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LE SERVICE MÉDICAL CANADIEN

Ma visite en Angleterre et en France me donna l'occasion de voir quelque chose du service médical canadien, un peu du travail du corps médical de l'armée royale anglaise et du service des hôpitaux français pour les blessés. L'ordre, la propreté sanitaire et la bonne santé des hommes dans les camps ne sont pas l'effet du hasard, ce sont les résultats de l'intelligence, du savoir et de l'industrie, organisés pour s'appliquer à toutes les sortes de situations et en tous temps. Les états majors sanitaires et médicaux ne semblent jamais penser à eux-mêmes, à leur propre confort. En plein milieu de l'été, il n'y avait à la fois que 22 cas de fiève typhoïde dans l'armée anglaise en France, et cette armée était alors au nombre de un à deux millions d'hommes.

J'ai vu toute la chaîne du service médical; depuis les ambulances automobiles chargées de blessés derrière la portée habituelle des obus, jusqu'aux hôpitaux et aux asiles de convalescents, en Angleterre et en Ecosse. L'organisation est merveilleuse. Les hôpitaux qui comprennent chacun de 800 à 1,200 lits sont des modèles d'ordre et de propreté. L'un de ces hôpitaux avait reçu 500 blessés de la Somme le matin même de notre visite. Rien ne paraissait faire défaut. Mais ce sont surtout les docteurs et les garde-malades qui s'imposent à l'attention. Le contact continuel avec les blessés n'a pas engendré l'indifférence, mais plutôt le calme tranquille de la force et de la douceur maîtrisée. La profession médicale canadienne s'est créé une nouvelle noblesse par les services éminents, où les hommes et les femmes ont déployé tant de grandeur. Les hôpitaux des universités canadiennes se classent au premier rang par les services utiles qu'ils ont rendus. À partir du premier jour,. ils ont gagné pour eux-mêmes, pour leurs universités et pour le Canada, le plus grand respect et les plus grands honneurs,

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