CXVII
dysenterie le 8 . Le i 5 ,'il arriva sur les'bords de la Gambie , et vers cette époque perdit un de ses soldats , mort d’épilepsie.
Le 26 , la caravane éprouva un accident singulier, presque incompréhensible pour des Européens , par l’attaque d’un essaim considérable d’abeilles J il en résulta que beaucoup d’hommes furent grièvement piqués , et que sept des bêtes de somme moururent ou s’égarèrent. De plus , un feu qui , par accident , s’alluma dans la confusion générale , fut près de brûler tout le bagage. Pendantenviron une demi-heure il sembla que les abeilles eussent mis lin à l’expédition ( 1 ).
Le 22 mai, Park arriva à Badou. Il dit qu’il y eut occasion d’envoyer deux lettres en An-
(1) Park fut témoin d’un accident semblable , résultant d’une attaque d’abeilles , mais moins grave que celui-ci , lorsqu’il voyageait avec la caravane d’esclavcs de Kamalia à la Gambie > il le raconte dans sa relation.
( cxvni )
gleterfe , par la voie de la Gambie. Ces lettres étaient adressées à sir Joseph Banks etàmistress Park. V oici leur contenu :
A sir Joseph Banks.
Badou , près Tambacunda , le 28 mai i8o5.
« Un slatee part d’ici, dans peu d’heures, pour la Gambie, et je l’ai payé afin qu’il suspendit la marche de ses ânes , jusqu’à ce que j’aie écrit quelques lignes. Jusqu’ici notre expédition a été aussi heureuse que j’aurais pu l’espérer. Un court aperçu de notre voyage vous montrera où nous sommes. »
( Ici suivent les noms des lieux où la caravane s’arrêtait chaque nuit : ces particularités sont
pleinement détaillées dans le Journal. )
« Nous allons ce soir à Tambacunda. Vous ne devez pas penser, mon cher ami, d’après ' cette rapide esquisse, que j’aie négligé les observations astronomiques. J’ai observé la latitude