UN PROCÈS DE BÉATIFICATION LE VÉNÉRABLE PÈRE HONORÉ DE PARIS
Nous croyons devoir mentionner ici l'attitude de l’évêque de Langres envers un personnage de son diocèse mort en 1624 à Chaumont, dans une grande réputation de sainteté, et entouré, à un degré extraordinaire, de la vénération publique.
Charles Bochart de Champigny, en religion le Père Honoré de Paris, frère mineur capucin, était fils de Jean Bochart, conseiller d'Etat sous Henri III et frère du premier président du Parlement de Paris. Né en 1566, il était entré à l’âge de vingt-et-un ans chez les Capucins
(1) I convient d'ajouter que Zamet sut apporter à cette mesure les tempéraments nécessaires, pour ne point heurter les sentiments de son clergé. Ici encore nous retrouvons l’homme modéré, ami du juste milieu. Au synode tenu à Langres, le 10 mai 1645, après avoir exhorté « la Compagnie d'avoir un soin très particulier de catéchiser la Jeunesse, luy enseigner les principes de la foy, et luy montrer les voies du salut par le bon exemple et régime de vivre, déclara la Réformation du Bréviaire nouveau, qu'il proposoit aux sieurs curés, lequel est fait conforme au Bréviaire romain, et que ceux qui n'auroient à présent argent pour en acheter en auroient à crédit sur simple récépissé, puis eslant interrogé de la solennité de la feste de sainte Anne, laquelle est notée de commandement au calendrier dudit bréviaire nouveau, il déclara qu'il n'entendoit obliger personne à ladite solennité ; portant que ceux qui la célébroient du passé ayent à continuer selon leur dévotion ordinaire, » (Macnerer, Journal. p. 340). Cf. aussi : Marcer, Les livres liturgiques du Diocèse de Langres, Paris, Picard, 1899, Pari,