‹ Sébastien Le Clerc et son œuvreChapitre 43 sur 197 · CHAPITRE n. — iea»-16f · texte numérisé non relu

CHAPITRE n. — iea»-16f

gravé qu'une partie qui est indiquée par Jombert, no 121.

La réception de Le Clerc à l'Académie, dont il était Tun des plus jeunes membres, fut un acte important dans la vie de l'artiste et qui décida du reste de son existence.

Les premières années de son séjour à Paris durent être assez pénibles, et la pensée du retour à Metz se présenta plus d'une fois à son esprit. C'est ce qu'on peut conclure de cette phrase de l'abbé de Yallemont (p. 13) : c Ceux qui sont amateurs des beaux-arts s'intéressèrent fortement à retenir M. Le Cerc en France * et travaillèrent d le fixer à Paris. » On comprend en effet que, séparé de son père et de ses amis de Metz, isolé pendant les rares moments de repos que lui laissait un travail incessant. Le Clerc dut songer plus d'une fois à la famille et à la patrie absentes. Ces idées s'effacèrent définitivement de son esprit après qu'il fut meixibre de l'Académie, logé aux Gobelins et pensionné du roi. U s'y trouvait d'ailleurs en bonne compagnie, ainsi que le prouve la liste des artistes qui habitaient, comme lui, la manufacture de tapis, et dont l'abbé de MaroUes nous a conservé les noms dans son opuscule rimé (quelles rimes!) sur les peintres et les graveurs. Un chapitre de ce livre est intitulé : Ceux qui font florir les beaux arts dans Vhostel des ma^ nufactures royales atuc Gobelins sous la direction

' L'abbé de Yallemont ne considérait pas Metz comme une ville française.

de M. Le Brun premier peintre du Roy, selon les mémoires qu'en a baillez Monsieur Rousselet, le 7® jour de May i677.

Le premier quatrain commence ainsi :

Uhostel des Gohelins, pour les manufactures, Est conduit par les soins de ce peintre fameux. Le Brun,,..

Puis vient l'énumération des différents artistes : peintres, graveurs^ architectes, auxquels l'abbé consacre un nombre de vers proportionné au mérite de chacun. Van der Meulen a deux strophes, comme Le Brun ; les deux Sèves en ont une pour les deux; Ouasse (Houasse) en a une, ainsi que Yvart ; quant à Henri 'J^estelin, à Verdier et à Bonnemer, ils doivent se contenter d'un quatrain pour trois.

Voici celui qui est consacré à Séb. Le ClerCy accolé à G. Audran, tous les deux vulgarisateurs des ouvrages de Le Brun, l'un en grand, l'autre en petit :

Audran, Le Clerc de Metz, travaillent à Veau forte. Leur poinçon est exquis, Von en fait de V estât; léChrun même leur donne aussi de son éclat.

Et dans ses heaux dessins chacun d'eux se comporte.

Dans sa première partie consacrée aux peintres et graveurs en général, l'abbé de MaroUes avait déjà parlé de Sébastien Le Clerc, l'associant, dans la même strophe, à Callot, Mauperché, La BeUe, Hermann d'Italie et Dominique Barrière. Voici cette strophe ou plutôt cette étrange prose rimée :

Mais de Callot qui peut surpasser Vindustrie 9 Callot, presque divi^i, devançant Mauperché;

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