VÈS A&TS ET MEÏIBBS. S
résistent à celle épreuve. Toutes leg combinaisons des deux au 1res acides nitrique et acétique étant so^ hibles^ on agira ainsi pour les reconnaître : on saturera par de la craie le suc à essayer et le suc de comparaison ; on laissera déposer tout le citrate calcaire. Si le premier contient de l'acide nitrique ou de Tacide acétique 9 le sel calcaire soiuble qui se sera formé communiquera à Teau-mère un excès de densité : la comparaison des deux liqueurs , sous le rapport de densité , donnera donc une preuve manifeste de Taddition supposée. Le suc de citron dont on veut faire usage 9 ayant été reconnu de bonne qualité, devra être traité à la manière de Scheeie^ comme nous allons l'indiquer. On verse tout le suc dans une cuve en bois blanc; on y ajoute de la craie en petite quantité à la fois 9 et le plus également possible. On brasse fortement à chaque addition : la saturation étant achevée, c^est-à-dire après Tadditioa d'un seizième de craie environ 9 on laisse reposer assez long-temps; puis, avec des siphons, on décante la liqueur qui surnage. Il faut laver et brasser fortement, à l'eau chaude, le citrate de chaux qui reste, assez de fois pour que l'eau qui en sort soit parfaitement claire. Il importe beaucoup , pour obtenir un beau produit , que cette partie de l'opération £oit bien faite. Le citrate calcaire étant donc bien lavé 9 est mis à égoutter quelque temps, ensuite délayé avec de l'acide sulfurique, dans la proportion de 9 livres d'acide concentré par 10 livres de la craie employée; mais dans cet état l'énergie de cet acide serait trop forte, et détruirait Tacide citrique : il faut donc retendre de 5 ou 4 parties d'eau , avant de le verser sor le citrate*
a LES SECBBtS MODBBKBS
partie du mucilage se mêlerait tout entière au citrat de chaux insoluble, et deviendrait jin obstacle presqu insurmontable à la purification de Tacide. C'est pou éviter cet inconvénient, que Ton a coutume d'aban donner le suc à lui-même pendant quelque temps il subit alors un commencement de fermentation; le mucilage se dépose, et le liquide s*éclaircit. On décante la partie supérieure, puis on filtre le sédiment. Dans le cas où le suc qu'on voudrait traiter serait nuciennement préparé, et qu'on n'aurait aucune garantie de sa qualité, il faudrait en faire quelques essais, en prenant pour base les données suivantes. On peut faire Tune et Tautre de ces deux suppositions; le suc a été étendu d'eau , ou mêlé à des acides étrangers, pour lui donner plus de force. Si la première supposition est vraie, on trouvera dans le suc une densité et une capacité de saturation moindres. La pesanteur spécifique du suc de bonne qualité varie de i,o3iA à 1,0625. D*un autre côté, on peut s'assurer de son degré de la manière connue en général pour évaluer la force des acides, et en faisant l'expérience comparative avec du suc que l'on connaît d'une manière certaine: Dans la seconde supposition , il faudra reconnaître la présence des acides étrangers , qui ne peuvent être que le sulfurique , le muriatique, le nitrique ou l'acétique. Il est facile de constater la présence du premier au moyen du nitrate de baryte , et celle du second au moyen du nitrate d'argent , parce que le sulfate de baryte et le muriate d'argent sont insolubles, même dans l'acide nitrique pur. La fraude sera donc démontrée, si l'un ou l'autre de ces réactifs produit des précipités qui
DiSS AUTS ET tfÊflBBS. S
résistent à celle épreuve. Toutes leg combinaisons des deux aulres acides nitrique et acétique étant so^ hibles^ on agira ainsi pour les reconnaître : on saturera par de la craie le suc à essayer et le suc de comparaison ; on laissera déposer tout le citrate calcaire. Si le premier contient de l'acide nitrique ou de Tacide acétique ^l^ sel calcaire soiuble qui se sera formé communiquera à l'eau- mère un excès de densité : la comparaison des deux liqueurs , sous le rapport de densité , donnera donc une preuve manifeste de l'addition supposée. Le suc de citron dont on veut faire usage 9 ayant été reconnu de bonne qualité, devra être traité à la manière de Scheeie^ comme nous allons l'indiquer. On verse tout le suc dans une cuve en bois blanc ; on y ajoute de la craie eu petite quantité à la fois, et le plus également possible. On brasse fortement à chaque addition : la saturation étant achevée, c'est-à-dire après Tadditron d'un seizième de craie environ , on laisse reposer assez long-temps; puis, avec des siphons, on décante la liqueur qui surnage. Il faut laver et brasser fortement, à l'eau chaude, le citrate de chaux qui reste, assez de fois pour que l'eau qui en sort soit parfaitement claire. Il importe beaucoup , pour obtenir un beau produit, que cette partie de l'opération £oit bien faite. Le citrate calcaire étant donc bien lavé , est mis à égoutter quelque temps, ensuite délayé avec de Tacide sulfurique, dans la proportion de 9 livres d'acide concentré par 10 livres de la craie employée; mais dans cet état l'énergie de cet acide serait trop forte, et détruirait Tacide citrique : il faut donc l'étendre de 5 ou 4 parties d'eau , avant de le verser sar le citrate.
