‹ Sébastien Le Clerc et son œuvreChapitre 63 sur 197 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

pendant qa*il y a, pour le n» 8 de cette suite, trois états au lieu de deux qui sont indiqués par Jombert. Ces trois états sont caractérisés ainsi qu'il suit :

I. Le bourgeois a la main pendante ; on ne voit pas de plumes à la partie supérieure de son chapeau ; on n'aperçoit pas, sur son manteau, un pli faisant crochet.

II. On voit les travaux indiqués ci-dessus ; le bourgeois retient son manteau à pleine main.

Dans ces deux états, il n'y a point de numéro.

III. La figure du bourgeois a été entièrement refaite pour le tirage de Jeaurat ; la main est autrement posée , elle retient le manteau avec l'index et l'annulaire ; on ne voit plus les attaches de la culotte au-dessus du mollet.

Discours touchant le point de vue, par Séh. Le Clerc. Paris, Thomas JoUy, 1679. In-12. (J., 451).

Si nous mentionnons cet ouvrage, c'est uniquement pour ne pas paraître en avoir ignoré l'existence. Il est cité par Brunet comme un des principaux ouvrages de Le Clerc ; en réalité, c'est un des moindres.

Oraison funèbre de la duchesse de Longueville^ morte le 15 avril 1679 (J., 152). Cette suite se compose d'un fleuron, d'une lettre ornée et d'une jolie vignette qui, après avoir été employée à décorer l'oraison funèbre de M"« de Longueville, a servi à celle de La Vrillière, en 168-1 , et à celle de la princesse Palatine, en 1685, avec quelques changements indiqués au n^ 169 et 198 du Cataloime de Jombert.

Nous négligeons certains ouvrages peu importants pour arriver aux travaux considérables que Le Clerc exécuta, d'après les dessins de Le Brun sur lesquels ont été faites les Tapisèeries historiques représentant les conquêtes de Louis XIV (J., 156, 171, 174). Ce grand travail fut exécuté longtemps après les événe-* ments qu'il retrace. Il s'écoula même un intervalle de plusieurs années entre la première planche des Tapisseries historiques et la dernière. Néanmoins nous cropns devoir réunir ici ce que nous avons à dire sur ces belles compositions, qui font autant d'honneur au peintre qui les a conçues qu'au graveur qui les a reproduites '•

I» Tapissme historique (J., 156.)

Elle représente la défaite du comte de Marsin, commandant l'armée espagnole. Cet événement eut lieu le 31 août 1667, peu de jours après la prise de Lille. Le moment choisi par l'artiste est celui où Louis XIV, vu de trois quarts, donne l'ordre à Créqui d'attaquer Marsin , près du canal de Bruges. Nous croyons que le personnage , vu de dos , à cheval et iîhapeau bas, ne peut être autre que Créqui qui reçoit

I Une note de Kariette (AhecedariOf t. III, p. 107), indiqae que la aoite deè Tafytsaeries hiatoriquee devait être aooompagAée de d«vitaa oomme laa Tapîaaeriaa dea saifona et dêê éUmeniê. L'ima de cea devisea a été gravée par Le Clerc, sur le dessin de Bailly. C'est la façade du Louvre, suivant le projet de Bemin (J., SIS).

Mariette avait vu ehes fiahise le dessin de Bailly, représentant la projet de Bemin. Il y en avait plnsienra autres qui devaient servir de devises aux Tapisseries historiques ; mais ces dessins n'ont jamais été gravés. Tous ces dessins de Bailly avaient été do^ nés à Balaie par Golbert.

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