‹ Sébastien Le Clerc et son œuvreChapitre 42 sur 197 · CHAPITRE n · texte numérisé non relu

CHAPITRE n

Que maintenant on compare cette description avec la gravm*e de Le Clerc, et Ton reconnaîtra

qu'elle est d'une scrupuleuse exactitude. L'abbé de Yallemont parle aussi de cette planche, mais nous croyons que la lecture des deux pages qu'il y consacre pâlirait étrangement à côté de celle que nous venons de reproduire. Ajoutons cependant ce que nous apprend le bon abbé, qu'on tira fort peu d'exemplaires de cette planche, qui passa assez promptement en la possession de l'Académie de peinture, «c Heureux, dit-il, les curieux qui firent alors la conquête de l'estampe qui représente ce catafalque. »

Le firun fut tellement satisfait de la manière dont Le Clerc avait rendu son dessin de ce mausolée, que, le 6 août 1672 % il présenta en même temps à l'Académie et cette estampe et son auteur. Israël Silvestre, beaucoup plus âgé que Le Clerc, l'y avait précédé de dix mois. Il y fut reçu, dit Jombert, 1. 1,

non-sealement tous les détails du catafalque , mais encore les douie tableaux à la louange du chancelier Séguier, qui décoraient la nef.

L'un de ces tableaux (le quatrième), représentait le succès obtenu I>ar le Chancelier, lorsqu'il vint à Nancy en 1633 (et non I03S, comme on Ta imprimé par erreur), pour justifier les cours souveraines, et notamment le Parlement de Paris, faussement accusées d'avoir désobéi au roi. Félibien décrit ce tableau et rapporte les devises dont il était accompagné. U en est de môme à T^^ard des onze autres. Chose étrange, Félibien ne dit pas un mot de la belle estampe de Le Clerc. Mais elle était rare de son temps, et il ne Ta peut-être pas connue.

' Cette date est fournie par les Archives de Vart français^ t. II, p. 373. Au 1. 1*' du même recueil, p. 567, on trouve la date du IG août de la même année.

p. 12, d'un consentemeut uaanime, en qualité de graveur ; on le fit, en même temps, professeur de géométrie et de perspective, avec une pension de trois cents livres. La planche de ce mausolée lui servit de morceau de réception, et resta, suivant Tusage, à l'Académie*, où il continua avec succès ses leçons de perspective pendant plus de trente années. Cette planche est actuellement à la Chalcographie du Louvre. Est-il besoin d'ajouter que les épreuves qu'elle donne ne peuvent figurer dans une collection choisie !

Une épreuve de cette planche a figuré au Salon de 1673, où elle était accompagnée de l'Arc triotn^ phal de la porte Saint- Antoine. Si cette pièce est la môme que celle décrite par Jombert, u9 146, ce ne pourrait être qu'ime épreuve d'essai de la pièce cataloguée sous ce numéro, et qui porte la date de 1679. Après cela, c'était peut-être une épreuve d'une planche restée inconnue et qui n'a pas été pubUée. Â ces deux épreuves se trouvait jointe celle de la Façade du Louvre y gravée par Marot. Elle n'a été publiée qu'en 1676 ; Séb. Le Clerc n'en a

' Le fait est attesté par Gaôrin, secrétaire perpétuel de TAcademie, qai a publié en 471 tt une Demiripiùm des saUes de cette Académie. On y lit p. 161 que l'épreuve du Catafalque^ présentée par Séb. Le Gerc, pour sa réception, était exposée dans la seconde salie, dans Tembrasure de la troisième croisée* Elle est inscrite dans cette partie de la description sous le n» 4, arec cette m<«ition : « Gravé par M. Le Clerc (Sébastien), reçu académicien- en considération de cet ouvrage dont il a donné la pîancbe à l'Académie, le 6 août I673, n a été choisi pour professeur en géométrie et perspective, le 87 juillet 1680, dont il a fait la fonction pendant dix-neuf ans. »

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