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Secours agricole aux alliés

Je suis heureux de joindre ma voix au concert d'éloges dont les bons et utiles travaux de la société d'industrie laitière d'Ontario-Est viennent d'être l'objet. Tous ont droit à ces louanges, fromagiers, beurriers, cultivateurs, et leurs femmes et leurs familles qui tous ont fait leur part et tous exécuté leurs travaux avec une même diligence et une intelligence toujours croissante. Ceux qui ont fait le plus de progrès et qui, par conséquent, ont rendu le plus de services aux autres, tireront de la satisfaction personnelle qu'ils ont éprouvée, des avantages beaucoup plus considérables que ne représentent leurs gains en argent. Le service public, les occupations privées, sont rétribués de différentes manières. Les uns acquièrent des biens sous une forme ou sous une autre. Il y a en qui ne mesurent leurs succès que par les bénéfices matériels qu'ils ont pu acquérir et qu'ils gardent, mais nous ne devons jamais négliger de faire entrer en ligne de compte les autres résultats du travail consciencieux, honnête et intelligent: le développement de l'esprit, proportionnel au développement des récoltes, -le développement de l'intelligence, qui s'accroît avec les revenus de la ferme; la capacité de production qui augmente à mesure que l'on produit plus; les conditions de la vie enfin, qui s'améliorent aussi bien à la ferme, dans la maison du cultivateur, qu'à la fabrique. Et j'aime à croire qu'il y a également progrès dans la qualité de la vie elle-même, dans le caractère, l'intelligence, la bonne volonté, le désir et le pouvoir de coopérer pour le bien commun. On prend un intérêt plus large, plus actif à l'instruction des enfants de la campagne, à l'amélioration des chemins, on éprouve le désir de faire de la campagne un lieu de résidence plus agréable, où l'on puisse vivre d'une façon plus confortable. Ce sont là des avantages qui ne paraissent pas dans la comptabilité, dans la statistique de la production ou dans les cours du marché, mais qui n'en sont pas moins au nombre des plus grands biens que les cultivateurs trouvent en développant leur industrie et en se développant eux-mêmes.

Mais je ne suis pas venu vous parler d'industrie laitière aujourd'hui. Je veux vous parler de scènes bien éloignées de la tranquillité de cette salle et de la vie paisible des laitiers. Je vous entretiendrai des choses que j'ai vues et éprouvées en parcourant l'Angleterre et la France, en août et septembre dernier.

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