‹ Secrets modernes des arts et métiers, ouvrage comprenant les découvertes les plus récentes dans (volume 3)Chapitre 11 sur 54 · D£S ARTS ET METIERS · texte numérisé non relu

D£S ARTS ET METIERS

plomb. La liqueur colorée peut' être employée au bout de 24 heures.

En mêlant de l'eau de gomme en différentes proportions aveo cette base, on se procure un grand nombre de nuances de cette même couleur lilas.

Si Ton voulait avoir une teinte plus rouge, on ajouterait dans la iase une plus grande quantité de décoction de Fernambouc; si au contraire on désirait y voir dominer le violet, on augmenterait la décoction de bois de Gampêche.

On obtient aussi une couleur lilas très-brillante, lorsqu'on développe davantage la couleur de la décoction de Gampêche et de celle de Fernambouc , épaissies par Teau de gomme, au moyen du nitrate d'alumine (mordant n^ 5).

On se procure encore des couleurs violettes et lilas très-belles et très-brillantes, par les procédés 5uivans :

On épaissit un litre de décoction de Gampêche avec une once et demie de gomme adragante^ et après l'entier refroidissement, on ajoute 3 onces de nitrate neutre d'étaiu, et on obtient une couleur violette; mais si Ton prend deux parties de décoction àe Gampêche et une de Fernambouc , et qu'on opère comme on vient de le dire^ on aura un très- beau lilas.

En ajoutant de l'alun dans les procédés ci-dessus, on obtient des couleurs beaucoup plus développées.

Les essais suivans ont aussi très-bien réussi :

1^ La décoction de Gampêche avec le nitrate d'étain donne une jolie couleur jouant le lilas ;

a" La décoction de Gampêche avec le sulfate d'étaîn produit un très-beau lilas;

90 LES SEGBET8 MODERHES

5^ La décoction de Campéche avec de Talun donne une couleur violette jouant le bleu;

4"" La décoction de Campéche avec l*acétate d*alumioe produit un violet clair jouant le bleu.

Il ne faut pas oublier que la décoction de Campéche doit être faite comme nous l'avons indiqué cidevant.

Co,u(cur Mas-rouge, — Pour produire à peu de frais de très^belles couleurs de cette espèce 9 il faut faire dissoudre dans un demi-litre d'eau 2 onces de lac-lak en poudre, et épaissir la couleur avec de la gomme. Plus on ajoutera de gomme, et plus la cou* leur deviendra claire. Pour la rendre plus foncée, on mettra une plus grande quantité de iac-iah ou de iaC'dye.

l)ô la couleur olive. — ^ En général, pour obtenir cette couleur, il faut mêler du nitrate de fer ( mordant n<^ a) au jaune préparé avec Talun. M. de Kurrer obtient la plus belle nuance olive pour les couleurs d*application sur la soie , par le mélange suivant :

On épaissit un litre de décoction de graines de Perse avec 1 once 6 gros de gomme adragante. Pen*dant que le mélange est encore chaud, on ajoute demi-once de sulfate de fer [couperose verte) ; on laisse refroidir entièrement la couleur. On ajoute ensuite a gros de dissolution de nitrate de fer (mordant n° 2 ). Ce procédé donne une couleur olive nourrie et foncée.

En ajoutant une, deux, trois ou quatre jparlies de gomme adragante de plus, on obtient toutes les uuances jusqu'à la plus claire.

DES ARTS BT MéTlEBS. Ql

On obtient aussi des nuances olive à volonté , en ajoutant à la composition, déjà préparée pour le {aune 9 plus ou moins de nit];ate de fer (mordant n" 2 ).

Du gris. — On obtieiH facilement toutes les nuances de gris ordinaire 9 en mêlant en différentes pro portions la décoction de noix de galle par Teau pure , avec celle des tranches de citron et du bois de Campèohe» ou bien en ajoutant à une seule d'entre elles une dissolution de fer, soit par Tacide citrique ou par Tacide acétique 9 ou par Tacide nitrique , et en différentes proportions. De cette manière , on a les gris de toutes nuances.

Observations générâtes,

I** Il est important , dans Timpression des étpffes de soie , de n'employer que des couleurs très-propres. Pour cela il est nécessaire 9 avant de s*en servir 9 de les passer à travers une étamine de laine , en les exprimant par l'action d'une presse. Par ce moyen, toutes les impuretés qui peuvent résulter de l'épaississement des couleurs disparaissent f eX les couleurs sont plus vives et plus brillantes.

a** La gomme adragante est celle qui convient le mieux pour épaissir les couleurs dans lesquelles il entre de l'étain ou une base métallique dissoute par un acide libre. La gomme arabique convient parfaitement pour les couleurs qui contiennent l'alumine dissoute par l'acide sulfurique ou par l'acide acétique.

5^ Il est bon de remarquer que la beauté des cou-

9^ LES SEÇ&ETS MODEftVES

leurs, dont on a donné les procédés , dépend beaucoup de la nature de l'étoffe de soie sur laquelle elles sont appliquées. Le velours occupe la première place: c'est sur cette étoffe que les couleurs paraissent le plus brillantes. Après le velours, viennent la levantine et le tricot ; le taffetas uni et sec occupe le dernier rang. La réflexion de la lumière est la cause de ces différences.

Traitement des étoffes de soie après {'impression.

Après qu'on a imprimé une couleur à l'aide d'une planche, de la môme manière que l'on fait pour les étoffes de coton « il faut laisser sécher parfaitement cette couleur dans une chambre suffisamment chaude, avant d'y en placer une seconde, afin que cette nouvelle couleur, que l'on appliquera sur la première, ne se mêle pas avec elle. £n suivant cette marche , lorsque toutes les couleurs nécessaires pour le complément d'un dessin sont appliquées sur Tétoffe, on la laisse suspendue dans le séchoir, où l'on entretient une chaleur convenable, si cela est nécessaire, afin que la couleur puisse s'unir entièrement au tissu. On passe ensuite cette étoffe à la vapeur.

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