‹ Secrets modernes des arts et métiers, ouvrage comprenant les découvertes les plus récentes dans (volume 2)Chapitre 10 sur 59 · ALLUMETTES · texte numérisé non relu

ALLUMETTES

Manière économique de fcvire tes aUumettes,

M. Pelletier a substitué à ta plane, pour fïiçonner les allumeltes, uu rabot qui, sans être aussi shnple, est d*an usage aussi facile^ et donne un produit bien plus considérable, puisqu'il peul fendre soixante mille allumettes à l'heure.

En voici la description :'on voit dans l'atelier- un établi ordinaire de nienuisier , percé à la distance de trois décimètres de son extrémité droite, et sur le bord, du côté où se place ordinairement Touvrier qui eu fait usage. Par Tiendroit percé se monte, à l'aide d'un contre-poids, un autre petit établi perpendîcu- Lnre. A rextrémité supérieure de ce petit établi, se fixe le bois destiné à faire les aUumettes^ etqtii, sans être mis au ibur, est coupé en planches d'une épaisjieur proportionnée à la largeur de foutil que l'on emploie, et d'une longueur choisie peur .œlle dies (lumettes que l'on veut faire.

BBS ARTS ET MéTIERS. 7$

Sur ce bo*s on fait promener une espèce de rabot avec un tir nf ou va-et-vient , mû par un levier dont le point d*appui est placé sur le grand établi. Chaque coup de rabot fend le bois en lames parallèles 9 et en coupes horizontales; en sorte qu'au lieu du copeau que le menuisier retire ordinairement^ Tallumettier retire huit, dix allumettes, plus ou moins^ suivant la préparation donnée au rabot.

Ce rabot est à coulisse ; son fer est précédé d'une platine contenant une douzaine de lames d*acier faites en forme de lancettes 9 dont le but est de fendre le bois dans sa longueur et parallèlement. Ces lames sont placées dans une coulisse de cuivre, garnie de quatre vis : la première pour la serrer , la seconde pour les tenir perpendiculaires, et les deux autres pour les faire entrer plus ou moins avant. On peut changer , écarter ou rapprocher à son gré ces lames, suivant la largeur que Ton veut donner au bois qu'on désire refendre.

Le fer du rabot est d'acier fondu et très-fin , affûté sur la meule du lapidaire ; il est monté entre deux autres fers doubles , tous deux à chanfrein , maïs dont l'un est garni de deux épaulettes , pour pouvoir, à l'aide de deux vis, donner plus ou moins d'épaisseur ou de finesse au bois que coupe le rabot.

Le fer coupant est tenu par quatre vis, entre les deux autres dont on vient de parler, et par une cinquième plus grande , qui donne à l'outil l'inclinaison que l'on désire. •

L'inventeur ayant senti que le bois que couperait son ùutil'Tabot , se roulerait comme le copeau du menuisier , a placé ingénieusement un auVt^ ^^t ^xv*

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