CHAPITRE V. — 1698-1702. ÎSI
Les épreuves des trois premiers états avant la lettre sont évidemment des épreuves d'essai, tirées tout au plus à trois ou quatre exemplaires. Il y en a eu un plus grand nombre du quatrième état, car il nous a été donné d'en voir jusqu'à huit.
Nous en avons possédé trois dont l'une avait appartenu à Lenormant Ducoudray, d'Orléans.
11 est vraisemblable que Le Clerc pensait alors que sa planche était arrivée à toute sa perfection. Il a évidemment changé d'avis, puisqu'il a cru devoir faire les dix-sept additions ou changements qui se remarquent au cinquième état avant la lettre. — Cet état se rencontre plus rarement que le quatrième. On n'en tira probablement que des épreuves d'essai, ainsi que du premier état avec la lettre (VI^ état) qui est presqu'aussi rare que les précédents.
Le VII« état (II« avec la lettre) peut être considéré comme celui de la planche arrivée à l'eCTet voulu par le maître. Les bonnes épreuves de cet état, quoique communes, sont ravissantes et satisfont l'œil tout autant que celles provenant des états précédents. Toutefois, la comparaison entre une épreuve d'un des trois premiers états, avec celle du quatrième, et de ce dernier avec l'un des états postérieurs, est très - intéressante , en ce qu'on peut y suivre tous les développements des pensées successives de l'artiste, et constater les soins prodigieux apportés à l'exécution de^ cette planche travaillée par lui avec amour.
Copies.
Il existe plusieurs copies de cette pièce :
A. — Par Pacot, en contre-partie. Elle est dédiée à
Ponchartrain (sic).
B. — Par un anonyme, également en contre-partie.
C. — Par Cochin përCi dans le sens de Toriginal. Cette copie trompeuse, imite aussi fidèlement que possible le VII« état, avec cette seule différence que les assises de pierres du pilastre et de la colonne sont indiquées comme on le voit au YIII® état. Le premier état de cette copie est anonyme. Au second état, on voit les lettres N. C. (Nicolas Cochin).
Aubouin apportant des livres aux princes. (J., 264).
Jombert a raconté Fanecdote représentée en action par cette petite composition dont le dessin fut donné par le duc de Bourgogne. Il en existe deux états :