ACIDES
Acide citrique*
Lbs Anglais, que leurs relations de commerce ont mis plus à portée que nous de se procurer le suc de citrons en aussi grande quantité qu'ils le désirent^ se sont beaucoup occupés de la fabrication eu grand de Tacide citrique. Les essais chimiques de Samuel Parkes renferment un grand nombre d'utiles renseignemens sur ce genre de fabrication. Sans entrer dans des détails aussi nombreux , nous ferons connaître ce qui importe essentiellement au succès complet de cette opération. Le suc de citrons , au moment de son extraction , contient non-seulement Tacide citrique, mais encore un principe extractif complètement dissous, beaucoup de mucilage, dont une partie, qui n*e8t qu'en suspension, trouble la transparence du liquide. Si l'on saturait inomédiatement , cett'^
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partie du mucilage se mêlerait tout entière au citrate de chaux insoluble, et deviendrait jin obstacle presque insurmontable à la purification de l'acide. C'est pour éviter cet inconvénient, que l'on a coutume d'abandonner le suc à lui-même pendant quelque temps : il subit alors un commencement de fermentation ; le mucilage se dépose, et le liquide s'éclaircit. On décante la partie supérieure, puis on filtre le sédiment. Dans le cas où le suc qu'on voudrait traiter serait anciennement préparé, et qu'on n'aurait aucune garantie de sa qualité, il faudrait en faire quelques essais , en prenant pour base les données suivantes. On peut faire l'une et l'autre de ces deux suppositions; le suc a été étendu d'eau, ou mêlé à des acides étrangers, pour lui donner plus de force. Si la première supposition est vraie , on trouvera dans le suc une densité et une capacité de saturation moindres. La pesanteur spécifique du suc de bonne qualité varie de i,o3ia à 1,0625. D'un autre c^té, on peut s'assurer de son degré de la manière connue en général pour évaluer la force des acides^ et en faisant l'expérience comparative avec du suc que l'on connaît d'une manière certaine. Dans la seconde supposition , il faudra reconnaître la présence des acides étrangers , qui ne peuvent être que le sulfurique , le muriatique, le nitrique ou l'acétique. Il est facile de constater la présence du premier au moyen du nitrate de baryte , et celle du second au moyen du nitrate d'argent ^ parce que le sulfate de baryte et le muriate d'argent sont insolubles, même dans l'acide nitrique pur. La fraude sera donc démontrée, si l'un Vautre de ces réactifs produit des précipités qui
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résistent à celle épreuve. Toutes les combinaisons de» deux autres acides nitrique et acétique étant so»hibles^ on agira ainsi pour les reconnaître : on saturera par de la craie le suc à essayer et le suc de cotnparaison ; on laissera déposer tout le citrate calcaire. Si le premier contient de Tacide nitrique ou de Tacide acétique, l€ sel calcaire soluble qui se sera ibrmé communiquera à Teau-mère un excès de densité : la comparaison des deux liqueurs , sous le rapport de densité , donnera donc une preuve manifeste de Taddilion supposée. Le suc de citron dont on veut faire usage , ayant été reconnu de bonne qualité, devra être traité à la manière de Scheele^ comme nous allons l'indiquer. On verse tout le suc dans une cuve en bois blanc ; on y ajoute de la craie eu petite quantité à la fois, et le plus également possible. On brasse fortement à chaque addition : la saturation étant achevée , c'est-à-dire après Tadditioa d^un seizième de craie environ , on laisse reposer assez long-temps; puis, avec des siphons, on décante la liqueur qui surnage. Il faut laver et brasser fortement, à Teau chaude ^ le citrate de chaux qui reste , assez de fois pour que Teau qui en sort soit parfaitement claire. Il importe beaucoup , pour obtenir un beau produit , que cette partie de Topération 5oit bien faite. Le citrate calcaire étant donc bien lavé , est mis à égoutter quelque temps, ensuite délayé avec de l'acide sulfurique , dans la proportion de 9 livres d'acide concentré par 10 livres de la craie employée; mais dans cet état l'énergie de cet acide serait trop forte, et détruirait l'acide citrique : il faut donc l'étendre de 3 ou 4 parties d'eau , avant de le verser sur le citrate
