DIXIÈME LEÇON
Hé ! vous dormez encore ! Réveillez-
vous !5 II ne faut pas rester couché si tard.
Le soleil est bien haut dans le ciel; il fait6 jour depuis longtemps:
assez dormi ! Levezvous;7 sortez du lit.
Mais quelle heure estil donc, je vous prie ? Il est huit heures moins un quart, et vous êtes encore au lit ! Eh ! pourquoi
1 Les larmes sout l'eau qui sort de l'œil quand on pleure. 2 La douleur est une souffrance physique. 3 Essai = effort. 4 Le langage est l'emploi de la langue pour l'expression des pensées et des sentiments. 5 2ième pers. pi. impératif de se réveiller. Cf. reposez-vous, P. L., p. 39, n. 2. 6 En français on emploie la forme impersonnelle du verbe faire (il fait, il a fait, il fera) pour exprimer les différents états de la température, de la lumière, etc. Cf. Gr., Tf 159. 7 Imper, de se
Un garçon qui se lave.
DEUXIÈME LIYKE. 85
me lever1 si tôt f II faut faire votre toilette sans tarder,3 et étudier votre leçon soigneusement4 avant le déjeuner.5 Mais j'ai étudié ma leçon hier soir et je la sais parfaitement, je vous assure. C'est égal, il est l'heure de vous lever.
A quelle heure vous levez-vous, monsieur? Je me lève généralement avant sept heures, mais aujourd'hui je suis6 resté au lit plus longtemps parce que je ne me trouve pas très-bien. Et à quelle heure vous couchez-vous V A onze heures et demie ou minuit. Vous dormez assez longtemps! Oui, je dors assez. Du reste, il me faut8 moins de sommeil la nuit parce que j'ai l'habitude de faire aussi un petit somme,9 ce que les Italiens appellent la sieste, chaque après-midi. Ce n'est pas une bonne habitude, cela ! Ecoutez la sagesse des nations, je veux dire un proverbe :10
1 Après pourquoi et d'autres adverbes interrogatifs, on met assez souvent l'infinitif en français. 2 Tôt est le synonyme de de bonne heure et le contraire de tard. 3 larder est le verbe formé de l'adverbe tard; "il signifie être tardif. Tardif est l'adjectif de tard. 4 Soigneusement est l'adverbe formé de l'adjectif soigneux, qui vient lui-même du nom soin. Cf. p. 00, n. 00. 5 Le déjeuner est le premier repas du jour, c'est-à-dire la première fois que l'on mange le matin. Les autres repas sont le dîner, au milieu du jour, et le souper le soir. Beaucoup de personnes, surtout dans les grandes villes, dînent vers six heures du soir et prennent alors le goûter (= léger repas) à midi. 6 Rester est un des verbes qui prennent l'auxiliaire être. 7 Se coucher c'est se mettre au lit ; c'est le contraire de se lever. 8 II me faut = fai besoin de. Cf. Gr., If 162. 9 Un somme est un sommeil court, de peu de durée. Ne pas confondre avec une somme (d'argent, par exemple). 10 Les proverbes sont appelés la "sagesse des nations" parce que sous une forme simple et courte, ils représentent des vérités enseignées aux peuples par l'expérience.
86 COUKS DE FRANÇAIS.
Se leyer à six, Déjeuner à dix, Dîner à six, Se coucher à dix, Font vivre l'homme dix fois dix.
Déjeuner à dix heures et dîner à six heures ! Quelle manière de vivre ! Moi, je déjeune à sept heures trois-quarts, je dîne à midi et demi et je soupe à six heures. C'est une règle de vie bien plus raisonnable, et assurément meilleure1 pour la santé. Et puis, je ne compte pas vivre dix fois dix ans.
