‹ Second voyage de Mungo Park dans l'interieur de l'Afrique, pendant l'année 1805 précédé d'une notice historique et biographique sur la mort de ce celébre voyageurChapitre 75 sur 86 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Départ de Kayee. — Arrive'e à Pisania — Préparatifs et départ pour l’intérieur. — Samee. — Paiement .à Mumbo-Jumbo. — Arrivée à Tindey; manière de teindre le coton en cet endroit. — Départ de Tindejr.

— Passage de la Crique Wallia. — Koutakonda. — * Madina. — Tabajang. — ïtoyaume de Jamberou. — Visite du fils du roi. — Tatliconda. — Visite du fils

" du dernier roi de Woolli. — Arrivée à Madina , ca-

■ pitale de Woolli. — Audience du roi j sa conduite peu amicale. ~ Présens faits à Ini et à ses courtisans.

— Barraconda. — Bambakou. — Kanipe j conduite inhospifalière^de ses habitans. — Knssai. — Arbres

■ de Nitta; restrictions à leur égard. — Entrée dans les bois de Simbani ; précautions qui y sont prises ; sacri.

fiee et prières poiiç le snccès de l’entreprise. — Bords

de la Gambie. — Crocodiles et hippopotames. — Arrivée à Faraba. ^ Perte d’im des soldats. — Rivières Picaolico et Nerieo.

27 avrU iBo5. A DIX heures du matin nous partîmes de Kayee. Le Croissant, le Washington et le vaisseau de M. Ainsley nous firent l’honneur de nous saluer à notre départ. Le jour était fort chaud ; ét quelques-uns des ânes n’étant pas accoutumés à porter des fardeaux , rendirent notre marche très -fatigante et trèsincommode. Trois d’enlreux s’enfoncèrent dansun champ de riz bourbeux , environ à deux milles à l'est de Kayee; et tandis que nous nous occupions à les en retirer , notre guide et les gens de la tête de la marche avancèrent tellement, que nous les perdîmes de vue. Peu de temps après , nous atteignîmes environ douze soldats, avec leurs ânes; ils étaient également restés en arrière ; et, craignant de s’égarer, ils avaient fait halte pour nous attendse. Nous prîmes le chemin.de Jonkakonda, où nous arrivâmes à une heure. N’y trouvant pas le lieutenant Marty n, non phis qu’aucun des hommes

qui étaient en avant, nous conclûmes qu'ils . étalk^nt allés par New-Jermy, etc. En conséquence , nous louâmes un guide , et con linuâmes notre marche. Nous fîmes halle pendant quelques minutes, sous un grand arbre, au village de Lamain-Cotlo , pour permettre aux soldats de se rafraîchir ; de là , nous marchâmes vers Lamain, où nous arrivâmes à quatre heures.

Nos gens étaient très'fatigués ; ils avaient voyagé tout le jour, sous un soleil vertical, sans un souffle de vent. Le lieutenant Martyn et le reste de ^la troupe arrivèrent à cinq heures et • demie, ayant pris leur route par New-Jermy.

Arrivés' à Lamain , nous déchargeâmes les ânes sous un vaste arbre bentang , à Torient de la ville. Le slatee , ou chef de ce district du royaume de Kataba, vint me saluer, et me pria défaire placer les ânes et les paquets sous un autre arbre , parce que , disait-il , si nous dormions dessous , nous serions tous morts avant le lever du soleil. Je ne pus comprendre ce qu’il voulait dire : il me prit par la main , me conduisit à une des larges entailles faites dans la racine

de l'arbre, me montra trois pointes de lancé qui paraissaient avoir été teintes de sdng, épaffses au milieu de cendres d’ossemens , et environ-^ nées d’une corde à moitié brûlée. Je fis porter les paquets sous un autre arbre ; j’oft’ris au slatee un baril de liqueur,. et je reçus en retour un jeune bœuf. Nous fûmes obligés d’acheter de l’eau ; les puits de la ville étaient presque à sec. Je dormis fort bien sous l’arbre. t

a8 avril. Au point du jour, nous partîmes pour Pisania. Nous traversâmes deux petites villes de Foulahs et le village de Collin, et arrivâmes sur les bords de la Gambie à onze heures et demie. Nous fîmes halte et donnâmes à nos bêtes de l’eau et du foin. Nous fîmes cuirenotre dîner, et nous reposâmes jusqu’à trois heures j alors nous nous mimes en route , et arrivâmes à Pisania

au coucher du soleil. Nous fûmes reçus chez

M. Ainsley. Comme son schooner n’était point encore arrivé avec notre bagage, j’achetai du grain pour nos bêtes, et un jeune bœuf pour les soldats.

29 avril» J’allai présenter mes respects à la

darnp Camilla (i). Elle fut très- surprise dô me voir entreprendre un nouveau voyage dans l’intérieur du pays. . ‘

5o avriL Le schooner de M. Ainsley arriva: nous commençâmes aussitôt à débarquer les bagages et le riz. Nous limes rem- ' bourer de foin les- selles de nos ânes , et nous pesâmes nos paquets. Il se trouva qu’après toutes les réductions , nos ânes ne pouvaient porter notre bagage. M. Ainsley nous en fit acheter cinq autres.

mui. Nous attachâmes et marquâmes nos paquets.

2 mai. Noos achetâmes trois ânes , et un jeune ’bœuLpour nos gens»

3 mai. Nos emballages se terminèrent , et

• tout fut préparé pour continuer le voyage. »

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