LB8 SECRETS M0DERRI
Pak'fong au cuivre éianc, métal imitant
fargent.
Dans un autre article , nous avons donné sa composition. Voici le procédé de fabrication, tel qu^il est publié dans un article des Annales de Physique, de Paggendorf.
Le pak-fong ( ainsi nommé par les Chinois ) , tel qu*il a été analysé par M. Breuster, est composé de
3i6 parties de nickel , a 54 de sine , 4o4 de cuivre, 36 de fer.
Il est employé 9 en Chine, à la confection d'un grand nombre d'ustensiles de ménage , tels que vases, théières , gobelets , etc. Il a Téclat , la couleur et le son de Targent.
M. de Gersdoff ^ désirant faire fouir l'Europe d*un alliage métallique aussi précieux, a établi à Vienne une fabrique où on le prépare en grand.
Après avoir cassé le nickel en morceaux de la grosseur d'une noisette, et divisé le cuivre et le zinc, on mélange les trois métaux , et on les met dans un creuset , mais de manière qu'il y ait du cuivre dessus et dessous ; on recouvre le tout de poussière de charbon , et on chauffe dans un fourneau à vent. Il est nécessaire de remuer fréquemment le mélange , afin que le nickel , qui est difficile à fondre , entre en combinaison avec les autres métaux, et que
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Talliage soit homogène; il faut aussi tenir pendant long-temps cet alliage en fusion , au risque d'en se*parer quelques centièmes de zinc qui se volatilisent. La proportion relative des métaux qui entrent dans le pak-fong doit varier suivant l'usage que l'on en veut faire. Le pak-fong destiné à la fabrication des cuillers et fourchettes 5 doit contenir :
Nickel o a5«
.Zinc o a5.
Cuivre o 5o.
LoraquHl doit servir à faire des garnitures de couteaux^ mouohettes, etc. , il doit contenir :
Nickel o ai.
Zinc o i3.
Cuivre o 55.
Le pak*fong qui convient le mieux pour le laminage est celui qu'on prépare avec
Nickel o ao.
Zinc o 35.
Cuivre. • o 55.
Pour les objets qui doivent être soudés, tels que chandeliers 5 éperons 9 etc. , le meilleur alliage renferme :
Nickel o ao.
' Zinc. o ao.
Culyre. o 57.
Plomb o o3.
L'addition de o,o5o à o,oa5 de fer ou d'acier rend le pak-fong beaucoup plus blanc, mais en mèm^
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temps plus dar et plus aigre : il faat qoe le fer ait été préalablement foodu avec le euivre.
On ne peut laminer le pak-fong qu*avec de graii<des précautions. Chaque fois qu*on le passe au laminoir 9 il faut le chauffer au rouge-cerise et le laisser refroidir complètement ; lorsque les feuilles préseotent quelques gerçures , il faut les faire disparaître sous le marteau avant de laminer de nouveau.
Les orfèvres passent la pierre-ponce sur le pak* fong conome sur Targent ; on lui donne la couleur de celui-ci eu le trempant dans loo d*eau et i4 acide sulfurique. Lorsqu'on refond les rognures et les limailles de pak-fong, il faut y ajouter 0,08 à o«o4 d^ zinc pour remplacer celui qui se volatilise. M. Gersdoff vend la livre de pak-fong, a florins a4 kreutzers (5 francs) ; la livre de nickel , 8 florins (16 francs).
Moypn de plaquer ie laiton et le cuivra wt
iô fer.
L'Angleterre possède deux établissemens pour cette utile fabrication. On recouvre le fer avec le enivre rouge ou le laiton ( alliage de cuivre et zinc )} de telle sorte que tout l'extérieur est cuivre , et llitérieur fer ; les objets qui en sont faits participent à la fois et de la solidité du fer^ et de la beauté du-oiuTTe. Voici les procédés indiqués :
Les plaques , barres , tringles 9 et autres objets en fer 9 qu'on veut couvrir avec du cuivre , sont d'abord décapés avec soin 9 de manière à ce qu'il n'y reste aucune tache de rouille ; on les introduit easoite 4aos un fourneau oii ils sont chauffés au rouge.. Dams
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œi état| on les plonge dans du laiton ou cuivre , en bain; ou, si les obfets sont de trop grande dîmen- ^on , on verse dessus le métal fondu , en évitant le jcontact de l'air qui ozideralt le fer et empêcherait Tunion des métaux*
Si Topération a été bien conduite, l*adfaérence du laiton ou du cuivre sera tellement intime ^ qu'on pourra soumettre au marteau ou au laminoir le fer ainsi plaqué, et lui donner telle forme qu'on désirera , sans crainte d'altérer le placage.
Les auteurs emploient un fourneau à vent ou à réverbère, et dans quelques cas, deux fourneaux réunis , dont l'un est destiné à chauffer le fer , e* l'autre à mettre le cuivre en fusion. Quand le fer a été chauffé au degré convenable , on le saisit avec des pinces , et on le fait passer immédiatement dans l'autre fourneau , oii il est plongé dans le bain de cuivre ou de laiton. Une disposition particulière des portes dju fourneau empêche l'accès de Tair, qui nuirait au succès de l'opération.
Le temps pendant lequel le fer doit rester plongé dâbs le cuivre ou le laiton , dépend de l'épaisseur de la couche qu'on veut donner ; quinze minutes suffisent pour le placage le plus épais. Il faut avoir r^ttention de tenir les objets immergés dans le bain complètement.
Pour que le fer ne puisse s'oxider, après qu'il a été décapé, on le couvre d'une couche de résine fondue, ou de toute autre matière susceptible de s'évaporer à une température au-dessous de celle nécessaire pour le plaquer.
Ce procédé est particulièrement applicable ^\]cl I. {V
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cylindre» employés pour rimpressiop des toiJes peintes ,'aux objets de sellerie, etc., etc.
On parvient au même résultat en plaçant la pièce de fer dans une chaudière, dont le fond est couvert de cuivre ou de laiton ; on chauffe les métaux en contact jusqu^à ce que le cuivre soit fondu. Quand on emploie oe procédé , on doit d'abord recouvrir Je cuivre de borax.