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pai-tie du mucilage se mêlerait tout entière au citrate de chaux insoluble, et deviendrait jin obstacle presque insurmontable à la purification de Tacide. C'est pour éviter cet inconvénient, que Ton a coutume d'abandonner le suc à lui-même pendant quelque temps : il subit alors un commencement de fermentation; le mucilage se dépose, et le liquide s'éclaircit. On décante la partie supérieure, puis on filtre le sédiment. Dans le cas où le suc qu'on voudrait traiter serait anciennement préparé, et qu'on n*aurait aucune garantie de sa qualité, il faudrait en faire quelques essais , en prenant pour base les données suivantes. On peut faire l'une et Tautre de ces deux suppositions^ le suc a été étendu d'eau, ou mêlé à des acides étrangers, pour lui donner plus de force. Si la première supposition est vraie , on trouvera dans le suc une densité et une capacité de saturation moindres. La pesanteur spécifique du suc de bonne qualité varie de i,o3iA à 1,0625. D*un autre c^lé, on peut s^assurer de son degré de la manière connue en général pour évaluer la force des acides, et en faisant l'expérience comparative avec du suc que l'on connaît d'une manière certaine. Dans la seconde supposition , il faudra reconnaître la présence des acides étrangers , qui ne peuvent être que le sulfurique, le muriatique, le nitrique ou l'acétique. Il est facile de constater la présence du premier au moyen du nitrate de baryte , et celle du second au moyen du nitrate d'argent , parce que le sulfate de baryte et le muriate d'argent sont insolubles, même dans l'acide nitrique pur. La fraude sera donc démontrée, si l'un ou l'autre de ces réactifs produit des précipités qui
résistent à celle lipreuve. ToiiteB les combinaisons des deux aiilres acides nitrique et acétique étant anliibles, ou agira ainsi pour les recoonatlre : ou saturera par de la craie la suc à essayer et le sue do comparaison ; on laissera dipoaer tout le citrate calcaire. Si le premier contient de l'acide nitrique ou de Tacidc acétique, le sel calcaire solublc qui se sera formé communiquera à l'eau-mtre un excès de densité : la comparaison des deux liqueurs , sous le rapport de deusilé , donnera donc une preuve mauifenlc de l'addition supposée. Le suc de citron dont on veut faire usage, ayant élé reconnu de bonne qualité, devra être traité à la manière do Scheele, comme nous allons l'indiquer. Ou verse tout Je suc dans une cave en bois blanc; ou y ajoute de la craie eu petite quantité à la fois, et le plus également possible. On brasse fortement à chaque addition : la saluralion étant achevée, c'est-à-dire après l'addilioa d'un seizième de craie environ , on laisse reposer assez longtemps; puis, avec des siphons, on décante la liqueur qui surnage. 11 faut laver et brasser fortement, à l'eau chaude, le citrate de chaux qui reste, assez de fois pour que l'eau qui en sort soit parfaitement claire. Il importe beaucoup, pour obtenir un beau produit, que celle partie de l'opération toit bien faite. Le citrate calcaire étant donc bien lavé, est mis à égoutter quelque temps, ensuite délayé avec de l'acide sulfnrique, dans ta proportion de q livrex d'acide concentré par lo livres de la craie employée; mais dans cet état l'énergiede cet acide serait Iropforle, et détruirait l'acide citrique : il faut donc l'étendre de 3 ou 4 parlies d'eau , avant de le verser sut le cvli%\.c.
