‹ sebastien le clercChapitre 36 sur 193 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

indiquée peut donc n*être pas toujours exacte. Le meilleur moyen de s'assurer que le tome second est réellement de premier tirage , est de comparer les caractères d'impression de ce volume avec ceux du tome premier. Lorsqu'on a reconnu l'antériorité du tirage pour le tome premier^ si les caractères du second volume sont identiques à ceux du premier, la priorité du tirage du second volume est certaine, car on a employé des caractères différents pour les éditions postérieures à la première.

Enfin, la première édition du tome troisième doit porter la date de 1675 et le nom de Th. JoUy ou de Charles de Sercy. Nous ne connaissons pas de différences matérielles dans le corps de ce volume qui est moins rare que les deux premiers.

On rencontre quelquefois des épreuves de tout ou partie de cette suite sans aucun texte au verso, et qu'on présente comme ayant été tirées avant la première édition. Il est possible qu'il en existe de telles, mais les épreuves sans texte que nous avons vues provenaient de tirages exécutés après les éditions, ce dont témoignait suffisamment la faiblesse des épreuves.

L'auteur de cet ouvrage est, comme nous l'avons dit, Oronce de Brianville. Il était abbé de Saint- Benoit de Quinçay-lès-Poitiers et aumônier ordinaire du roi. Il avait en grande estime le talent de Le Qerc, et il appréciait particulièrement c ces figures de la Bible que M. Le Clerc a gravées à l'eau-forte avec cette grande habileté qui le rend si digne de cette réputation, t^ (Avertissement de V Histoire sor créCj en tête du tome P^)

Mariette nous a conservé , relativement à la gravure de ces planches, un détail resté inconnu jusqu'à lui. c II fallut y dit-il , permission du roi pour graver ces planches, car il était en ce temps-là à sa pension ; encore ne les gravait-il qu'à la chandelle. M. son fils m'a dit que son père en faisait une par jour, n'en faisant jamais le dessin qu'au bout de la pointe, ce que j'ai de la peine à croire. » {Abecedario, t. III, p. 104.)

Le Clerc n'était pas tellement absorbé par ces divers travaux qu'il ne pensât à son père, à ses chers compatriotes, et notamment à François Bouchard, son ami, fils du premier éditeur de ses planches. (M. Teissier, Recherches.... ^ p. 102.) A sa prière, Le Clerc grava , pour le curé de Saint-Iivier, en 1670 (J., 95), le joli frontispice d'un livre intitulé : Prières du matin et du soir^ etc. Nous avons sous les yeux une épreuve de ce frontispice avec la date de 1679, toujours chez François Bouchard, pour lequel Le Clerc grava ultérieurement différentes suites que nous aurons occasion de signaler. La beauté de cette épreuve , datée de 1679 , pour la seconde édition , semble indiquer que le tirage de la première a dû être peu considérable.

Toujours dans cette même année 1670, Le Clerc fut appelé par le libraire Pierre Petit à concourir, avec d'autres artistes, à la décoration de la Bible de Royaumont (J., 96). Ce livre est resté l'un des plus recherchés parmi ceux produits par les presses françaises au dix-se]^ème siècle. Le Clerc n'y a

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