‹ Second exposé des titres et travaux scientifiques. 1898-1921Chapitre 5 sur 8 · RECHERCHES SUR LES MAMMIFÈRES · texte numérisé non relu

RECHERCHES SUR LES MAMMIFÈRES

a. Chéiroptères.

L’anatomie du pied des Molossidés. (Voir n“ 135.)

Le Cheiromeles torquatm Horsf. est un Molossidé de grande taille dont le pied -offre la particularité d’avoir un hallux opposable. J’ai fait avec M. H. V. Vallois une étude complète, la première qui ait été faite, de l’anatomie du pied du Cheiromeles. Il présente tous les caractères d’un pied préhenseur ; élargissement, prédominance de l’orteil 4 par rapport aux autres orteils, raccourcissement de la griffe de l’hallux, plus grand développement du péroné que chez les autres Microoheiroptères, disposition générale des muscles en rapport avec la préhension.

Les autres Molossidés qui, comme tous les Chéiroptères, sont adaptés, non à la préhension, mais à la suspension arboricole présentent cependant des vestiges non négligeables des dispositions très primitives qui caractérisent le Cheiromeles. Bien ^ue leurs orteils tendent à s’égaliser, le rayon 4 cependant prédomine encore et la griffe de l’hallux reste toujours plus courte,

En somme, il semble bien que les Microcheiroptères, tous adaptés à la suspen ■ sion arboricole, dérivent de types primitivement adaptés à la préhension que le Cheiromeles actuel reproduiten quelque mesure et que l’ensemble des Molossidés rappelle encore jusqu’à un certain point. Jusqu’ici la Paléontologie n’a pas été en mesure de donner aucune indication sur l’origine des Chéiroptères.

Bradypm) a été soulevée la première fois par Cuvier en 1817, puis reprise par de nombreux auteurs qui n’avaient eu à leur disposition que des éléments d’appréciation insuffisants. Tout ce que l’on savait des particularités ostéologiques du Paresseux à collier après le mémoire de Gray (1871) se réduit à peu près à ceci ; ses ptérygo'ides sont bulleux au lieu d’étre lamelleiix comme chez les autres Bradypes ; son humérus possède une perforation sus-épitrochléenne absente chez ces derniers ; enfin le doigt externe est aussi bien à la main qu’au pied réduit comparativement aux autres doigts suivant ses dimensions transversales.

J'eus la bonne fortune de pouvoir acquérir pour les Collections d'Anatomie comparée un squelette complet de Paresseux à collier adulte. D’une enquête à laquelle je me suis livré ii résulte qu’aucun Musée d’Europe ne possédait en 1910un semblable spécimen.

Outre lescaractères déjà connus qui viennent d’être énumérés, j’ai pu, à la suite

les résultats des recherches de A. Milne Edwards, A. Grandidier et W. Turner, sur les membranes fœtales des Lémuriens. Le fœtus de Propithèque de Verreaux que j’ai étudié, et qui était près du terme, présentait une persistance remarquable de Tallantoïde.

La courbure fémorale chez l’Homme et les Anthropoïdes.

(Voir n»67), étude faite en collaboration avec le D' P. Rivet.

La courbure fémorale est un caractère anatomique commun ii beaucoup de

De 1906 à 1921, j’ai beaucoup étudié le cerveau des Primates ; je parlerai des résultats de ces travaux dans le second paragraphe de ce chapitre V,

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