‹ Second voyage de Mungo Park dans l'interieur de l'Afrique, pendant l'année 1805 précédé d'une notice historique et biographique sur la mort de ce celébre voyageurChapitre 53 sur 86 · CXIX · texte numérisé non relu

CXIX

tous les deux ou trois jours ; j’ai observé également trois éclipses des saielliles de Jupiter , qui établissent la longitude ^ar le moyen de la montre marine jusqu’au dernier mille. J’ai vu hier, pour la première fois depuis mon retour en Afrique, une grande quantité d’arbres shea, dont le fruit n’était pas encore mûr. Le cours de la Gambie est porté sur ma carte trop au sud. J’^i déterminé presque tout son cours. Je vois que mes premières marches à pied n’ont pas été assez évaluées; quelques-unes d’entreelles me surprennent quand je fais le même chemin à cheval. Sibikillin est^36" à l’estdu lieu où il est placé sur la carte. Je me propose d’envoyer à lord Camden , de Baniserile , un rapport abrégé de mes opérations journalières; mais je demande que rien ne soit publié jusqu’à mon retour en Angleterre. L’affaire sera décidée sous peu de temps.

U J’espèrqarriver au Niger le 27 de juin. Excusez ce griffonage , tracé à la hâte ; il n’a d’autre

( cxx, )

but que de vous faire savoir que je suis encore vivant, et avançant dans mon voyage. Veuillez faire savoir à M. Qjckson que je me porte bien, »

4 mistress Park.

Badou , le aç mai tSo5.

« Je m’estime heureux de vous informer que

nous sommes parvenus à la moitié de notre voyage, sans le moindre accident, ni aucune circonstance fâcheuse. Nous sommes tous en

bonne santé, et on ne 'peut mieux avec les naturels. J’ai vu j^iusieurs de mes vieilles connaissances, et Je suis par-tout bien reçu. Nous espérons avoir fini tous nos voyages par terre vers le 27 juin ; et quand nous serons uije fois sur le Niger, nous concluérons que nous nous embarquons pour l’Angleterre. Je n’ai jamais eu la moindre maladie , et Alexandre est tout à fait délivré de ses maux d’estomac.

« Le porteur de cette lettre n’attendra avec

Page 1