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toutes les fois qu’ils tïeyenaient le sujet de là conversation; m^is les mêmes personnes ajou-
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tent qu’il considiirait l’abolition de la traite’ comme une mesure à'état et de haute politique. En conséquence, il pensait qu’il lui serait inconvenant, lorsqu’il livrerait un ouvrage au public, d’émettre son opinion particulière sur une question d’une telle importance, alors soumise à l’examen'de la législature.
Quelque sentiment que l’on puisse avoir sur la justesse de cette opinion, il est nécessaire d’observer que Park ne se conforma pas strictement à la règle' de conduite qu’il s’était prescrite; ou plutôt, que le système de neutralité qu’il professait, avait jusqu’à un certain point l’effet d’une opinion manifestée. Depuis la publication de ses voyages, son nom était constamment placé sur la liste des personnes qui, connaissant bien l’Afrique, ne favorisaient point l'abolilion de la traite. Les avocats du commerce des esclaves en appelaient toujours à son
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autorité, d’un air de triomphe, et, à ce qu^il semblait , avec Juste raison. Car, quoique de son aveu l’auteur s’abstînt d’éraettrc son opinion formelle sur les effets de ce tr^iÊc , le ton général de son ouvrage ne paraissait laisser aucun doute sur ses vrais sentimens. En effet, le silence sX un voyageur si éclairé sur un sujet qui nécessairement devait tant avoir attiré son atten- •\ion,éta t en lui-même une preuve suffisante que l’écrivain avait l’esprit mal disposé en fa-« vcur de l’abolition. A quelle autre cause attribuer ce fait constant : qve jamais dans son livre ^Park ne parlait du commerce des esclave®, -comme ayant la moindre part à la propagation de la bafbarie et des désordres intestins du con- * tinent de l’Afrique? Dans sa description pathétique des misères endurées par la caravane d'esclaves qu’il accompagna de Kamalia à la Gambie, pendant cinq cents milles, pourquoi n’avait-il fait aucune allusion à la cause évidente . et immédiate de ces souffrances, la demande
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d’esclaves par les trafiquans de la côte? Il faut se
ressouvenir encore qu’au temps où Park écrivit^ le commerce des esclaves fixait rallenlion générale, et était devenu le sujet de beaucoup de dissentimens et de discussions publiques. Cependant, ce sujet, si rempli d’importance et d’intérêt , n’est mentionné qu’une seule fois dans tout le récit du voyage, et est promptement écarté, après une observation légère et insignifiante (i);
(i) Le passage dont on’veut parler ici est si extraordinaire •, et apporte une telle preuve de l’influence son» laquelle l’ouvrage fut compose, qu’il rae'rite d’être transcrit. Apres une description de l’éta-l d’cs’clavage en Afrique , repro'senle* par l’auteur comme une sorte de mal necessaire , profondc’ment enracine’ dans les usages et les mœurs de ce pays ( mais sans la moindre allusion à la grande aggravation de ce mal , qui re’sulte du commerce d’esclaves fait par les Europe'ens), l’auteur termine ainsi ses remarques : ’
« Tels sont les traits generaux de ce système d’esela-