FER
Nouveau moyen cTadoucir (a fonte de fer-
On a publié aux États-Unis d'Amérique , au mois d'août 1827, un nouveau procédé qui, s*il était constant , .étonnerait beaucoup.
Le correspondant assure avoir été témoin du fait suivant.
Un morceau de fonte de fer , de 8 pouces de diamètre , et de trois quarts de pouce d'épaisseur, ayant élé chauffé au plus haut degré ( celui qui précède la fusion ) , on y répandît a onces de cassonade, qui parut pénétrer le métal dans toutes ses parties , changea sa couleur , sa texture , et qui ramollit à tel point, qu'il put être coupé et limé aussi aisément que le fer le plus doux.
La partie de la fonte sur laquelle le sucre n'avait pas été jeté , demeura blanche , et d'une dureté qui résista complètement à tous les outils.
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Moyen de rendre ta fonte de fer matléabU.
Plusieurs journaux ont annoncé la découverte faite par un Anglais ^ d'un procédé pour rendre la fonte malléable. Ce procédé consiste à placer dans un creu!$et rempli d'une terre rouge , les pièces à recuire; cette terre se trouve dans le Cumberland et autres lieux : on laisse le tout » pendant une oa plusieurs semaines y dans un fourneau chau£fé fortement.
Cette découverte n'est pas nouvelle. IMLM. Bardelle et Déoder, à qui la Société d'encouragement décerna en 1822 le prix pour les ouvrages en fonte douce 9 employaient le même moyen. M. Dumas et d'autres fondeurs adoucissent également la fonte blanche et la rendent malléable ; mais cette opération est tenue secrète dans la plupart des établissemens où elle est pratiquée. Il peut donc être utile aux progrès de l'industrie de faire connaître les moyens de Texécuter.
Des expériences entreprises depuis plusieurs années , m'avaient déjà fait penser que^la nature de la substance dans laquelle on place la fonte ^ était sans influence pour le résultat ; à l'occasion de l'annonce dont je viens de parler, j'ai renouvelé mes expériences, et elles ont pleinement justifié l'opinion que je m'étais d'abord formée.
Voici les conclusions que j'en ai déduites :
1* Les deux seuls élémens nécessaires pour le recuit , sont le temps et la température ; et le mode d'action de ces deux élémens est tel 9 que la diminu-
DBS ARTS ET MÉTIEBS. 4^9
tion dans Tun exige raugmentation dans l'autre , et réciproquement. Aussi , plus on approche de la température de la fusion , plus radoucissement est rapide : une demi-heure a suffi pour donner à des pièces de fonte blanche 9 très-minces et très-fortement chau£fées , la plus complète douceur et beaucoup de malléabilité. '
£n général ^ il est prudent de prolonger la durée du recuit , et de modérer Télévation de la température : on évite par-là Taltération des surfaces, et surtout le danger du gauchissement et de la déformation des pièces.
a° Il est convenable de placer les pièces à recuire dans un bain d'une substance en poudre 5 afin de les maintenir dans leur forme primitive , dans le cas d'une trop grande élévation de température.
J*ai employé le charbon pilé , le sable défendeur^ le grès^ ^'argile et d'autres substances : les unes comme les autres n'ont paru améliorer ni détériorer le recuit ; cependant je conseillerais de préférence remploi du charbon de bois pilé , parce qu'il n'altère aucunement les surfaces , qu'il peut leur don* ner une meilleure couleur , et qu'il est toujours facile de s*en procurer. Il n'est pas d*ailleurs nécessaire qu^l soit pilé très-fin.
Méthode pour percer ie fer.
