‹ Sécrétion Rénale et Tension SuperficielleChapitre 9 sur 69 · MESURE DE LA TENSION SUPERFICIELLE · texte numérisé non relu

MESURE DE LA TENSION SUPERFICIELLE

Quel que soit l’intérêt d'explorer les phénomènes de surface, il faut bien reconnaître que, malheureusement, il nous est impossible, comme le fait remarquer Hercyk, de mesurer la T. S. des cellules entre elles et même des humeurs vis-à-vis des cellules. Et lorsque nous étudions la T. $S. du sang, de la bile, de l’urine, c’est par rapport à l’air que nous le faisons. Rien ne prouve que les variations que nous observons ainsi se retrouvent au sein de l'organisme, au contact des parois cellulaires. Et les mesures faites à la limite de deux liquides n’ont aucune raison d’être plus proches de ces derniers phénomènes.

Cette critique, si elle empêche de conclure des modifications observées à celles qui pourraient se passer dans l'intimité des tissus, n’enlève pas son intérêt aux recherches concernant la T. S. des liquides de l'organisme. En effet, lorsqu’à des modifications constantes, nettes, de la T. S. d’une humeur (le sang en particulier) vis-à-vis de l’air, correspondent des phénomènes physiologiques toujours les mémes, le fait conserve son intérêt du point de vue de

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l’expérimentation physiologique et médicale, bien qu’il ne permette pas au physicien d’établir des rapports précis.

Avant de décrire la méthode de mesure de la T.S. il nous faut rappeler rapidement l’existence d’une tension dynamique et statique.

La T. S. nous l’avons vu, est due à une inégalité de concentration en surface et en profondeur, des molécules tensio-actives. Mais cette concentration par adsorption n’est pas instantanée, au moins dans les solutions contenant des colloïdes. Elle débute très rapidement dès la mise au repos de la solution, et s’accentue ensuite plus lentement pendant quelques heures, amenant une baisse progressive de la T. S. qui atteint, lorsque l’équilibre est réalisé, sa valeur statique définitive.

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