CHAPITRE V
IV<^ état. — Avant les armoiries commencées et
avant les nombreux travaux caractérisant le V^ état.
V« état. — Avec les armoiries commencées, etc. , etc.
États avec la lettre.
VI« état {l^ avec la lettre). — Avec tous les travaux ci-dessus indiqués, mais avant les principes de fortifications dont il va être parlé.
VII® état (2® avec la lettre). — Quelques principes de fortifications sont tracés sur la partie pendante de la grande pancarte où l'on voit le plan d'un pentagone fortifié de bastions et de demi-lunes, et d'un ouvrage à cornes avec ses attaques. — On ne voit pas encore l'ombre prolongée dont il va être parlé.
VIII® et dernier état (3* avec la lettre).
La planche a été retouchée ; on n'y retrouve plus le moelleux incomparable qui distingue les épreuves des états précédents. Les différences caractéristiques de cet état. sont les suivantes: l'ombre qui s'arrêtait à droite, à peu de distance d'une planche très-longue qu^un homme assis regarde dans toute sa longueur, a été prolongée jusqu'au trait carré ; on voit distinctement les assises du pilastre qui se trouve derrière le squelette humain à gauche ; les assises de la colonne à laquelle est appendu le tatou, en partie supprimées lorsque l'ombre de cette colonne fut pro^ longée, apparaissent de nouveau; enfin, on lit dans la marge, à la suite du nom de Le Clerc, et d'une autre écriture, les mots Chevalier R.
Cette addition marginale, contemporaine des changements caractéristiques du huitième état, est néces-
250 SÉBASTIEN LE CLKRjC.
sairement postérieure à Tannée 1706 qui est celle où Le Clerc reçut le titre de Chevalier romain (VaUemont, p. 180). Le Clerc était alors fort âgé, et, quoiqu'il ait travaillé jusqu'en 1744, année de sa mort, il est douteux que les changements faits à la planche, pour constituer le huitième état, soient de sa main. Nous ne la reconnaissons pas dans le prolongement des ombres du côté droit qui constitue Taddition la plus apparente.
Cette opinion se fortifie en remarquant qu'aucune des copies qui ont été exécutées ne reproduit le prolongement de l'ombre au-dessous de la grande planche longue. L'une d'elles (celle de Gochin père),v. ci-après, reproduit les assises de pierres sur le pilastre et sur la colonne à droite, ce qui donnerait à penser qu'il existe un état de la planche, resté inconnu, dans lequel cette correction aurait été faite par Le Clerc. Cela est très-possible ; cependant nous ne connaissons pas d'épreuve avec la lettre, ^avant l'ombre prolongée et Faddition du mot Chevalier R, dans lesquelles on apercevrait les assises du pilastre et de la colonne.
Paignon-Dijonval possédait seul les huit états qui viennent d'être décrits.
Les épreuves avant la lettre sont tellement rares que Jombert n'avait pu réussir à en posséder une seule. 11 n'y en a qu'une au cabinet des estampes à Vienne (elle provient de la collection de Bandeville) etime à la bibliothèque nationale. M. de Baudicour possède le premier état et le troisième ; il y a également deux épreuves avant la lettre dans notre collection, une du 1^^ état et ime du ¥.