Vous ne voulez pas, dites- vous, vivre cent ans? Cela me semble (= paraît) un grand âge; je ne compte pas y arriver. Et quel âge avez-vous2 maintenant ? J'ai dix-huit ans. Et votre père ? H a quarante-cinq ans. Et votre grand-père ? Il a quatre-vingt-deux ans. Il est bien vieux. Oui, et bien faible aussi ; il sort rarement maintenant, il garde (= se tient dans) la chambre tout le temps.
Qu'est-ce que vous faites quand vous êtes levé ? D'abord (= premièrement) je fais ma toilette comme le jeune garçon dans la gravure. Il a évidemment de bonnes habitudes. Il se lave soigneusement. Se laver, c'est se nettoyer avec de l'eau.
est le comparatif de bon. Cf. Gr., T 51 . 2 II faut, en français, employer avoir (et non être) pour exprimer l'âge. (Cf. p. 23, n. 2.) Il faut aussi employer le mot ans après le nombre. Cf. P. L., p,64.
Nous nous lavons quand nous sommes sales1 (=: malpropres). Charles, est-ce que vous ne vous lavez pas tous les matins quand vous sortez du lit ? Si, aussitôt que2 je suis levé, je me lave avec de l'eau fraîche et avec .... avec .... Ah ! Je sais ce que vous voulez dire : avec du savon, c'est-àdire une substance de toilette qui fait disparaître toutes les saletés (= souillures). Mais je ne me lave pas comme ce garçon dans une cuvette3 (= bassin) sur une chaise. J'ai une toilette. La toilette4 est une espèce de meuble5 comme une table sur laquelle se trouve (= est placé) tout ce qui est nécessaire pour les soins (= attentions) de la propreté. * '
Avez-vous un pot à l'eau sur votre toilette comme vous en voyez un sur le plancher dans notre gravure ? Oui, j'ai un pot à l'eau dans ma chambre ; mais mes parents, eux, ont dans leur chambre un bassin fixe avec deux robinets,6 l'un pour l'eau froide et l'autre pour l'eau chaude. L'effet de l'eau est de mouiller (= faire ou rendre humide). Quand
1 Quand une chose est bien lavée, les impuretés (= saletés) n'existent plus : cette chose est propre. Sale est le contraire de propre. 2 Aussitôt que = immédiatement après que. 3 Une cuvette est un bassin qui sert spécialement à se laver. 4 Le mot toilette s'applique aussi à l'action de s'habiller, mettre les habits, se laver etc., etc. 5 Le mot toilette a donc deux significations ; c'est un meuble, et c'est aussi l'ensemble des soins de propreté que l'on prend après le lever. 6 Un robinet est un instrument (de métal ou de bois) qui donne passage à l'eau et que l'on ouvre ou ferme selon la nécessité. Il y a un robinet au fût dans l'alphabet du Premier Livre, page 10.
88 COUES DE FRANÇAIS.
nous nous lavons, l'eau nous mouille la figure et nos mains sont tout humides. Le contraire de mouillé est sec, et sécher c'est enlever (== faire disparaître) l'eau. Eh bien, quand on se lave, avec quoi se sèche(= s'essuie^-t-on ? On s'essuie avec une serviette ou un essuie-mains. Vous pouvez voir deux serviettes suspendues à ce porteserviettes à côté de la chaise et du pot à l'eau.
L'eau avec laquelle vous vous lavez est-ce de l'eau de mer ou de l'eau de rivière ? Non, c'est de l'eau de pompe. Nous avons une pompe derrière la maison. Regardez comme l'eau coule2 de cette pompe dans le une pompe. pot ^ l'eau. Comment la servante fait-elle venir l'eau de la pompe ? Elle lève et baisse3 alternativement le manche de la pompe. Faut-il pomper longtemps pour remplir (= rendre plein) le pot ? Non, il n'est pas grand et l'eau coule abondamment (= avec abondance).
