TRAVAUX DE LE CLERC AUX GOBELINS
±f Déoade. -« 1673-1682.
TfATmvs citfis* (Im numiroê renvoient au Catalogue de Jombert,)
Le Li^ra de paysages dédié au marquis de Beringfaeo (107) ; les Académies (108) ; le graod VitniTe (109) ; TAbrégé de cet ouvrage (110) ; les Iconoclastes (113) ; pièces gravées pour le président Rossigool (1U); lesGooty (115) ; Saiut^Optat (1 19) ; Racine (110) ; (hide (129) ; Histoire des plantes, par Dodart (123) ; Oraison funèbre de Turenne, par Mascaron (127); par Fléchier (128); les Métamorphoses d*Ovide en rondeaux» par Benserade (129) ; la Jonction des deux mers (131) ; la Pierre du Louvre (132); la Vignette au chiffire du roi (133); le Labyrinthe de Versailles (134); le Glossaire de Ducange (135); le Uercure géographique (136); Saint Paul (137); les Confessions de saint Augustin (138) ; la Carte des environs de Paris (139) ; les Poëtes italiens (140-144) ; la bataiUe de Cassai (145) ; PArc de triomphe de la porte Saint-Antoine (1 46) ; Saint Augustin prêchant (1 47) ; Catalogne de de Tbou (148) ; les Booccrar (149) ; les CoD)ert d'Hormoy (150) ; Discours sur le Point de vue (151); rOraison funèbre de la duchesse de Longueville (152); les Tapisseries historiques (156, 171, 174); Tivoli (158) ; rÉoge de Bemin (159); Heures à la Dauphine (160) ; les Panégyriques do Roi, parTaDemant(161) ; la Troisième Messe (16!^; le Camodiet (164); In Conversations (165) ; Panégyrique de saint Louis (166); les Edifices de Rome, par Des^KM)^ (^67) ; Poëme à la louange de Le Brun (168); kss Fables d'Ésope (170).
La vie de famille ne nuisît pas aux travaux de Le Clerc. Il semble au contraire que, depuis son mariage, U travailla avec une nouvelle ardeur. Nous le verrons, en effet, renoncer à la plus grande partie de ses pensions, afin de recouvrer sa liberté. L'ar-* tiste, devenu père de famille, comprit les devoirs
que lui imposait cette nouvelle situation. Obligé de consacrer presqu'exclusivement son talent au service du roi, moyennant une rémunération insuffisante pour satisfaire aux besoins de sa famille qui s'augmentait presque chaque année , il fut forcé de renoncer à son titre de graveur officiel, afin de pouvoir se livrer, en toute liberté, aux travaux qui lui étaient demandés par les particuliers.
c Quelque temps après son mariage, dit l'abbé de Vallemont, M. Le Clerc quitta la pension du roi, de 1800 livres, dans l'espérance que, travaillant à son choix, et pour ceux qui demandaient ipstamment de ses ouvrages, il lui reviendrait des ressources plus considérables pour le soutien de sa famille naissante. Cependant on lui laissa, sur les bâtiments, une pension de 100 livres, et, trois ou quatre ans après, on le gratifia d'une autre de 300 livres (p. 20). »
Âyan4 ainsi reconquis sa liberté d'action. Le Clerc donna successivement, en 1673, la suite de douze pièces formant le Livre de paysages dédié à M. de Beringhen (J., 107) ; un recueil de trente-deux académies destinées à décorer la seconde édition de VArt de peindre par Dufrenoy, traduit et commenté par de Piles; Paris, Nie. Langlois, 1673, in -12 (J., 108) ' ; les gravures décorant les Dix livres d'architecture de Vitruve traduits par Perrault (J , 109),
' Suivant Mariette, il est certain que les Académies ont été gravées avant 1673. c Je crois même, dit-il, qu'elles ont été gravées en divers temps. U y en a parmi (ce sont les meilleures) qui sont dans la manière des Tapisseries ». {Abecedario, U III, p. iOâ.)
CIUPITRE III. — 1673-4(82. 93
Ces suites considérables avaient été commencées} avant le mariage (|e Le Clerc. — Le Livre de paysages dé4ié à Beringhen est particulièr^nent remarquable. C'est un des chefs-d'œuvre du maître qui n'a jamais lien fait 4e mieux len ce genre. Cette suite charmante n'9 qu'un défaut, aux yeux des amateurs, c'est d'être trop commune. Ces planches ont effectivement subi un tirage énorme , mais les dernières épreuves ne donnent aucune idée de ces compositions. Tout le charme de la pointe badine et légère qui les a créées a disparu. Il en est tout autrement des premières épreuves de cette suite dont Le Clerc a corrigé et amélioré les planches avec amour, soit en fortifiant les ombras, soit en rectifiant quelques parties. Oi^ peut remarquer à cette occasion combien Le Clerc reconnaissait les moindres défauts qui pouvaient se trouver dans ses ouvrages et qu'un œil aussi exercé que le sien pouvait seul apercevoir. Lorsqu'il trouvait dans une estampe une défectuosité quelconque, il la signalait par des corrections indiquées au crayon qui, peu de temps degrés ^ se trouvaient réalisées sur la planche. Nous avons vu ainsi une vingtaine de pièces dont les épreuves ont successivement appartenu à l'un des fils de Le Clerc et ensuite à Le Normand du Coudray, grand amateur résidant à Oriéans au dix-huitième siècle. Ces épreuves font aujourd'hui partie de notre collection. — Nous en possédons quelques-unes où les changements à exécuter sont succes^vement indiqués, jusqu'à trois reprises. Des changements analogues ont été opérés dans plusieurs pièces de la suite de Beringhen. Ils
9i SÉBASTIEN LE CLERC.
sont indiqués par Jombert (loc. cit.), dont la description est préférable aux phrases emphatiques que Fabbé de Vallemont a consacrées à ces chefs-d'œuvre, pages 7i à 88.
Nous n'avons qu'une seule rectification à faire au travail de Jombert; elle concerne le n® 9 de la suite : Paysage dans le genre noble. Suivant Jombert, le nom de Le Clerc qui se voyait à gauche, sur un terrain ombré d'une seule taille, ne se distingue plus qu'avec peine aux dernières épreuves où cette taille a été élargie et fortifiée par le burin. Jombert veut peut-être parler des retouches faites après la mort de Le Clerc dont nous n'avons pas à nous occuper. Ce qu'il y a de certain, c'est que, de son vivant, l'artiste a ajouté certains travaux sur le terrain, à la suite de son nom qui se lit toujours très-distinctement, ménie après cette addition. Il a, en outre, fortifié les ombres à gauche de l'arcade au-dessus de son nom.
Quant au n^ 5 : Paysage dans le genre terrible, les indications de Jombert sont trop confuses pour qu'on, puisse reconnsdtre facilement qu'il existe trois états de cette planche que nous allons détailler :
L Avant les arbres entre les deux rochers à gauche, sous les nuages ; avant les ombres sur les rochers en avant de la cascade ; avant Iqs tailles croisées sur les rochers , à droite, et une multitude d'autres travaux.
IL Avec les travaux dont l'absence constitue le premier état, le rocher de la cascade est toujours blanc, seulement la partie derrière la chèvre est