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coup. La chaleur, en ce moment, est modérée, et tout le monde se porte bien. »
A Edward Cooke , écujrer, sous secrétaire d’Etat pour le département colonial, .
Jillifrfee, ririère de Cambie , le 9 arril i8o5.
Monsieur, • . .
« C’est avec un grand plaisir que je saisis l’occasion de vous envoyer un récit général de nos opérations depuis notre départ d’ Angle*' terre.
« Nous avons euune traversée fort ennuyeuse
jusqu’aux lies du Cap-Vert.' Des tempêtes et
des vents contraires nbus ont retenus dans la
baie de Biscaye , de sorte que nous ne sommes
arrivés à St.-Jago que le 8 màrs. Je m'occupai aussi tôt d’acheter des ânes, du blé, du foin, etc.; et je réussis si bien, que le i8 j’avais embarqué quarante-quatre ânes, avec une grande quantité de blé et de foin. Le capitaine du transport dé*’
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clara que , pour la sùrelé du vaisseau , il ne pouvait rien recevoir de plus. Nous mimes à la voile pour Corée, le 21. Tandis que nous reprenions notre 'route, six vaisseaux anglais, dont un à trois ponts , entrèrent dans la baie. Ils ne nous parlèrent point : l’un d’eux avait au ’ mât de misaine un pavillon bleu d’amiral.
« Nous aperçûmes la côte d’Afrique le a 5 , et jetâmes l’ancre dans la rade de Corée le 28.
« Je débarquai aussitôt ; et ayant remis mes dépêches au major Lloyd, je conférai avec lui sur les encouragemens qu’il fallait offrir aux troupes. Nous convînmes que rien ne les déterminerait mieux qu’une double paie pendant le voyage , et un congé au retour. Un ordre du jour fut , en conséquence , adressé , â ce sujet ^ à la garnison, et, eu peu de Içraps, presque tous les soldats offrirent volontairement leurs services. Le lieutenant Martyu , du corps royal d’artillerie , s’étant également offert , je pensai
qu’il me serait avantageux d'avoir un officier
connaissant les homnies de la place, et capable de m’aider à choisir ceux qui supporteraient le mieux la fatigue. J’acceptai donc ses services aux conditions mentionnées dans la lettre de lord Camden. Le capitaine Shortland, commandant la frégate l’i^care«t7, a permis à deux de ses meilleurs matelots d’aller avec moi en qualité de volontaires , pour nous aider à équiper et à conduire nos vaisseaux de guerre nigriliens. Je leur ai donné les mêmes encoucouragemens qu’aux soldats, et j’ai assuré de semblables avantages aux quatre charpentiers que j'avais emmenés d’Angleterre , afin que tous ces hommes fussent soumis |f des règles et à uue discipline communes. '
(( Le matin du 6 avril, nous embarquâmes les soldats au nombre de trente-cinq hommes.
Ils sautèrent dans les chaloupes avec la plus franche allégresse, et dirent adieu à Corée par des huzzas répétés. Je crois quë tous les hommes de fa garnison se seraient embarqués aveç le plus
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^r«nd plaisir ; imis toutes mes pffre& ne purent engager un seul nègre à m'açcompagner. Je dois donc n'espèrer d’avoir des interprètes qu’à la Gambie J et. je me persuade que je pourrai en louer QU en acheter trois ou quatre en remon» tant celte rivière. J’enverrai un compte particulier de toutes les aflaires de finances par le re-^
tour du transport.
MungoPark,
f A sir Joseph Banks.
Kayee , ririère de Gambie , le aâ arril i8«5.
Mon cher ami^
« Vous apprendrez , je le sais, avec plaisky que je suis en bonne santé , et que je vais en avant avec tout le succès qub je pouvais raisonnablement espérer. Dans ma lettre à lord Cam* den , j’ai rendu compte , eh peu de mots , de ■mes opérations dfepuis mon dép§rt d’Angleterre. J’ai prié sa seigneurie de vous montrer
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celte l<^re. Vous verrez par celle-ci que j’ai
fort peu de temps pour m'occuper d'histoire naturelle; mais de crainte que vous ne pensiez que j’ai entièrement négligé cette étude, je vous ai envoyé quelques objets dans une malle, qui arrivera, j’espère , en bon état. Les plus remai'quables sont :
« 1° Le fang jani , ou arbre qui brûle de lui-même , de Gorée. Il croît en abondance sur les bords de la Gambie , entre Yanimarou et Kayee, et nulle part ailleurs. Il brûle certainement par quelque moyep intérieur que j’ignore. Peu de naturels l’ont vu en feu ; mais tous ceux qui ont remonté la Gambie, conviendront que ces buissons brûlent dans des lieux où aucune créature humaine ne pourrait y mettre le feu , etqù l'herbe d’alentour n’est pas brûlée. Je vous ai envoyé un tronc brûlé, deux sommités et un fruit (i).
(i)' Les c’chantilIoQs de plantes dont Fark fait men-
tiondans sa lettre, arrivèrent à sir Joseph Banks. L’exa—
« a® Le kinç j comme. i’appellenMbâ aalu- .rêls. J'envoie une branche avec $on fruit de ce fcino , arbre gommeux , et un 'morceau - de sa gomme. On n’exporte point maintenant celle
-men du /ang j/tni put d’hèbilcs botanistes, rectifia , comme on va le voir , l’erreur dans laquelle Park et les nègres e'taient tombes au sujet de ce ve'ge'tal^
• On reçut, sous le nom de Jiang jani, quelques bran» cbes d’une espèce de pandanus , qu’on ne put exacte» meut classer, parce que les parties delà fructification 'manquaient. Les rejetons et les bases des feuilles étaient noirs et fanèt , et rresseuîblaient à des feuilles et des branches qui auraient été' exposées à l’action du fen. Cependant , les feuilles an-dessus de leurs bases étaient .vertes , quoique sèches- Après un exutnen plus attentif,, les parties qui avaient l’apparence du charbon , paru-
rent diOërer entièrement de cette substance } car elles ne noircissaient point le papier lorsqu’on les frottait dessus. D’ailleurs , il était tout. à fait incro yable que les jeunes rejetons et les bases des feuilles s’enflammassent, -lorsque l’cxtrcmitc de ces mêmes feuilles, beaucoopt moins substantielle que les rejetons , aurait été entière-^
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gomme de T Arabie quoiqu’il fût facile d’y en recueillir une grande quantité (i). * ‘
. « 5® Le tribo, racine avec laquelle les natu- . rels teignent leur cuir en jaune; elle n’est pas ‘ en fleur dans cette saison.
oient exempte dej’action du leu , puisqu’elles n’en gffraient pas les moindres traces.
On poussa plus loin encore les examens , et la couleur noire parut être occasionne'e par une maladie de la plante , de même nature que la nielle des grains , et ■provenant d’un fungus parasite , probiablement ds^la nature du pucçinia d’Eumpe. On ne put en déterminer l’espèce caofe de l!éut avancé. de la «roûsance des plautcs. Cette explication s’accorde fort mal avec les déclarations des nègres , qui affirment avoir vu souvent dans les bois des feux occasionnés par l’inflammation spontanée de ces arbrisseaux ; mais la lettre de M. Park dit « que peu de ces naturels les ont vus en feu. »
(i) L’origine du kino , drogue admise depuis longtemps dans le« pharmacies de l’Europe , était inconnue « avant que M. Park envoyât un échantillon de la plante