ENCRES A ECRIRE
Mémoire sur une encre indéiéhUe et sur le instre, par le docteur ^médecin Cuitoch.
L'auteur se plaint avec raison des inconvéniens qui se rencontrent dans les encres dont on se sert ordinairement pour éctire , ei c\uv soûl attaquées par
DES ARTS ET METIEBS. SgS
les acides ou altérées par le temps , de manière à rendre quelquefois l'écriture illisible, etc. Il propose une composition qui serait exempte de ces défauts ^ et qui aurait pour base le bi»itre ; mais toutes les qualités de bistre ne peuvent convenir également; il donne la préférence à celui qu^on peut retirer à bon marché de Tcspèce de goudron qui résulte de la distillation du bois pour faire du charbon et de Tacide acétique. Il le soumet à la chaleur pour en décomposer la matière huileuse et Tacide acétique , et le rapproche en consistance de poix , qu*ll fait ensuite dessécher jusqu*à ce qu'il devienne trèsfriable ; dans cet état il est presque noir. Celte matière est soluble dans les alcalis , avec lesquels elle forme un composé a.Msez analogue au savon. Cependant elle ne se comporte pas avec la soude comme avec la potasse. La première combinaison est toujours à Tétat gélatineux , môme quand la solution est beaucoup étendue d'eau, tandis que la seconde reste liquide si elle n'est pas trop concentrée. Cest celte liqueur que M. Mac-CuUoch propose comme encre indélébile. Le procédé est très-simple : il consiste à faire bouillir le bistre, oblenu comme il vient d'être dit, dans une solution alcaline qui en soit entièrement saturée. Il est difficile d'indiquer précisément l'état dans lequel le bintre doit être employé, mais il ne peut être trop friable ni trop noir, pourvu que dans sa dessiccation , le feu n'ait pas été poussé trop fort , car alors il détruit sa solubilité.
On n'a pas besoin d'ajouter de gomme ni aucune autre substance à cette encre; elle n'éprouve aw^>à:cw chaDgemeût dans la bouteille olx t\\^ ^^V \^\iSL&ttcv^^ ^
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ni ne forme de dépôts ; elle coule librement de la plume ^ elle esl indestructible par le tenoips et par le chlore. L'auteur a conservé dans son laboratoire des feuilles écrites depuis dix ans , sans qu'elles aient éprouvé le moindre changement. Cependant cette encre a aussi ses défauts , qu'il ne dissimule pas : elle agit sur la plume de manière à en émousser rapidement la pointe; ce qu'on peut éviter eu se servant de plumes métalliques; sa couleur est brune et n^n pas noire 9 quoiqu'elle soit très- visible; le lavage, aidé par le frottement^ en enlève une partie; mais il en reste assez pour reconnaître parfaitement les caractères tracés ; enfîn , malgré ces inconvéniens, Tau leur pense qu'elle vaut encore mieux que celle dont on se sert journellement.^
Le bistre , préparé par ce moyen , convient aussi pour le dessin qu'on appelle à IsLsépia»
ENCRE EN POUDRE. C Préparation. J
L'encre liquide n'est pas commode à transporter, et sèche d'ailleurs dans les vases qui la contiennent ; si ces vases ne sont pas exactement bouchés ^ elle se décompose et s'évapore; s'ils cassent, elle tache tout ce qui les entoure : ces inconvéniens , si graves dans les ménages , ont fait rechercher les moyens de préparer une encre sèche. On y parvient en mêlant ensemble 9 après les avoir broyées exactement , les substances suivantes; de manière qu'il sufB.t de prendre une peVUe çotxlou âL>x vu^X^u^^ ^\ d!^ ^\oiiler
DES AETS BT HÉTIBE8. SgS
un peu d*eau , pour obtenir instantanément une trèsbonne encre.
Bois de Campêche lo oace».
Noix de §alie sa.
Gomme 3*.
Sulfate de fer x6.
Sulfate de cuivre s.