‹ Second voyage de Mungo Park dans l'interieur de l'Afrique, pendant l'année 1805 précédé d'une notice historique et biographique sur la mort de ce celébre voyageurChapitre 6 sur 86 · XIX · texte numérisé non relu

XIX

«leurs semMües j à travers un pays montagneux ^t difficile, il yint à Kamalia, dans le pays'des Mandingues, le i6 septembre. Il fit à pied la dernière jDartie de son voyage , ayant été obligé d’abandonner son cheval, épuisé de fatigue et hors d’état de marcher davantage.

• Comme ilavaitsupporté toutes les incommodités de la saison pluvieuse, et que la fatigue l’avait accablé, sa santé, à différentes époques, s’était trouvée sérieusement altérée^ Aussitôt après soa arrivée à Kamalia, il eut une maladie grave et dangereuse qui le retint au lit pendant plus d’un mois. 'Il dut la conservation de ses jours à l’hospitalité et à la bienveillance du nègre Karfa Taura, qui le reçut dans sa maison, et dont la famille soigna Parkavecla plus affectueuse sollicitude. Lors de la dernière mission de Park en Afrique , cet excellent homme * apprit qu’un blanc voyageait dans le pays; il s’imagina que c’était Park, entreprit un voyage de six jours pour le joindre, et , rencontrant la caravane à ♦

Bambakou , il fut très-channé de revoir soA ami (i).

Park avait encore un espace de cinq cents milles à traverser, pour la plus grande partie dans une contrée déserte, avant de pouvoir gagner sur les bords de la Gambie aucun pa^s ami. 11 n'eut d’autre ressource que d'attendre avec patience la première caravane d’esclaves qui ferait la même route. Ce ne fut qu’à la fin ^d’avril 1797 qu’une cofHe, ou caravane, partit .de Kamalia, sous la direction de KarfaTaura, dans la maison duquel il avait demeuré pendant sa longue résidence de plus de sept mois en ce lieu.

La coffle commença sa marche vers l’Occident, et, le 4 de juin, arriva sur les bords de la .Gambie. Ce voyage , très-fatig^t et très- difficile, fournit à Park les occasions les plus affligeantes de connaître les misères endurées par

(0 Voyez chapitre V.

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