Je ne comprends pas les mots plein et remplir. Eh bien, regardez ce verre à la page 89. Dans ce verre il y a de l'eau, une certaine quantité d'eau seulement. Il peut en contenir une plus grande quantité. Quand il contient tout ce qu'il
1 De s'essuyer. Cf. Gr., T 167. 2 Couler c'est le mouvement propre des liquides en général sur un plan incliné ; l'eau de la rivière coule entre les bords de la rivière. 3 Baisser signifie donner un mouvement dans la direction d'en bas; c'est le contraire de lever qui veut dire porter ou pousser en haut
petit contenir, il est plein1 (= rempli). Voulez-vous remplir ce verre? Non, il contient déjà assez d'eau. Il ne faut pas le remplir jusqu'au bord.2
Dans ce verre d'eau il y a une cuillère.3 Est-ce une petite cuillère?4 Non, c'est une cuillère ordinaire, une cuillère pour manger5 la soupe. Est-elle en argent ou en or? Elle est en argent. Vous le savez le dollar est d'argent; le franc est aussi d'argent. L'argent est un métal précieux, brillant, de couleur blanche quand il est poli, et de couleur grise dans son état naturel. L'or est un métal plus précieux que l'argent. On le trouve en Californie en grandes quantités. Il est de couleur jaune et il est très-brillant.
N'avez-vous pas une6 petite cuillère, Jeanne? Oh ! j'en ai une douzaine. Combien est-ce une douzaine? Douze. Douze articles ou objets de
Un verre d'eau avec une cuillère dedans.
1 Le contraire de plein est vide. Un verre qui ne contient pas de liquide est vide. 2 La partie circulaire supérieure qui termine le verre s'appelle le bord ou les bords du verre. 3 Prononcez cui-ière. 4 En français on dit ordinairement une " petite " cuillère, et non une cuillère à café ou à thé. 5 En français, on dit manger]*, soupe. Vous buvez du café, du thé, des liquides ; vous mangez des viandes, des choses solides. 6 Une et non pas de, ici parce que la phrase, quoique ayant une forme négative, a en réalité un sens affirmatif.
même nature font une douzaine. J'ai aussi une douzaine de couteaux et de fourchettes.1
Ou est le verre d'eau ? Dans la main de quelqu'un (= d'une personne). Cette personne tient le verre avec les trois premiers doigts, Pouvezvous tenir un verre avec trois doigts ? Je peux le tenir avec deux doigts, mais pas aussi bien qu'avec
trois.
Regardez ce garçon qui est à genoux au bord d'un ruisseau. Il a faim et soif,2 il n'a rien à manger, mais il a trouvé ce ruisseau et il se rafraîchit en buvant.3 P^ Boit-il dans un verre?
Non, il a fabriqué un ustensile pourboire; c'est une espèce de gobelet (= tasse). Il avait bien soif et il était loin de sa maison. Il a un génie inventif, et voilà un ustensile fabriqué pour le besoin du moment. Moi, quand je vais dans les
1 Cf. p. 12. 2 La faim est le désir de manger, le désir de L'estomac de se remplir ; la soif est le désir de boire, de se raf raîchir. Remarquez que Ton dit avoir soif, avoir faim, c-à-d. qu'on emploie le verbe avoir. Comparez fai 18 ans (p. 86) et fai peur (p. 78). 3 De boire (buvant, bu), c-à-d. introduire dans la bouche et l'estomac un liquide, de l'eau, etc., pour se rafraîchir. Le présent est : je bois, tu bois, il boit, nous buvons, vous buvez, ils boivent. Cf. Gr., ^ 180.
Un garçon buvant de l'eau.
champs, je porte toujours (= constamment) une tasse ou un verre Dour boire. ^__ ^^
Que buvez-vous? Je ne bois que jjjE de l'eau, du thé, du café ou du cho- Jj|| colat; je ne bois pas de bière ni de *' vin. Avez-vous soif ? Oui, donnez-
Une tasse.
moi, s'il vous plait, un verre d'eau. Voulez-vous de l'eau à la glace?1 Je préférerais de l'eau fraîche de source, si vous pouvez en avoir.
ONZIÈME LEÇOK
Une scène de famille.