Les serruriers , les ajusteurs pour les machines à vapeur , et autres ouvriers qui travaillent des pièces de fer d'une grande dimension , sont souvent embarrasses pour percer des trous dont la position on
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la forme présente quelque difficulté. Les amatenn d'arts mécaniques , qui souvent ne sont pas pourvus d'Instrumens assez forts pour percer les trous qu% désirent , sont obligés de recourir à des ouvriers qm rarement les exécutent bien ; il leur serait beaucoup plus agréable de faire ce petit travail eux-mêmes. Nous croyons rendre service aux uns et aux antres en rappelant le moyen suivant :
On dispose un bâton de soufre dans la forme que doit avoir le trou ; rien n'est plus facile que cette première opération , puisque le soufre est très-fusible et qu*il peut être moulé dans toute sorte de matières : voilà le foret qui doit percer le trou. Il suffît de cbauffer la pièce de fer au rouge-blanoi de saisir le bâton de soufre par Tune de ses extrémités , de la manière la plus conmiode > et de l'appuyer contre la place à percer , jusqu'à ce que le trou soit fait. Dans la crainte que le fer ne perde trop promptement le degré de température auquel on l'a élevé , il est bon de le tenir aussi près que possible du foyer de la forge.
Dans cette opération , il se forme et coule un sulfure de fer.
FERMEHTATIONS.
Perfectiomiement dans i a fabrication du vitiaigre»
M. J. Ham, fabricant de vinaigre à PF'cêt-CoH^ (comté de Sommerset)^ a pris un brevet d'invention
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dont l*objet est d'exposer la plus grande surface possible du vinaigre à Taotion de l'atmosphère.
A travers le couvercle de la cuve il fait entrer un tuyau de pompe qui descend jusqu^au fond.
La partie supérieure de cette cuve ( qui doit être très-grande ) est remplie de fascines formées en petits fagots , très-làcbes , empilés les uns sur les autres.
La cuve est perforée , dans le haut ^ d'une multitude de trous , pour permettre à Tair extérieur de s^introduire dans Tintérieuri et de s'y renou« vêler.
Dans le haut de la cuve » au-dessus des fascines , sont pratiquées des gouttières ou réservoirs , dont le fond est percé comme un crible.
Lorsque la pompe est en travail » elle remplit continuellement ces réservoirs avec le vinaigre puisé au fond de la cuve , et il retombe immédiatement en petites gouttes , de branches en branches ^ à travers les fascines ; ce qui multiplie à Tinfini ses surfaces 9 et permet à Tair atmosphérique une action complète.
Or, comme le vinaigre est puisé au fond, et comme le mouvemeot de la pompe est rapide et continuel ^ il n'est aucune portion de ce fluide qui ne soit exposée à Tair un très-grand nombre de fois.
L'inventeur assure que de cette manière ,
1* Il fabrique en i5 ou ao jours un vinaigre très-fort ;
a* Que ce procédé n'en diminue pas la qualité; '
3*" Enfin , que c'est l'action de l'oxigène de l'atmosphère et sa combinaison qui hâtent la fabrication.
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G*est d'après ce principe qu'il a établi un soufflet mécanique pour augmenter à la fois , dans le \îde de la cuve , la quantité d'air atmosphérique , la rapidité de son renouvellement et la vaporisation aqueuse.
FIEL DE BŒUF (Purification du).
a Prenez le fiel de bœuf au moment où l'on vient de tuer l'animal ; après l'avoir laissé reposer dans on bassin pendant douze à quinze heures , versez-le dans un vase de terre bien propre , avec la précaution de ne pas laisser passer les sédimens dans le vase* mettez ensuite le vase dans un poêlon plein d'ean, que vous ferez bouillir ainsi au bain-marle, ayant soin que l'eau ne puisse entrer dans le vase. Faites bouillir jusqu'à ce que le fiel s'épaississe ; ensuite étendez-le sur un plat que vous placerez devant le feu pour achever l'évaporation. Après l'avoir débarrassé, autant que possible , de son humidité» on le met dans de petits pois que Ton recouvre de papier, attaché de manière à en fermer l'entrée à la poussière. Il conserve dans cet état toutes ses propriétés pendant plusieurs années. »
M. Tomkins, graveur en taille-douce, artiste distingué de Londres, a communiqué à la même Société d^encouragement un nouveau procédé plus parfait que celui de M. Cathery. Cette société , après s'être convaincue par des expériences des avantages que ce nouveau mode d'opérer présentait, a décerné une médaille à l'auteur. Voici ce procédé, au moyen duquel on conserve le fiel à l'état liquide.