‹ sebastien le clercChapitre 68 sur 193 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

miére planche du Camouflet et le portrait de Richesource.

Suivant les nouveaux éditeurs de Quérard, le vrai nom de Richesource serait Oudart ; mais il est certain, qu'il s'appelait Jean de Soudier, sieur de Richesource. C'est aussi ce nom qui lui est donné par Saint-Marc, au t. III, p. 322, note 8, de son édition de Boileau, Paris, 1757. En tout cas, c'était un original plus prolixe que spirituel. Quoiqu'il ait composé environ vingt-cinq ouvrages d'assez longue haleine, dont six seulement ont été connus par les nouveaux éditeurs des Supercheries littéraires de Quirard, il n'a pu trouver place dans aucune biographie. C'est probablement le plus ancien des cor^ férenciers, à en juger par le titre d'un de ses ouvrages : Conférences académiques sur toutes sortes de sujets problématiques utiles et agréables. Paris ^ l'auteur, 1661-1665, in.4o.

On rencontre encore, de temps en temps, quelques ouvrages de Richesource; mais les plus rares à trouver complets sont ceux dont les collectionneurs des gravures de Séb. Le Clerc ont mutilé les exemplaires, pour en détacher les estampes.

Les trois premières pièces décrites par Jombert sont de l'invention de l'auteur, qui s'est fait représenter lui-même dans la troisième. On y lit, comme sur les deux précédentes : R.. inv. ou invenit. Néanmoins, le dessin appartient à Le Clerc qui a eu le soin de nous en avertir par les mentions F., fecit ou Pinx. et sculps, qu'on lit sur les trois premières pièces. Il est également l'auteur du dessin des deux

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dernières compositions dont la gravure a été exécutée par Benoit Âudran.

n existe des épreuves de ces cinq pièces avant là lettre et aussi des épreuves avec la lettre , mais avant le texte au verso. Les Unes et les autres sont excessivement rares.

Nous n'avons jamais vu aucun ouvirage de Richessource portant le titre de Camouflet et suivi des énonciations portées sui" te friontispice grav^. Nous doutons que te mot soit, à proprement parler, le titre d'un livre. En effet, nous avons sous les yeux un ouvrage in-4» de Richesource que les nouveaux éditeurs de Quérard n'ont pas connu. Il est intitulé Led plaisirs et les nvantages de la lecture du cabinet (1680). C'est une seconde édition^ Un second titre, très-prolixe, explique que cet ouvrage est la critique, au point de vue littéraire et grammatical, de la Relation de la prise de Fribourg (en Brisgau). Outre ces deux titres, imprimés sur deux feuillets diffél:eûts, ce volume contient un frontispice portant le mot Camovflet, dans le cartouche du haut. Dès loïis, on est porté à croire qu'un frontispiiîe pareil, ûu du moins analogue, décore la première édition des Plaisirs et dts avantages de la lecture. Ce frontispice, placé en tête de la seconde édition, n^est autre que la pièce décrite par Jombert sous le n<» 2 ; il est moins légèrement gravé que la pièce décrite sous le iï« 1* ; les figures sont plus girandes, et il ^ a une fenêtre à droite qui n'existe pas tlans le n^ 2. Du reste , nous allons donner une description nouvelle des deux planches poriant le mot

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