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Si le mélange d^eau et d'acide ne se fait qu'au ma ment où ou doit l'employer, la réaction est tellemen aidée par la chaleur qu'il développe alors, qu*on u'£ pas besoin de chauffer pour achev^ la décomposition* IL faut avoir soin de n'ajouter l'acide sulfurique que peu à peu , et de brasser exactement. 3i l'on n'agissait pas ainsi , il arriverait que les portions de citrate le plus immédiatement exposées au contact de l'acide, se réuniraient en masses dures , impénétrables au liquide , de manière qu'une partie du citrate serait entièrement garantie. Dans le cas où cet inconvénient se présenterait^ on cesserait sur-lechamp Taddition de l'acide, on délaierait le tout dans une petite quantité d'eau , et on passerait à travers un tamis, afin de diviser le précipité. Si l'opération a été bien faite , le mélange perd alors de sa consistance, et se liquéfie de plus en plus, à mesure que l'on ajoute les dernières portions de l'acide. La cause de ce phénomène est la cohésion que prend le sulfate calcaire qui se forme ; les molécules de ce sel deviennent grenues, comme cristallines, et se séparent du liquide. Lorsqu'il ne reste plus d*acide à ajouter, on abandonne le mélange pendant quelques heures, et l'on a soin de le brasser de temps en temps.
On juge de l'état de la dissolution , et l'on voit si la décomposition a été complète , en filtrant une petite quantité du liquide surnageant, pour en faire Fessai par le nitrate de baryte. Si le précipité qui se forme ne se dissout pas presque entièrement dans l'acide nitrique pur affaibli , il est évident qu'il reste encore une grande quantité d'acide sulfurique libre ,
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et qae conséqnemroent la décomposition n'a pas été complète. Alors, pour favoriser celte décomposition , on verse le tout dans une chaudière de plomb , et Ton chauffe lég;èrement. On fait un nouvel essai, et si Ton obtient toujours le même résultat , on ne doit pas douter qu'on n^'aît employé une trop forte proportion d'acide ; on ne peut remédier à cet inconvénient qu'en ajoutant une petite quantité de citrate do chaux , et en laissant opérer la réaction.
Lorsque le précipité dressai par le nitrate de baryte se dissout presqu'en entier, on laisse reposer le mé* lange jusqu'à ce que le sulfate de chaux soit bien déposé; pois on décante, on filtre, et on lave le résida plusieurs fois ^ et à froid , pour ne dissoudre que le moin» possible de sulfate de chaux.
Quand on a ainsi obtenu tout Tacide citrique réuni dans les dissolutions , il ne reste qu'à l'évaporer pour l'avoir en cristaux. On évapore dans des bassins de plomb , d*étain , ou mieux dani^ des terrines de grès, placées au bain-marie : ce dernier moyen est plus long , mais moins sujet à accident. Quel que soit le moyen employé , la concentration peut avancer ra« pîdement jusqu'à réduction des f à peu près de la liqueur. Après ce terme , elle doit élre plus lente ; c'est alors surtout qu'il convient de faire usage du bain-marie. On continue à évaporer jusqu'à ce que l'on voie de petits cristaux se former à la surface , et couvrir presque tout le liquide d'une pellicule. Si la concentration se fait à feu nu , il faut dès-lors enlever promptement la bassine ; sans cette précaution , tout se charbonnerait en peu de temps. Si la concentration ne se fait pas à feu nu , on peut laisser les