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partie du mucilage se mêlerait tout entière au citrate de chaux insoluble, et deviendrait xin obstacle presque insurmontable à la purification de Tacide. C'est pour éviter cet inconvénient, que Ton a coutume d'abandonner le suc à lui-même pendant quelque temps : il subit alors un commencement de fermentation; le mucilage se dépose, et le liquide s'éclaircit. On décante la partie supérieure, puis on filtre le sédiment. Dans le cas où le suc qu'on voudrait traiter serait anciennement préparé, et qu'on n*aurait aucune garantie de sa qualité, il faudrait en faire quelques essais , en prenant pour base les données suivantes. On peut faire l'une et Tautre de ces deux suppositions^ le suc a été étendu d'eau , ou mêlé à des acides étrangers, pour lui donner plus de force. Si la première supposition est vraie , on trouvera dans le suc une densité et une capacité de saturation moindres. La pesanteur spécifique du suc de bonne qualité varie de i,o3iA à 1,0625. D*un autre c^té, on peut s'assurer de son degré de la manière connue en général pour évaluer la force des acides, et en faisant l'expérience comparative avec du suc que l'on connaît d'une manière certaine. Dans la seconde supposition , il faudra reconnaître la présence des acides étrangers , qui ne peuvent être que le sulfurique, le muriatique, le nitrique ou l'acétique. Il est facile de constater la présence du premier au moyen du nitrate de baryte , et celle du second au moyen du nitrate d'argent , parce que le sulfate de baryte et le muriate d'argent sont insolubles, même dans l'acide nitrique pur. La fraude sera donc démontrée, si l'un ou l'autre de ces réactifs produit des précipités qui
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résistent à celle épreuve. Toutes leg combinaisons de» deux autres acides nitrique et acétique étant so^hibles^ on agira ainsi pour les reconnaître : on saturera par de la craie le suc à essayer et le suc de comparaison ; on laissera déposer tout le citrate calcaire. Si le premier contient de Tacide nitrique ou de Tacide acétique ^l^ sel calcaire soiuble qui se sera formé communiquera à Teau-mère un excès de densité : la comparaison des deux liqueurs , sous le rapport de densité , donnera donc une preuve manifeste de Taddition supposée. Le suc de citron dont on veut faire usage 9 ayant été reconnu de bonne qualité, devra être traité à la manière de Scheele, comme nous allons l'indiquer. On verse tout le suc dans une cuve en bois blanc; on y ajoute de la craie en petite quantité à la fois, et le plus également possible. On brasse fortement à chaque addition : la saturation étant achevée, c^est-à-dîre après Tadditron d*un seizième de craie environ , on laisse reposer assez long-temps; puis, avec des siphons, on décante la liqueur qui surnage. Il faut laver et brasser fortement, à Teau chaude, le citrate de chaux qui reste, assez de fois pour que Teau qui en sort soit parfaitement claire. Il importe beaucoup , pour obtenir un beau produit, que cette partie de Topération soit bien faite. Le citrate calcaire étant donc bien lavé , est mis à égoutter quelque temps, ensuite délayé avec de l'acide sulfurique, dans la proportion de 9 livres d'acide concentré par 10 livres de la craie employée; mais dans cet état l'énergie de cet acide serait trop forte, et détruirait Tacide citrique : il faut donc l'étendre de 3 ou 4 parties d'eau , avant de le verser suc te ^Wt^V^.
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partie du mucilage se mêlerait tout entière au citra de chaux insoluble, et deviendrait xm obstacle presqi insurmontable à la purification de Tacide. C'est pot éviter cet inconvénient, que l'on a coutume d'aban donner le suc à lui-même pendant quelque temps il subit alors un commencement de fermentation; h mucilage se dépose, et le liquide s'éclaircit. On dé cante la partie supérieure, puis on filtre le sédiment Dans le cas où le suc qu'on voudrait traiter seraii anciennement préparé, et qu'on n'aurait aucune garantie de sa qualité, il faudrait en faire quelques essais , en prenant pour base les données suivantes. On peut faire l'une et Tautre de ces deux suppositions^ le suc a été étendu d'eau, ou mêlé à des acides étrangers, pour lui donner plus de force. Si la première supposition est vraie, on trouvera dans le suc une densité et une capacité de saturation moindres. La pesanteur spécifique du suc de bonne qualité varie de i,o3iA à 1,0625. D*un autre côté, on peut s'assurer de son degré de la manière connue en général pour évaluer la force des acides 9 et en faisant l'expérience comparative avec du suc que l'on connaît d'une manière certaine. Dans la seconde supposition , il faudra reconnaître la présence des acides étrangers , qui ne peuvent être que le sulfurique , le muriatique, le nitrique ou l'acétique. Il est facile de constater la présence du premier au moyen du nitrate de baryte, et celle du second au moyen du nitrate d'argent , parce que le sulfate de baryte et le muriate d'argent sont insolubles, même dans l'acide nitrique pur. La fraude sera donc démontrée, si l'un l'autre de ces réactifs produit des précipités qui