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2. C'est bien le même genre de cérémonial qui présidera aux audiences des Directeurs. V. La France et Paris sous le Directoire, Lettres d'une voyageuse anglaise publiées par A. Babeau. Paris, Firmin-Didot, 1888, pp. 74, 7o.
tiquant durant trois jours un jeune rigoureux et volontaire ' .
L'iiéritier du trône est soigneusement séparé de son père, élevé comme un laboureur', initié dès l'enfance aux travaux des humbles, tenu dans une rigoureuse ignorance de sa condition. On le fait voyager à travers les provinces, on l'instruit de leurs productions et de leurs industries. Lorsqu'il atteint la vingtième année, on le mène à l'improviste au palais où, parmi les acclamations de la foule, il s'entend révéler le secret de sa naissance dont son père Texhorte à remplir dignement les devoirs. Il va sans dire que, dans cette cérémonie attendrissante, la « modeste pudeur », les « douces larmes », la « sensibilité » et la « nature » jouent leur rôle accoutumé. Le Roi doit abdiquer à 70 ans et son successeur ne peut monter sur le trône qu'à 22. Le nouveau souverain épouse une jeune tille choisie dans la nation et qu'il a pu aimer dans le temps de son obscurité. Jamais il ne se marie à une étrangère, épargnant ainsi à son pays le fléau des guerres de succession; et, quand il célèbre le souvenir de ses noces, c'est par quelque fondation utile, non par des fêtes stériles et coûteuses \
Tel monarque, tels sujets. 11 consacre sa vie à leur bien, et ceux-ci remplissent en conscience chacun de leurs devoirs. Aussi, comme la perception des impôts est simplifiée! Dans chaque ville de France on a établi deux coffresforts : l'un pour les contributions obligatoires qui sont du cinquantième du revenu* et dont est dispensé le citoyen