CHAPITRE IV I^ercier dramaturge (siiite). — Son Théâtre
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I. Les œuvres dramatiques de Mercier. — Élimination préalable : les pièces qu'il u"a pas composées selon l'esprit de son système. ^— Les drames proprement dits. — Caractères qu'il s'efforce d'y imprimer : démonstration d'une vérité morale; exactitude à décrire pour cet objet les personnages et les circonstances de
la vie réelle 222
II. Coup d'essai de Mercier : Jenneval. — L'action. — Les caractères. — Le style 232
III. La Brouette du Vinaigrier. — Le Faux Ami. — Lucerval. — Léontine. — V Habitant de la Guadeloupe. — Le Campagnard ou le Riche désabusé. — Comment la pratique ruine la théorie. — Souci exclusif d'édifier. — Indifférence à la vérité des caractères, au choix des sujets et à l'emploi des moyens. — Dans quelle indigence d'invention ce théâtre finit par tomber. . . 240
lY. Rencontre heureuse : le Juge. — La réforme est servie cette fois par l'exemple. — Germes d'avenir 2S8
V. Autre procédé de prédication dramatique. — La vie des grands hommes représentée sur la scène. — La Maison de Socrate : artifices puérils, non dénués toutefois de quelque agrément.
— Montesquieu à Marseille, Molière : néant de l'intérêt et de l'illusion 263
VI. Ce théâtre si aoémique périt, par ailleurs, de bouffissure et de pléthore. — Abus du romanesque : le dénouement du Juge, le Déserteur. — Comment le même défaut gâte un ouvrage, à d'autres égards, assez remarquable. — L'Indigent 268
VII. Premières armes de l'amour romantique : Zoé, Natalie . . 278
VIII. L'enseignement civique au théâtre. — Olinde et Sophronie.
— M'a aucun titre â passer pour une innovation : ce n'est qu'une mauvaise tragédie en prose. — Childéric : l'intention est à la fois généreuse et opportune, mais la fable, nulle et l'exécution, lourde 285
IX. Jean Hennuyer. — Exposition émouvante. — Faiblesse du dernier acte. — Malgré la beauté des premières scènes, ce sujet est-il proprement dramatique? — Toutefois la naissance du drame historique se signale ici par d'assez belles promesses.
— La Destruction de la Ligue. — Portrait de Philippe II. — 'La mort de Louis XI. — Travestissement systématique des personnages. — La leçon que l'auteur propose est loin d'y gagner 298
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X. Combien le sentimeut de l'art est étranger à Mercier. — Son mépris des arts purement imitafifs. — Etranges libertés que, malgré sou admiration, il prend avec Shakespeare. — Les Tombeaux de Vérone. — Le Vieillard et ses trois filles.-- Imitation
plus fidèle de Timon d'Athènes. . . . • 322
XI. Conclusion. — Pourquoi les drames, malgré les intuitions heureuses dont ils témoignent, ont contrevenu à la réforme qui les engendra. — Celle-ci n'en saurait porter la peine. — Mercier était dans la voie de l'avenir, toute l'évolution consécutive de notre théâtre en fait foi. — Injustement méconnu,
il a été injustement oublié 330