CHAPITRE I
lointain, la mer couverte de vaisseaux chargés de cette étrange marchandise.
Le Clerc sentit lui-même combien cette triste plaisanterie était de mauvais goût, car il n'acheva pas sa planche qui, de son vivant, est demeurée au simple trait. On n'en connaît que deux épreuves dont l'une, incomplète, se conserve au cabinet des estampes de Paris (Jombert, n^ 68). Plus tard, la planche vint à Paris, entre les mains de Campion, mauvais graveur, qui la termina et y ajouta des légendes dignes de son travail. Le tout est d'un goût détestable. C4'est en cet état qu'on en renconti*e des épreuves qui sont loin d'être communes.
Pour détruire le mauvais effet de sa tentative. Le Clerc publia la Grande destruction de Liistttcru, par les femmes fortes et vertueuses (Jombert, n^ 68-2). L'opérateur céphaiique est puni d'après la loi du talion, et ce sont des femmes qui brisent sa tête sur sa propre enclume. Ses aides sont battus et chassés. Les femmes envahissent sa boutique ; plusieurs retrouvent leurs têtes accrochées le long des murs et les remettent sur leurs épaules.
Cet essai de caricature, trës-éloigné du genre grave de Le Clerc, ne fut pas renouvelé. Cependant on trouve encore un reste d'esprit satirique dans une suite dite les Modes de Metz (Jombert, n^ 70), différente de celle qui a été publiée à Paris en 1685, avec une dédicace au duc de Bourgogne.
Ces Modes de Metz ne sont pas, comme on pourrait le croire, des figures de modes telles qu'en ont
JS^ SÊBASTUd L£ CLCRC.
rr^kiées Cèlloij Abraham Bosse, Wattean et Le Clerc karinème, qiii dédia aa duc de Bourgogne une suite de ce genre (J., 96). Le Trai titre qui a été donné pios tard par Pierre Landry, éditeiir de cette suite à Paria, est : Dwen étab et amdition» de la nie humaine. On Toit eSecthemeiit, dans cette série de vin^ pièces une grande diTersité de conditiofis r^-i^leoses ou civiles : k pape, le cardinal, l'abbé, le p^ê:^ideat i mortier, le marchand, le cabaretier, le nmiooeur, le magicien, la bc^i^^nienne, etc. Le cidTchand otfire mi type Israélite très-caractérisé, pîus accuse même «pie celui du Juif qui figure aussi doos hk suite.
Le Gerc s était résenré la jNTopriété de ses planches i{u^il remania avant de les céder à Landry * . Il eu conserva même <{ttelques*unes, an nombre de st-'i t« dont les épreures, aussi rares que belles, n'cmt (\ts ctc' mises dans le commerce. Les sujets de ces :tv'(>t estutipesv dont Landry n'a jamais possédé les l'IvUK ho:^ sont : le roi, le chasseur, Ysiihé (en manteau cv'urtK 1 henuite, le cajalier et le gentilbomme. i\ s so^'t pièces ne se troorent réunies que dans une
^ t M ^|»rv«iv«i d» k sait» aoa nmasié* sont dites : Amx grands sA.*^**^^M^ IMux^ ^m» Lé Ct«re dùniBM, à Paris, b hanteiir de ^M^i|u^ K'mt^» shè <b4^«MiiXy ^11 tnMiittttfop alli>iiféB.(I., 1. 1,
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