Le grand -père est un savant f il aime à lire et à étudier. Après le diner, il est remonté3 dans sa chambre, ou dans la bibliothèque, pour s'y
1 La glace est de l'eau congel'e, solidifi'e j ar le froid. (Cf. p. 00, n. 00.) 2 Un savant est un homme trts-érudit. fort instruit dans les sciences, l'histoire, etc. 3 Monter, et son composé remonter, prennent l'auxiliaire être. Cf. Or., T 156.
livrer,1 comme d'habitude, à ses chères2 études. Le soir est venu, il a allumé la lampe.
Mais il n'est pas grand-père pour rien, et ses trois petites-filles3 n'entendent pas quïl passe la soirée4 ainsi. Elles entrent tout doucement5 et le surprennent au milieu de sa lecture. L'une, à droite, monte sur le bras du fauteuil ; une seconde se précipite6 dans les jambes du vieillard qui laisse tomber le livre qu'il tenait à la main; la troisième, un pied sur un petit tabouret, la main sur l'épaule de grand-papa, lui dit à l'oreille: "Il nous faut une histoire, bon papa, une histoire ! "
Celui-ci veut d'abord refuser. Mais comment se soustraire aux pressantes sollicitations de ces trois gentilles petites filles ? Aussi, sans se faire prier plus longtemps, il leur raconte cette fable :
Le Soleil et le Vent.7
Un jour le soleil et le vent entrèrent en dispute pour savoir lequel des deux parviendrait8 le plus vite à faire ôter (= quitter) son habit à un voyageur9 qui marchait sur la grande route. Le vent prétendit10 être le plus fort et le voilà
1 Se livre?' a le sens de s'occuper avec une attention exclusif e. - Fém. pi. de cher. Cf. Gr., *H 31. 3 Cf. p. 50, n. 1 4 La soirée est la durée du soir entier. Cf. journée p. 75, n. 1. 5 Tout doucement = sans bruit. Doucemmt est l'adv. de doux. 6 Se précipite — court. 7 Le vent est un courant d'air plus ou moins rapide dans l'atmosphère. Quand le vent est extrêmement rapide nous avons une tmpéte. 8 Cond. prés, de parvenir. Cf. p. 12, n. 8 ; p 14 n. 4. et Gr., T 177. 9 Le verbe est voyager, le nom voyage. La personne qui voyage fait un voyage c-à-d. est en route d'un endroit à un autre, plus ou moins éloigné. 10 Passé déf. de prétendre.
Un bouton.
qui commence à souffler.1 "Oh! quel vilain2 vent!" dit notre voyageur ; "il paraît que le temps3 va changer, le ciel se couvre4 et j'ai bien froid: boutonnons5 notre habit jusqu'en haut." Il ferme son habit et hâte6 sa marche afin d'échapper7 au mauvais temps. Après un quart-d'heure le vent, fatigué de voir la persistance de cet homme à garder son habit boutonné, cessa de souffler. La nature redevint8 tranquille; la tempête était passée ; le ciel gris tout à l'heure9 était maintenant d'un beau bleu azuré ; le soleil reparut10 et se mit11 à darder (= lancer) ses rayons sur notre homme. Celui-ci, ne comprenant rien à ce changement subit (= soudain) s'écria:12 "Mon Dieu! quelle chaleur étouffante!13 il paraît que l'orage14 ne sera pas encore pour aujourd'hui ; mais je n'y puis plus tenir, dans ce gros habit de drap.15" Et le
Un tailleur prenant mesure d'un habit.
