II. — Urines. Epreuves de Volhard
21-12-34 9-1-35 6-2 21-2 Concentration, volume. 1.135 cc. 1.420 cc. 1.308 cc. 1.032 cc. Densité maxima - . .. 1.015 1.017 1.014 1.016 Dilution, volume (1.000 cc. de boissons .... 565 cc. 645cc. 577 cc. 514 cc. Densité minima .. . .. 1.001 1.003 1.003 1.002
En conclusion, néphrite chronique hypertensive, avec hyperazotémie et poussées œdémateuses, chez un sujet de 19 ans. Pendant une première série d’octanol, léger accroissement de la diurèse, et ensuite, sensible augmentation de l'élimination de la P. S. P.:(20 à 50 %).
Puis après une seconde série pendant laquelle la diurèse fléchit (infection intercurrente ?) la P. S. P. passe de 66 à 10 %. L’urée sanguine a suivi une marche sans cesse crois-
sante.
Tension superficielle Urines Date sang total Observations Volume
Dyn. 5m. 24h. p. 1 déc. 56,5 54,2 49,4 Du 25 déc. au 8 janv.: 1.250 1,75 janv. .. 62,4 61,9 48,5 octanol. 1.700 1,40 janv. .. 53,8 53,8 47,5 1.750 4,20 janv. . 60,5 59,5 51,9 2.125 4,75 janv. . 60 58,6 49,9 1.250 3,86 FÉVR 07,1 4 rs févr. du Le su DRE UIA EEE CES ne
? É É tanol. ; À Angine.
févr. 56,2 53,3 46,1 2.000 4,33 mars .. 59,5 58,1 52,8 Rhinopharyngite.
mars .. 58,6 56,2 50,9
Bouillaud, n° 28, pour céphalée et hypertension.
Obs. 9. — Mme Mer.…., 31 ans, entre le 8 mai 1935, salle
A l’âge de 20 ans, Mme Mer. a une crise d’appendicite, opérée à froid un mois après. Au bout de trois mois se déclare une « péritonite tuberculeuse » qui évoluera pendant trois
ans. Mais un an après le début de cette affection apparaît une céphalée occipitale intense, intermittente d’abord, puis continue, pulsatile, surtout nocturne avec enflure du crâne. Elle s’accompagne de délire, de photophobie, d’hyperacousie, de raideur de la nuque et de frissons avec température à 40°.
Depuis cette époque, d’une façon constante Ja malade accuse de la céphalée. Celle-ci survient par crises le soir et la douleur est localisée à une petite zone fixe du pariétal gauche. De temps en temps, poussées fébriles. Puis sont survenus des vertiges, des bourdonnements d’oreille, des palpitations en même temps qu’un amaigrissement rapide. À noter que la malade a toujours été bien réglée. abondamment même.
Le 8 mai on se trouve en présence d’une femme au teint terreux, extrêmement amaigrie (38 kg.), nerveuse, trémulante. Elle se plaint sans cesse de maux de tête. Sa nuque est raide ; il existe une photophobie marquée et une hypersensibilité de la région pariéto-occipitale gauche. Réflexes tendineux vifs ; pas de signe de Babinski. Pas de troubles de la sensibilité ni de la motilité. Pouls rapide, 110 à 130, instable. Bruit de galop. Souffle systolique de la base avec éclat du deuxième bruit. Artères scléreuses.
T. A. très variable : 27-14 (Vaquez) à l'entrée, s’élève au moindre effort. Foie gros. Quelques râles au sommet du poumon droit. Pas d’œdème. Température entre 37° et 38°. Traces d’albumine dans les urines ; U. S. : 0,76 le 8 mai. Elimination de la P. S. P. (voie intraveineuse 30 m.), 25 % le 12. Temps de saignement : 8 min.; de coagulation : 4 min. 30. B.-W. négatif dans le sang.
Numération globulaire (23 mai) : hémoglobine 70 % ; G. R. 3.815.000; G. B. 26.080; polys neutro 72, éosino 1, moyens monos 7, lymphos 2, monocytes 18.
Examen du fond d’œil (20 mai) : rétinite albuminurique ; pas de stase.
Radio du crâne : selle turcique normale.
P. L., 11 mai : lymphocytes 0,4, albumine 0,35.
Evolution :
Malgré les saignées, l’ouabaïne intraveineuse, la coramine,
l’état s'aggrave très rapidement. Octanol du 18 au 29 mai. Des
FES [Su C2
crises de dyspnée deviennent de plus en plus fréquentes. A partir du 25 elles sont subintrantes et s’accompagnent de congestion des bases. La céphalée ne cède même pas à la morphine ; un état syncopal survient le 22 lors d’une tentative de radiographie.
Le pouls toujours très instable varie entre 110 et 150 ; la T. A. entre 22-13 et 28-18 ; la température monte à 38°5 39° ; la diurèse diminue : de 1.000 à 1.500 cc. au début, elle tombe à 500 et 250. L’albuminurie est de 1 à 2 gr.; l’urée sanguine s'élève : 0,73 le 16 mai, 1,33/le-25;.1,524le 29 7a.P..S'P'est de 5 % le 16 et le 18 mai (voie intraveineuse).
