‹ Sébastien Le Clerc et son œuvreChapitre 139 sur 197 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Silvestre^ il ne dit pas le contraire, et l'existence de ce dessin explique comment la planche est venue entre les mains de SUvestre qui a tiré les épreuves du dernier état et les débitait avec privilège aux galeries du Louvre. Mais ni Fénelon, ni W^ Guyon ne sont pour rien dans cette affaire, et, au témoignage de Tabbé Phelipeaux, on doit préférer celui non moins contemporain de Tabbé de Vallemont dont les explications sont corroborées par les appréciations du cardinal de Beausset si défavorables à Phelipeaux.

On connaît six états de cette planche, dont trois sont avant la lettre :

L — Avant les travaux sur le groupe 4'surbres à gauche : la rondeur des tétons de la femme est mal exprimée ; la partie droite de son cou est entièrement blanche, et l'os maxillaire droit n'est pas indiqué. En cet état, la planche est avant toute lettre, avant le nom de Le Clerc et avant le petit serpent à gauche.

IL — Aussi avant toute lettre et avant le petit serpent ; mais les travaux voisins de la partie claire de la masse boisée à gauche sont plus avancés : le cou de la femme est garni de points légers dans sa partie gauche et l'os maxillaire est exprimé par des points. Également avant les travaux dont il va être parlé.

IIL — Toujours avant la lettre dans la marge, mais le nom de Le Clerc se lit à gauche sur la terrasse, et, au-dessus, se trouve un petit serpent. En cet étatj la planche est beaucoup plus avancée que dans les deux précédents. La masse boisée à gauche

a reça des modiftcatioiis importantes ; les ombres ont été fortifiées et poussées à l'effet; la branche qui avance le plus vers la plaine, feuillue dans les deux états précédents, est sèche dans celui-ci* Les animaux qui mangent du fioin sous la treilloi et le foin lui^mâme, ont reçu des additions ; des travaux ont été qoutés au manteau du jeune berger. Toute la planche a éfé montée de ton et est arrivée au degré voulu par l'artiste.

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