1 Souffler c'est pousser l'air, produire un courant dans Vair. On dit : Le vent souffle. 2 Vilain a ici le sens de désagréable, mauvais (le contraire de bon). 3 Le temps ici est Y état (= la condition) de l'atmosphère. 4 Si le soleil n'est pas visible pendant le jour on dit que le ciel se couvre, c-à-d. qu'il y a des nuages entre le ciel et la terre. 5 Les habits des hommes sont boutonnés avec des boutons. 6 Hâte (inf. hâter) = accélère, rend plus rapide. 7 Echapper = éviter ou se soustraire à. 8 Le passé défini de redevenir est : je redevins, tu redevins, il redevint, nous redevînmes, vous redevîntes, ils redevinrent. 9 Tout à l'heure = tout récemment. Cf. Gr., If 192. 10 Passé déf. de reparaître. Cf. p. 33, n. 11. » Passé déf. de se mettre. Cf. Gr., 1 184. Le sens de se meétre à est commencer à. 12 Passé déf. de s'écrier. u Étouffant — qui cause un sentiment d'oppression. u Un orage est une tempête accompagnée de tonnerre, d'éclairs, et ordinairement de pluie. 15 Le drap est une étoffe (— un tissu) fabriquée avec de la laine. La laine couvre les brebis (= moutons).
voilà qui ôte son habit, le pend1 au bout de son bâton et le porte sur son dos.2
"J'espère," dit le soleil au vent "que vous avez la preuve3 évidente de mon pouvoir." Le vent se retira, et pour ce jour il s'avoua vaincu.4
Vous m'avez dit l'autre jour que la terre est une planète parce qu'elle tourne autour du soleil:
La lune.
et qu'est-ce que la lune f II y a des personnes qui croient que la lune est un astre de même nature que le soleil. C'est une erreur, n'est-ce pas ? La
1 Pendre (= suspendre), ici, attacher un objet de manière qu'il ne touche point à la terre. 2 Le dos est la partie postérieure d'un corps. 3 La preuve est le substantif de prouver. 4 Part. pas. de vaincre (vainquant) . Cf. Gr., If 187.
lune est le satellite de la terre ; elle n'a pas de lumière à elle ; elle reçoit la lumière du soleil. C'est bien : voilà une observation qui montre que vous écoutez dans les classes de sciences. Mais continuez : n'avez- vous pas autre chose à dire ? Je sais encore que la lune, comme la terre, est couverte1 de hautes montagnes. On y peut voir d'2autres Alpes, d'autres2 Pyrénées. Et s'il est vrai que la lune est habitée, peut-être y a-t-il un autre Hannibal, un autre Bonaparte qui traversent ces Alpes pour aller surprendre l'Italie qui se croit en sûreté derrière ces hautes montagnes.
Vous me surprenez3 par votre enthousiasme et votre savoir (= science). Pour finir, vous lirez sans doute avec plaisir un petit poëme sur le sujet qui vient de4 nous occuper.
L'Enfant et la Lune.
Dis5-nous, lune vagabonde,6 Où vas-tu pendant le jour ?
— Mon enfant, je suis un monde, Et du tien7 je fais le tour.
Satellite8 de la terre, Je donne un pâle reflet9
1 Part. pas. de couvrir {couvrant). Cf. p. 29, n. 2. 2 La préposition de remplace ici l'article partitif passé qu'un adjectif {autres) précède le nom. Cf. Gr., ^ 00. 3 2ième pers. pi. ind. prés, de surprendre {surprenant, surpris). 4 Qui vient de nous occuper = qui nous a occupés récemment. Cf. P. L., p. 61, n. 4. 5 L'impératif entier de dire est dis, disons, dites. 6 Vagabond — errant. 7 Du tien = de ton monde. 8 On omet l'article devant le mot satellite, qui est ici en apposition. Cf. Gr., T 00. 9 Reflet = rêflection (f.).
96 COUKS DE FRANÇAIS.
Du soleil qui nous éclaire :
Je m'éteins1 quand il paraît.
Mais vous ne me dites pas qu'il est presque minuit ? Oh ! il est passé minuit ; il est une heure moins un quart. Oh ! oh ! il est temps alors que je vous souhaite le bon soir. Le bon soir après minuit ! Dites au moins la bonne nuit. Eh bien, bonne nuit, dormez bien ! Et vous aussi !
1 S'éteindre signifie ici disparaître. Cf. p. 00, n. 00
UBRARVOfCONS