopold) qu'il ne pouvait se résoudre à rien faire contre le roi son souverain et son bienfaiteur. Léopold ne le pressa plus ; mais on dit que Le Clerc fût fâché, dans la suite, de n'avoir pas profité des bonnes volontés de son Altesse royale. »
Quoi qu'il en soit de l'anecdote racontée par dom
Calmet, on comprend que le récit d'une semblable existence, sous la plume habile d'un contemporain, aurait dû être du plus grand intérêt. Aussi méritait-il bien le luxe des trente-six gravures dont il devait être orné.
Dans les additions que nous faisons à la description de Jombert, nous suivons l'ordre des numéros
adoptés par lui.
N» i. Frontispice. — On en connaît deux états :
I. — On n'aperçoit pas encore de tailles croisées sur la partie verticale delà marche qui se trouve à droite, entre le bouclier le plus rapproché de la plus petite marche demi-circulaire et cette même marche demicirculaire. Les deux boucliers du même côté sont peu travaillés. Ils laissent apercevoir des parties blanches.
II. — Les travaux qui se voyaient dans le premier état, sur les deux boucliers dont il a été parlé cidessus, ont été modifiés ainsi qu'il suit : i^ on ne voit que des ornements confus sur le bouclier qui est entièrement découvert, tandis que, dans l'état précédent, on aperçoit une espèce de fortification; 2f^ l'espèce de fortification qui est sur le second bouclier (celui du milieu) et qui, dans le premier état, s'étend jusqu'au bord du haut, s'arrête, dans le second état, à environ deux millimètres du bord ; en outre, ces deux boucliers sont, dans le second état, chargés de tailles horizontales fortement reprises , tandis que ces tailles sont très-légères dans le premier état ; 3^ on voit des tailles croisées sur la partie verticale de la marche indiquée , au pre-