‹ Secrets modernes des arts et métiers, ouvrage comprenant les découvertes les plus récentes dans (volume 3)Chapitre 12 sur 54 · DES ▲&T8 ET MÉTIERS. Q · texte numérisé non relu

DES ▲&T8 ET MÉTIERS. Q

telle 9 qu'une livre de farine en provenant, équivaut pour Tusage à 8 livres de gomme du Sénégal > ou 9 ou 10 livres de gomme arabique.

On fait sécher la cosse , ensuite on la bat pour avoir la graine , qu*il faut peler , ce qui se fait en la plongeant pendant 6 heures dans l'acide sulfurique ; alors le seul frottement la débarrasse de sa peau ; ensuite on la fait bien sécher et on la moud ou on la pile. La poudre qui en résulte s'emploie comme Tem* pois, la gomme 9 ou toute autre matière muciiagineuse dont on fait usage pour la peinture ou teinture de tissus de fil, coton, laine ou soie. Les mordans ordinaires agissent sur la poudre de caroubier, comme sur tout autre mucilage.

Su6Umé corrosif ( Oento-chlorure de mercure ) .

Ce sel est aujourd'hui très-employé dans beaucoup d*arts , principalement dans la composition des mor« dans pour les toiles peintes, etc. , etc. On en prépare d'immenses quantités.

On commence par se procurer du sulfate de meroutjB : pour cela , on met dans une chaudière de fonte, S parties de mercure et 6 d'acide sulfurique ; on fait chauffer, mais modérément : une portion de l'acide se décompose pour fournir à l'oxidation du métal, et l'autre se combine à l'oxide à mesure qu'il se forme. Le sulfate mercuriel qui en résulte se présente sous

forme d'une masse blanche, dont la quantité va toujours en augmentant, et finit par faire un magma très-épais. Il se dégage en même temps du gaz acide sulfureux en si grande quantité, que, si l'on opère

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dans un laboratoire un peu clos 5 on est obligé , pour s^en garantir 5 d'adapter à la chaudière un couvercle eu tôle, muni d'une douille; et au moyen d'un tube à double courbure, on fait arriver le gaz sulfureux au fond d'un vase rempli de craie cassée en grugeons et légèrement humectée. On lute les jointures et la douille du couvercle , et tout le gaz est entièrement absorbé par la craie.

Comme il s'agit d*obtenir du denlo-chlorure , il faut que le mercure soit converti en dento-sulfate et non en proto-sulfate; ainsi, on devra continuer de chauffer, tant qu'il se dégagera du gaz sulfureux. 11 se forme d'abord du proto- sulfate, et celui-ci se change ensuite en dento-sulfate, toujours aux dépens de l'acide sulfurique , dont il est quelquefois nécessaire, par ce motif, de forcer la proportion. On peut s'assurer de l'état du sulfate en en délayant quelques parcelles avec de l'eau de potasse, qui donne une couleur noire avec le proto-sulfate , et jaunâtre avec le dento. Les nuances intermédiaires indiquent le mélange des deux.

Lorsque le sulfate est convenablement préparé, on ajoute 5 parties de sel marin pulvérisé, et une partie de péroxide de manganèse également en poudre ; on mélange le tout avec une forte spatule de fer, et on laisse en contact pendant deux ou trois jours, afin de faciliter la réaction de tous ces corps. Au bout de ce temps, on rallume un peu de feu sous la chaudière, et Ton fait dessécher à une chaleur très-douce; il faut avoir grand soin , surtout vers la fin de la dessiccation , de se garantir des vapeurs qui se dégagent.

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Cette seconde mauîpalation une fois dchevée, on introduit le mélange par portions égales dans des niatras de verre vert , à fond plat; on les dispose ensuite tous sur un même bain de sable ^ et on les garnit de manière à ne laisser sortir du sable qu'une portion du col. Ces sortes de fourneaux forment ordinairement un carré long ; ils contiennent jusqu'à cent matras ; le bain de ^able est chauffé par un grand nombre de foyers disposés symétriquement sur un des grands oôtés; ils ont peu d'ouverture, et contiennent une grille dont les barbes n'ont pas plus d*un pied de long ; on y brûle du bois de longueur fendu en petits éclats 5 en sorte qu'il ne porte que par son extrémité sur la grille. Si les localités ne permettaient pas de construire ces fourneaux sous un hangar très» aéré 9 on devrait au moins les établir sous des hottes de cheminées d'un bon tirage.

Le point le plus difficile de cette opération est, sans contredit, la manière de régler le feu: il faut, pour y réussir 9 une très-grande habitude. Le plus essentiel est de le graduer très-progressivement. On chauffe d'abord doucemeni , pour laisser dissiper un restant d'humidité , puis on renverse sur le goulot de chaque matras , un petit pot de faïence de forme conique : cette espèce d'obturateur arrête une portion des vapeurs qui tendent à se répandre au-dehors. Lorsqu'on s'aperçoit que les vapeurs, malgré cet obstacle, se dissipent, c'est un signe certain que la chaleur est trop forte et qu'il faut la ralentir; on dégarnit alors le dessus des matras de leur sable, afm de les refroidir. Quand tout le dento-chlorure de mercure est sublimé , 11 faut un dernier cou|^ de C^xx

pour lui faire subir un commencement de fusion 5 afin de donner plus de consistance et de densité au pain ; autrement il resterait neigeux, et ne pourrait se détacher que par parcelles\

Quelque temps après que l'opération est terminée, on recouvre les matras de sable, et on laisse refroidir lentement, pour éviter que les pains de sublimé, trop promptement saisis par le froid, ne s*éclatent de toutes parts. Enfin, quand le tout est refroidi, on brise le matras vers la partie moyenne et aveo le moindre choc possible, puis Ton détache peu à peu les morceaux de verre ^ jusqu'à ce qu*on puisse dégager le pain entier. Tous les menus sont mis à part pour rentrer dans une nouvelle sublimation.

IMPRESSIONS ET PEXNTU&B.

Emploi du sous'chromate de piomh rouge d'éear^ iate, pour ta peinture et pour {'impression sur calicot.

M. Dulong a fait voir. Annales de chlnaie 181a, que, lorsque Ton fait bouillir du carbonate de plomb avec une dissolution de chromate de potasse en excès, il se forme un sous>chromate rouge de plomb , contenant deux fois autant d'oxide de plomb que le chromate neutre« Dix ans après, M. Grouvelle annonça, dans le même journal, Texistence d'un souschromate de plomb rouge, et communiqua plusieurs méthodes pour le préparer, tans cependant mentjonoer la découverte de M. Dulong. La méthode de

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