LXXXVII
4e sir Joseph Banks, qui fut aussi beaucoup consulté par Mungo Park et par le secrétaire d’état, et dont l’opinion parait avoir également été modérée et judicieuse. Sans affaiblir en rien les dangers de l’expédition projetée, qu’il regardait comme une des plus hasardeuses qui jamais eût été entrepi;ise , il ne croyait pas ces dangers supérieurs à ceux que l’on peut raisonnablement affronter pour parvenir à un but trèsimportant; observant, avec raison, qu’en général on ne devait espérer de grandes découvertes, en géographie , qu’en exposant ainsi la vie des hommes. La justesse de son opinion fut démontrée par l’évènement , puisque l’on verra dans la suite que la non réussite de l’entreprise fut plutôt due à des circonstances accidentelles, qu’à aucun vice du premier plan de l’expédition.
Après un mûr examen , il fut enfin arrêté que l’expédition se composerait de Park , de son beau-frère, M. Alexandre Anderson , qui aurait sous lui la principale autorité , et de M. Georges
( Lxxxvin )
Scott, employé comme dessinateur , avec petit nombre de constructeurs de barques et.
d’ouvriers. Aucune troupe d’Angleterre ne de* vait les accompagner; mais à Goréc, ils devaient prendre un certain nombre de soldats du corps africain , en garnison dans ce lieu , et qui seraient disposés à faire volontairement ce sert vice.
M. Anderson et M. Scott, associés de Park pour celte expédition , étaient des jeunes gens fort instruits , et d’un excellent caractère. Le premier avait acquis , dans son état de chirurgien, uue expérience de plusieurs années; l’autre était un artiste qui annonçait beaucoup de talens. Nés tous deux dans le comté de Selkirk , ils étalent compatriotes aussi bien qu’amis de Park ; et il leur avait inspiré une grande ardeur pour l’entreprise à laquelle ils allaient prendre part.
L’expédition étant ainsi limitée, quant à sa nature et à son but , i! n'était plus besoin que