‹ Sébastien Le Clerc et son œuvreChapitre 127 sur 197 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

ensuite, par Eisen, un triton qui pousse la conque de Vénus et un amour qui vole devant*. »

Il existe plusieurs copies de cette jolie pièce que nous allons détailler :

1° Par Giffart. En contre-partie (dirigée à droite, regardant à gauche) et avec deux vers français au bas:

Cest ainsi que Véniis au comble de la gloire. Va remettre à Paphos le prix de sa victoire.

Dans la marge : S. le Clerc inv.

2^ Par un inconnu, dans le sens de Toriginal. On lit sur la mer : S. le Clerc Inv. Et dans la marge ce distique :

Aspicis ut facili delapsa per œquora cursu, Vulcani conjux dpria régna petat.

La seconde Vénus (J., 308).

C'est une copie en contre-partie, de la main de Le Clerc, pour Potier, qui avait perdu la première planche. Elle est, en second état, moins rare que la première ; cependant le premier état, que nous allons décrire, est aussi rare que la première Vénus dont il n'existe qu'un seul état (v. ci-dessus).

On connaît deux états de cette seconde planche :

I. — Vénus dirigée à droite et regardant en face se voit seule sur la mer, et les nuages sont blancs :

on lit à gauche, sur la mer : S. le C. f.

* Cette seconde planche a figaré à la vente de Potier, avec qaatre des douze premières épreuves et vingt-trois épreuves ordinaires. G*est-à-dire avec le triton et l'amour volant, ce qui constitue le second état de la seconde Vénus. Le tout a été adjugé 57 livres.

II. — On voit, à gauche, un triton poussant le char de la déesse et, à droite, sur le ciel, un amour volant ; les nuages sont ombrés. — Ces différents travaux ont été ajoutés par Eysen, après la mort de Le Clerc.

Giffart a fait une copie, en contre-partie, de cette seconde planche. Elle est anonyme. On y lit les deux vers français, ci-dessus rapportés et qui se trouvent au bas de la copie de la première planche, par le même artiste. Nous avons négligé ici Tordre chronologique afin de rapprocher deux charmants ouvrages de Le Clerc. La seconde Vénus n'a été gravée qu'en 1711.

L'apothéose d'Isis (J., 236).

Cette planche est une de celles qui a été le plus souvent remaniée par Le Clerc. Jombert, aidé par M. Lenormant du Coudray, a signalé cinq états différents de cette pièce, dont trois avant la lettre et deux avec la lettre. Nous allons en décrire dix états, dont huit avant la lettre et deux avec la lettre.

Le changement le plus important que l'artiste ait fait subir à cette planche consiste dans la substitution des sacrificateurs aux danseurs qui, dans les cinq premiers états, entourent l'autel d'Isis. Ce changement a eu lieu bien avant que la lettre ait été gravée dans la marge du bas, car la substitution des sacrificateurs aux danseurs n'apparsdt qu'au sixième des huit états avant la lettre.

Cette différence étant la plus considérable et la plus sensible de toutes, nous la signalerons, dans la

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