‹ sebastien le clercChapitre 53 sur 193 · CHAPITRE in · texte numérisé non relu

CHAPITRE in

grise L qu'il décrit (123-3). Cet état, non signalé jusqu'alors, se distingue de celui de Jombert en ce que tout le terrain du parterre , derrière lea deux figures, est blanc, moins les ombres portées, ainsi que les deux angles sur l'un desquels (celui de droite) se trouve écrit le nom de Le Clerc. Dans les exemplaires ordinaires, toutes ces parties sont teintées par des lignes transversales ; en outre, des travaux ont été ajoutés dans les vêtements des figures.

En ce qui concerne la vignette de V Oraison fu-tièhre de Turenne, par Mascaron, nous devons remarquer que les bonnes épreuves de la vignette du tombeau (J., 127-1) ainsi que du cul-de-lampe décrit par Jombert (127-4), ne sont pas celles de l'édition donnée par Dupuis en 1676. On doit leur préférer celles qui ont été tirées avant l'édition et qui sont beaucoup plus brillantes. Depuis cette édition, le culde-lampe a été changé, et la figure qui le surmonte a été retouchée ; Le Clerc a substitué une femme à l'Apollon du premier état. Pour les autres changements, voyez Jombert (loc. cit.).

Le i^ janvier de l'année 1677, l'abbé d'Estrehan présentait à Louis XIV un grand cartel surmonté d'un- médaillon contenant le buste du roi , et dont la composition est une allégorie relative à la jonc^ tion des dewc mers (J., 131). Les figures de cette grande et belle pièce sont généralement gravées par Le Clerc, dans la manière de La Belle et de Mellan, c'est-à-dire sans tailles croisées. Les bonnes épreuves

en sont difficiles à rencontrer. On doit y apercevoir, sous l'inscription commençant par Ludovico Magno. . , , une tête de soleil rayonnante, très-légèrement tracée» dont on voit à peine quelques vestiges dans les tirages postérieurs.

Peu de temps après, Le Clerc publiait la plus grande estampe sortie jusqu'alors de sa pointe. Elle représente les machiner qui ont servi d élever les deux grandes pierres couvrant le fronton de la principale entrée du Louvre, au-dessus de la colonnade (J., 132). On en connaît des épreuves avant la lettre qui sont très-rares.

Cette très*grande et très-belle planche a été im« primée par Goyton, dont le nom, écrit à rebours, se lit à la suite de CQlui de Le Clerc dans les premières épreuves auxquelles la lettre a été ajoutée. Les épreuves de cette catégorie, pour être bonnes, ne doivent pas porter la date de 1677, à la suite du nom de Le Clerc. Au surplus, le nom de Goyton sert à reconnaître l'ancienneté du tirage que l'absence de l'année ne suffit pas, à elle seule, à caractériser, car on rencontre des épreuves où cette date a été, soit grattée, soit dissimulée frauduleusement à l'aide d*un cache.

L'estampe de Le Clerc reproduit son dessin qui doit être de 1674, époque à laquelle furent placées les deux immenses pierres tirées de la carrière de Trossy à Meudon. Elles ont 54 pieds de long sur 8 de large et 18 pouces d'épaisseur. M. de Clarac (Description du Louvre, p. 377) parle des difficultés qu'offirait le placement de ces énormes monolithes.

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