CHAPITRE III
EFFETS DES INJECTIONS RÉPÉTÉES DE CORPS TENSIO-NÉGATIFS SUR LA DIURÈSE DU LAPIN
Sur un lot de 4 lapins nous avons tenté de provoquer des modifications durables du fonctionnement rénal au moyen d’injections répétées pendant plusieurs jours.
Après une mise en observation qui a duré 6 à 7 semaines, ces animaux ont reçu quotidiennement dans la veine marginale de l’oreille pendant 15 jours consécutifs : le premier 5 cc. de la solution aqueuse d’octanol ; le deuxième la même dose d’une préparation analogue de linalol ; le troisième 1 cc. de la solution aqueuse à 1 % d’oléate de soude, et le dernier la même dose d’une solution aqueuse à 1 % de cholalate de Na.
Mais, malgré un régime aussi égal que possible, de telles variations sont apparues spontanément dans la diurèse aqueuse (qui passait du jour au lendemain de 325 à 25 cc. par exemple) chlorurique ou azotée, qu’il fut impossible d’étudier l’action sur le rein des corps employés. Les variations observées à ce moment furent du même ordre que celles qui s'étaient
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produites spontanément. Tout au plus peut-on dire que ces injections n’ont pas nui au fonctionnement rénal.
Quant à l’étude de la T. S. du sang, elle fut rendue très difficile par la presque impossibilité de recueillir du sang dans des conditions satisfaisantes. En outre la T. S. du sang est très variable chez le même lapin, et nullement identique sur deux animaux.
On voit donc que, là comme pour les divers constituants du sang ou les diverses sécrétions, le lapin se montre un animal physiologiquement des plus variables.