Le 30 mai la malade, de plus en plus cachectique et prostrée, est emmenée par sa famille.
En résumé: Hypertension et néphrite chronique évoluant rapidement chez un jeune sujet. L’octanol n’a eu aucune action sur les signes fonctionnels, la T. A., ni sur les éliminations rénales.
Tension superficielle Date sang total Observations Urines Dyn. 5 m. 24h
EP 000 ENS ED 51,9 500 MAS 00 000 046) 1.250 Mail. 59,5 57,60. 51,9 Avant octanol.: 1.000 a co GO Et dy 750 mai ... 58,1 56,6 49,4 Du 18 au 29 : octanol. 250 A O7 02 OA CL 500
Obs. 10. — M. Del.…., âgé de 36 ans, garçon de café, entre le 15 mars 1935, salle Pasteur, n° 1, pour une néphrite chronique.
Début en décembre 1930 par un œdème important des membres inférieurs survenu rapidement sans fièvre, accompagné d’albuminurie. U. S. : 0,65 0/00 ; hypertension ariérielle (?), céphalée. Le régime déchloruré réduit rapidement cet œdème. |
En 1932 quelques maux de tête. T. A. : maxima 18 : U. S. : 0.55 ; urines albumineuses. :
En février 1934, T. A. est à 20, son U. S. à 0,55 ; il n’a pas d’œdème. On porte alors à l’Hôtel-Dieu le diagnostic de néphrose lipoïdique et on la traite pendant l’année 1934 par de l'extrait thyroïdien.
Au début de 1935 l’état s'aggrave :
— Amblyopie progressive de l’œil droit, puis du gauche.
— La céphalée s'accroît rapidement, empêchant le sommeil.
— Un peu d’œdème malléolaire survient le soir.
— De la dyspnée d’effort apparaît.
À son entrée le malade est pâle et fatigué, il a maigri de 4 kg. en six mois, il n’a pas d’œdème. Poids : 56 kg. 750. La température est à 37°5 ; le pouls à 100, régulier. Au cœur : bruit de galop et clangor aortique. A la radio : gros ventricule gauche. T. A. : 22-14 au Vaquez. Foie un peu gros, légère congestion des bases des poumons avec expectoration (pas de B. K. même après homogénéisation). Rien d’anormal par ailleurs.
Fond d’œil (30 mars) : rétinite azotémique grave avec lésions très étendues : étoiles maculaires, plaques blanches de neuro-rétinite. Pas d’hémorragie.
Urines très abondantes (2.000, 3.000 cc.) très pâles, 1 à 2 gr. d’albumine, nombreux leucocytes, quelques hématies. P. S. P. (intraveineuse, 30°) moins de 10 % le 16 et le 21 mars.
Sang : 16 mars : U.S. 1 gr. 28 ; cholestérine 1 gr. 80 0/00.
Numération :
FÉMOSIODINER MEN CR ETC ehnenr ee 40 % FÉMALES ET ec mers orme 2.480.000 LEMCOME ST er 17000 mao onor 11.900 POIVSATEUTTONERE RER re 76 % POS TCOSIDO ER RC RC nie 1 % GrandSEMONnOS PRET NC CE LE ee HE MOYENS EMONOS EEE EC ec: 7 % VOD O SR nm cc 9 % Evolution :
a) Du 15 au 21 mars : régime normalement salé ; 1/4 de mmgr. d’ouabaïne I. V. chaque jour.
1° La diurèse passe progressivement de 2.000 le 16 à 3.250 le 19, puis retombe à 2.500 le 21.
— La concentration en NaCl par litre varie de 4 gr. 50 à 7 gr. 50.
— La quantité de NaCl émise en 24 heures monte de 9 gr. 80 le 16 à 15 gr. le 18, à 24 gr. 70 le 19, puis se tient à 13 gr. 20.
2° Le poids reste invariable : l’état du malade s'améliore un peu. Mais la T. A. ne subit que des variations faibles et temporaires et l’urée sanguine monte à 1 gr. 47 le 19.
b) Du 22 mars au 2 avril (date de sa sortie) le malade reçoit 9 injections de 10 cc. d’octanol ; même régime salé.
1° La diurèse journalière reste comprise entre 2.500 et 3.000 cc. du 22 au 29 mars (avec une chute passagère à 1.500 le 27). Toujours 1 gr. d’albumine.
— La concentration en NaCI par litre ne change pas (entre 4 gr. 50 et 7 gr. 80) ; la quantité de NaCIl en 24 heures non plus (entre 13 et 20 gr., sauf le 27 : 8 gr. 50).
— La concentration en urée reste invariable (6 gr. environ) et la quantité d’urée en 24 heures aussi (entre 12 et
— L’élimination de la P.S. P. (I. V. 30°) est nulle le 30 mars.
2° Le poids ne varie pas.
3° L'état du malade ne subit aucune modification. Sa T. A. se fixe autour de 21-14 (Vaquez). L’urée sanguine continue son ascension : le 26 mars 1 gr. 49, le 3 avril 1 gr. 78. Examens complémentaires :