CHAPITRE V
TRAYAUX DE LE aERG AUX GOBELINS DEPUIS SON MARIAGE.
30 DéoeiGle. *- 1693-1702.
*rvmTm«x cltM* (XiW numéros rwmrient au Catalogue de Jombert,)
La première VéooB (235) ; la seconde (308) ; TApothéose dlsis (236) ; BiUwlkeca TeUeriana (237) ; Histoire de Ximeoés, par Fléchier (238) ; Saint (3aode (239); Junius, Pkiura veUrum (2il); Dictionoaire étymologique de MénAge (242) ; Palais de Stockolm (243) ; Faubourgs de Paris (244) ; Puer parvuku (245) ; le Palais de Salomon (248) ; Mulliplication des pains (251); Panégyrique des Saints, par Fléchier, 00 le petit Paradis (252); Instruction sur le Quiétisme (253); les Hommes illustres de Perrault (255) ; les Batailles d'Alexandre (257) ; les Bourgogne (258) ; THistoire (260) ; Catafalque du roi de Suède (261); le Mariage du duc de Bourgogne (262); TAcadémie des Sciences (263) ; Auboain (264); Saint Athanase ou le Conciliabule de Tyr (265) ; la Vierge aux Anges (266) ; Introduction à la Géographie (272); Médaille en rbonncur de Charies XU (274); les Armes de Geoffroy (276); THistoire Bysantine (278); les Petites Conquêtes (279); Médailles du Roy (280).
La première Vénus (Jy 235). — Pièce très-rare, gravée potir Potier et qui n'a pas été mise dans le commerce.
La vente du cabinet de Potier eut lieu en 1757, par les soins de Helle et Gloray. L'avant-propos du Catalogue contient une anecdote sur la première Vénus, que M. Ch. Blanc a reproduite {Trésor de la Curiosité, t. I, p. 37) dans les termes suivants : « Potier, dans les commencements de sa curiosité.
avait fait la connaissance de Séb. Le Clerc, et il racontait complaisamment, à ce sujet, Tanecdote suivante . En montrant aux curieux les premiers morceaux qu'il avait achetés, et qui étaient des plus ordinaires, il eut la mortification de voir ces riches possesseurs d'objets d'art, sourire de sa pauvreté, et de leur entendre répéter constamment : N<ms avons Umt cela. Piqué de cette indifférence dédaigneuse. Potier alla trouver Séb. Le Clerc, el le pria de lui graver avec soin un petit morceau à son choix, dont le prix fût proportionné à sa bourse d'écolier. Le Qerc lui grava une petite Vénus sur les eaux, portée dans une conque, tenant d'une main la pomme d'or qui Ait le prix de sa beauté, et, de l'autre, un voile qui, enflé par les Zéphirs, fait voguer la déesse. Potier, après avoir payé la planche, retira les épreuves que Le Clerc avait fait imprimer pour lui ; ensuite invitant les amateurs à venir voir ses nouvelles acquisitions, il leur montra cette estampe inconnue dont ils admirèrent la composition et la gravure ; et, reconnaissant qu'elle était de Le Clerc, ils coururent chez lui et furent bien surpris d'apprendre qu'il n'en possédait pas une seule épreuve. Il leur fallut donc, à leur grand dépit, revenir chez Potier, lui faire leur cour et lui procurer le plaisir de se faire longtemps prier. Ce fut la vengeance qu'il tira de leurs anciens mépris. Ce morceau est fort rare, parce qu'il n'y eut d'épreuves que celles tirées par Le Clerc, au nombre de douze. Potier ayant perdu la planche, en fit graver une seconde, où la Vénus diffère pour l'attitude, et n'en tira également que douze épreuves. Il y fit ajouter